Faut-il créer un nouveau parti indépendantiste avec Pierre Karl Péladeau

L'objectif premier étant l'accession rapide à l'indépendance

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Tribune libre

À mon humble avis, M. Pierre Karl Péladeau aurait tout intérêt à songer à fonder son propre parti indépendantiste, axé sur l'accès rapide à l'indépendance. J'en propose le nom: le Parti Indépendance Maintenant.

Ce parti aurait pour objectif premier l'accession à l'indépendance dans un délai de 3 ans, ou 1 000 jours. Le compte à rebours commencerait officiellement le soir de la victoire aux élections. Plus que 999 jours avant...

Ce serait une excellente façon de se défaire du poids mort des partisans mous qui font tout pour repousser l'indépendance dans un avenir indéterminé, en l'an 2025, 2050, voire 3000, une échéance que les proscrastinateurs par nature se plaisent à reporter aussi loin que possible.

De cette façon, il n'y aurait même pas besoin de perdre du temps dans une course futile à la direction, se débarrassant par le fait même des prétendants tièdes à l'indépendance, ou de ceux qui cherchent à associer l'idée de l'indépendance à un type de société sans rapport réel avec l'idée elle-même (comme les idéologies révolues des élécubrateurs social-démocrates, marxistes-léninistes, communistes, et autres utopistes nébuleux déconnectés du fonctionnement psychologique véritable des sociétés humaines). M. Péladeau n'aurait pas à mettre de l'eau dans son vin pour accommoder tous ceux qui ne veulent pas démordre de leurs idées inculquées et jamais remises en question (le propre des endoctrinés aveugles).

M. Péladeau pourrait ainsi combattre ouvertement des idées contestées par plusieurs, tel que l'État-providence créateur d'une mentalité de dépendance psychologique et de déresponsabilisation, ou la méga-bureaucratie pyramidale qui étouffe tout appareil gouvernemental avec sa propension naturelle à l'enflure.

M. Péladeau pourrait se débarrasser également de tous ceux qui ne visent qu'un simple parti de gouvernance tranquille et ankylosée, de tous ces bureaucrates encroûtés qui "font du temps", ne rêvant que de leur future grasse pension ou de postes honorifiques à l'étranger comme une carotte faisant avancer l'âne.

Un autre avantage à fonder un nouveau parti sera que connaissant son savoir-faire en affaires et sa détermination à ne pas s'en laisser imposer par personne, le public aura la certitude qu'il saura guider la population vers la prospérité et la richesse comme il l'a fait avec ses propres entreprises, en usant de la même main de fer et en ne cédant ni aux groupes de pression ni aux lobbys, les anti-tout patentés qui freinent tout projet d'envergure visant à faire avancer les choses et à créer de la richesse.

En passant, ceux qui prétendent qu'il devrait vendre tous ses intérêts le font uniquement dans le but hypocrite de le déposséder de ses richesses et sont mus par l'envie, en misant sur le fait hypothétique qu'il renoncera à troquer sa fortune contre l'accès au pouvoir.

Un des avantages à se libérer du cadre du Parti Québécois serait de mettre sur pied un parti libéré de l'emprise souterraine des syndicats, dont les commissions d'enquête et les révélations journalistiques ont remis en question la pertinence et les façons de faire, comme en font état de nombreux observateurs de la chose publique. L'idée de l'indépendance doit demeurer libre de toute attache, de toute soumission à une organisation qui tenterait d'en influencer la direction au profit de ses propres intérêts cachés.

On lit partout que le PQ tire de la patte et perd des plumes. Plutôt que de traîner le moribond comme un boulet au pied, avec toutes ses orientations désuètes et ses aspirants au trône louvoyeurs prêts à toutes les compromissions (comme celle de renier la Charte des valeurs), M. Péladeau pourra donner un nouvel élan au mouvement indépendantiste en s'entourant uniquement de collaborateurs qui partagent les mêmes solides convictions que lui-même, et qui tous ensemble seront beaucoup mieux équipés pour convaincre la population d'opter pour des jours meilleurs, en les guidant vers la réalisation de leur destin profond, celui d'une nation qui aura bien mérité la reconnaissance d'un pays enfin libéré.

