Le "gros bon sens" doit primer sur les "effluves irrationnelles"

Immigration et pénurie de main d'oeuvre

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Tribune libre

Par les temps qui courent, le Québec, selon les experts en la matière, vit une pénurie de main d’œuvre inquiétante, et, comme solution, l’immigration est envisagée. Si on s’en tient exclusivement à l’aspect économique du problème, on ne peut qu’être en accord avec une telle alternative.


Toutefois, il m’apparaît que d’autres facteurs que l’économie doivent être envisagés si on ne veut pas que la solution pose des problèmes par ailleurs, notamment sur le plan de l’intégration des immigrants à la société d’accueil qu’est le Québec.


À ce sujet, les divers partis politiques du Québec y vont de leurs propositions qui, à quelques exceptions près, semblent favoriser une augmentation des immigrants, ce qui, à mes yeux, représente une arme à deux tranchants en ce sens que le marché de l’emploi risque d’être saturé et soit soumis à une vague de chômeurs immigrants.


En conséquence, il m’apparaît prudent de contingenter le nombre d’immigrants à son niveau actuel, soit environ 50 000 par année, et de former des futurs travailleurs qui adhèrent aux us et coutumes du Québec, notamment le français comme langue officielle, de façon à répondre "adéquatement" à la pénurie de main d’œuvre.


En termes clairs, la pénurie de main d’œuvre ne doit pas devenir l’occasion d’ouvrir ad nauseam les clapets de l’immigration, une démarche qui risque d’aboutir à un effet boomerang, à savoir que le marché de l’emploi se retrouve avec des immigrants sur l’assistance sociale…Bref, dans ce secteur comme dans tout autre, le « gros bon sens » doit primer sur les « effluves irrationnelles ».  



Henri Marineau, Québec  


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Henri Marineau1130 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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