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Réjean Labrie515 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique. L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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10 commentaires

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    30 novembre 2014

    D'accord, M. Paiement: "Attendons plutôt de voir si PKP sera candidat (c'est fait) à la direction du PQ. Si oui et s’il est élu chef (ce sera fait), tout redevient possible : la lutte pour l’indépendance pourra reprendre de plus belle ! (voyons son investiture)
    MOINS d'accord pour le nom suivant : NOUVEAU PARTI QUÉBÉCOIS !
    Y'a qu'à voir la hargne soulevée contre Mario Beaulieu lors de son salut d'élection à un NOUVEAU départ: les égo frustrés des anciens combattants ont poussé à la rébellion. Ne peut plus compter que sur ses propres électeurs. Du seul nom de NOUVEAU, on exclut le VIEUX.
    Comme vous dites, n'y changeons rien pour le "règne" Péladeau. Surtout qu'aujourd'hui, l'aspirant risque de préciser ses vues sur l'éventuelle richesse d'un Québec libéré d'un gouvernement. Voilà où les Québécois ont les yeux fixés. Tout comme l'enseignait Aussant, PKP peut former une équipe économique capable de recruter des nouveaux indépendantistes. Les tièdes le sont parce qu'incapables de voir un Québec prospère dans le discours péquiste. Ils ne le sont pas pour la "pipolisation" du chef, comme le veut RBG dans son NOUVEAU Pierre-Karl Péladeau: "Mais il est un autre aspect de son passé récent qui nous touche particulièrement. A St-Jérôme, quand il a annoncé sa candidature pour le PQ pour les élections du 7 avril, il venait de vivre un moment difficile dans sa vie de couple. Il a dit que Julie Snyder approuvait son engagement politique et que c’était fondamental pour lui. Ils sont à nouveau ensemble, il ont suivi une thérapie et il a remercié leurs avocates qui ont su bien les guider. Qu’un homme de son envergure ait eu l’humilité de consulter une psychologue montre son amour de Julie et son humanité."...

  • Normand Paiement Répondre

    26 novembre 2014

    Monsieur Labrie,
    L'idée de créer un nouveau parti indépendantiste n'est pas nouvelle. Mais elle me semble encore et toujours prématurée, pour ne pas dire, compte tenu de son caractère purement hypothétique, de peu d'utilité dans les circonstances actuelles.
    Attendons plutôt de voir si PKP sera candidat à la direction du PQ. Si oui et s'il est élu chef, tout redevient possible: la lutte pour l'indépendance pourra reprendre de plus belle!
    Avec PKP à la tête du PQ, la réalité pourrait ressembler à ceci: une motivation nouvelle s'emparera alors de l'ensemble des militants indépendantistes, tous horizons confondus. Je ne doute pas un instant que cet homme d'affaires averti saura s'entourer des meilleurs éléments disponibles, sans compter que des tas de gens compétents et pleins de bonne volonté voudront spontanément apporter leur appui au seul personnage politique susceptible, dans un avenir rapproché, de faire du Québec un pays riche et prospère.
    Il s'ensuivra un effet "boule de neige" qui ne pourra que déteindre sur l'organisation du parti et sur l'ensemble de la population québécoise. Un nouvel espoir va poindre à l'horizon à l'heure même où les libéraux s'efforcent de détruire ce qui reste de notre "société distincte" en plus de brader nos richesses naturelles pour le plus grand bénéfice de leurs "petits amis".
    Je fais par ailleurs le pari suivant: ceux et celles qui refuseront de s'allier à PKP vont s'éclipser d'eux-mêmes. Ou alors il leur montrera poliment mais fermement la porte de sortie. Un indispensable "nettoyage" est donc à prévoir au sein même du PQ, qui en ressortira dès lors plus fort, plus uni et plus motivé que jamais.
    D'ailleurs, ma décision est prise: dès que PKP annonce qu'il se porte candidat à la direction du Parti québécois, je redeviens membre du PQ... après avoir abandonné voilà 40 ans ce parti qui pourrait très vite être de nouveau le navire amiral de l'indépendance! C'est facile et ça ne coûte pas cher! Je vous invite, vous et tous les vigiliens, à en faire autant en cliquant sur le lien suivant: https://membre.pq.org/index.php.
    D'ici là, il suffit de regarder PKP aller et de lui manifester votre soutien en compagnie des milliers de personnes qui scrutent quotidiennement ses moindres faits et gestes sur sa page Facebook, laquelle témoigne de l'enthousiasme grandissant qu'il suscite sur son passage: https://www.facebook.com/pierre.karl.peladeau.stjerome.
    Et si, malgré nos efforts, PKP ne devient pas PM du Québec dans quatre ans et ne met pas alors résolument le cap sur l'indépendance, il sera toujours temps de songer à créer un nouveau parti indépendantiste sur les ruines de ce qui resterait inévitablement du PQ, mais PAS AVANT!
    Et si vous tenez absolument à ce qu'un nouveau parti voie le jour sous peu et qu'il ait la moindre chance de nous libérer des libéraux en 2018, je vous propose de lui donner le nom suivant: NOUVEAU PARTI QUÉBÉCOIS!
    À mon humble avis, tel est le nom que devrait se donner le PQ actuel après l'élection de PKP à sa tête, histoire de montrer à tous ses détracteurs que le nouveau chef a bien l'intention de rompre avec les tergiversations et autres mauvaises habitudes de ses prédécesseurs.
    Finies les spéculations hasardeuses qui n'aboutissent à aucun résultat! L'heure est à l'action concrète en vue d'atteindre enfin notre objectif: ce pays que nous désirons tous ardemment!
    Cordialement,
    Normand Paiement

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    25 novembre 2014

    Justement, question de poigne, PKP devra s’adjoindre les meilleurs éléments de tous les partis indépendantistes pour construire un programme de coalition des forces, qui ne portera pas l’odieux d’un nouveau parti. Il doit confronter le mur qu’on dresse autour de son statut. Pour compléter sa formation de parlementaire, il doit se tenir à l’affût des experts déjà aguerris dans divers combats vers l’indépendance. En particulier le domaine de la géopolitique, crucial dans la préservation du territoire, actuellement mis en danger par les émissaires d'Ottawa.

  • Jean Gilles Répondre

    25 novembre 2014

    Comment changer la dynamique dans la région de Québec?

  • Archives de Vigile Répondre

    25 novembre 2014

    Tout à fait d'accord avec M. Ricard concernant M. Aussant!
    Il faut absolument que ce dernier soit là pour la prochaine élection.
    Aussi il faudra trouver comment affronter la fraude électorale. C'est un réel problème et il ne faut pas attendre quatre ans pour songer comment contrer le vol d'élection!

  • Bélair Normand Répondre

    24 novembre 2014

    Ce n'est pas un parti dont on a besoin; mais bien un chef, un vrai!

  • Archives de Vigile Répondre

    24 novembre 2014

    Non merci . Pourquoi penser vous que tout le monde (adversaire) ont si peur de lui (PKP) c' est définitivement l'homme de la situation.Ayez confiance il va y avoir un grand nettoyage du printemps quand il va devenir chef du PQ. Mais d'après moi ont perd beaucoup de temps a attendre le jour de l'élection du chef. M. Couillard à le temps de démolir le Québec avant que l'ont puisse en empêcher .
    NON MERCI PAS UN AUTRE PARTIS SOUVERAINISTE .

  • Archives de Vigile Répondre

    24 novembre 2014

    Rien ne l'empêche de briguer la chefferie du PQ avec un tel programme. Si les militants lui disent NON, l'Option Nationale ne sera que trop heureux de l'accueillir.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 novembre 2014

    Il serait préférable de regrouper les forces je crois.
    PQ QS ET OP

  • François Ricard Répondre

    24 novembre 2014

    Idée ridicule s'il en est.
    Déjà que tous les fédéralistes font la gorge chaude vis-à-vis le nombre de partis prônant l'indépendance.
    Si PKP a la poigne que l'on lui prête, il saura revamper le PQ pour en faire une machine redoutable. Surtout s'il réussit à s'ajoindre J-M Aussant pour l'aider dans cette entreprise.