Où s’en va le « navire-amiral » du Parti québécois?

Du sang neuf au PQ

L'énigmatique Aussant

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Tribune libre


Les décisions en bloc d’Alexandre Cloutier, Agnès Maltais et Nicole Léger de ne pas se représenter au scrutin du 1er octobre 2018 dans leur circonscription respective, et l’annonce de la candidature de Nathalie Leclerc, la fille de Félix Leclerc, comme représentante du Parti québécois (PQ) dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré sont des signes manifestes qu’une arrivée de sang neuf apparaît clairement dans le paysage péquiste.


À cet effet, il est fort à parier que le chef du PQ, Jean-François Lisée, profitera de cette conjoncture pour marteler à qui veut l’entendre que son parti incarne encore aujourd’hui un attrait significatif eu égard à son option fondamentale, à savoir l’accession du Québec à son statut de pays.


Toutefois, dans les faits, quoique les trois démissionnaires aient évoqué « que le cœur y était moins » pour continuer leur carrière politique, force est de constater que les astres, principalement depuis le dernier sondage, ne semblent pas s’aligner en faveur du parti, ce dernier se classant troisième auprès des répondants, sans oublier que leur chef obtient le même rang à titre de futur premier ministre. Une situation qui, avouons-le, n’est pas de nature à inciter un député « essoufflé » à poursuivre le « marathon »…


Quoi qu’il en soit, Jean-François Lisée dispose de quelque huit mois pour parcourir le « chemin des victoires » annoncé lors de son investiture à la direction du PQ… Un défi pour le moins hardi, voire herculéen!

L’énigmatique Aussant


Ce n’est pas d’hier que Jean-Martin Aussant fait partie des cartons importants du Parti québécois (PQ). Sporadiquement, il est devenu monnaie courante de voir poindre le nom de l’ex-chef fondateur d’Option nationale (ON) dans les médias.


Aujourd’hui, les départs précipités des trois têtes d’affiche du PQ, sans compter ceux qui réfléchissent sur leur avenir en politique, ouvrent toutes grandes les portes du PQ à celui qui est encore considéré par plusieurs souverainistes, particulièrement les jeunes qu’il a su rallier lors de son court passage à la tête d’ON, représentent une occasion rêvée pour Jean-Martin Aussant de « rentrer dans les rangs » souverainistes.  


Toutefois, selon sa bonne vieille habitude, M. Aussant semble avoir développé l’art de se faire attendre. Or, dans la conjoncture actuelle d’un scrutin général le 1er octobre, il devra prendre rapidement une décision sur son éventuel retour en politique s’il ne veut pas rater le train. Pour l’instant l’énigmatique Aussant continue d’alimenter les rumeurs…Une histoire à suivre!



Henri Marineau

Québec 


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Henri Marineau1075 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




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6 commentaires

  • Yves Corbeil Répondre

    22 janvier 2018

    Pour ceux qui ne sont pas encore arrêter sur la transition QS. Éloquent d'élégance à partir de 4min30. Un future co-premier.



    http://danslesmedias.telequebec.tv/emissions/100478737/gabriel-nadeau-dubois/36630/le-co-porte-parole-de-quebec-solidaire-gabriel-nadeau-dubois



  • François Ricard Répondre

    21 janvier 2018

    Pour ma part, j’ai toujours été surpris de constater que les hommes « de droite » n’ont en général aucune culture de gauche, et que les hommes « de gauche » n’ont en général aucune culture de droite.
    La droite a abandonné la nation pour ne pas déplaire aux multinationales, la gauche a abandonné le peuple en se ralliant à la société de marché. Leurs approches ne diffèrent que par les mots employés pour se définir. Sur le fond, elles n’accusent aucune différence.
    Aujourd’hui le vrai clivage réside en la mondialisation financière. Il y a d’un côté ceux qui profitent de la mondialisation, qu’ils soient de droite ou de gauche, et de l’autre ceux qui en sont les victimes, qu’ils soient eux aussi de droite ou de gauche. Pourtant bien des personnes sont incapables d’évacuer la facticité gauche/droite qui donne lieu à une guerre de chapelle stérile.

  • Yves Corbeil Répondre

    20 janvier 2018

    En support à la chronique de MONSIEUR Roméo Bouchard dans le Devoir d'aujourd'hui que vous publiez ici sur Vigile Québec.



    Le constat de MONSIEUR Roméo Bouchard


    J'ai l'impression que nous sommes emportés, malgré nous, dans un train fou. Que tout est en péril...


    - Le Québec, notre pays, la planète, notre maison commune: tout nous échappe;

    - La démocratie se réduit au droit de vote au quatre ans;

    - Nos représentants politiques sont désormais totalement asservis au pouvoir économique et financier;

    - Le discours des dirigeants sur l'austérité a si bien fait son chemin dans la tête des citoyens que plus rien ne 

       peut lui résister;

    - Les banques privées contrôlent les finances publiques;

    - La course au pétrole n'a jamais été aussi effrénée;

    - Nous sommes attaqués sur tous les fronts à la fois, individuellement, collectivement, localement, 

       mondialement;

    - Tout se dégrade devant nos yeux: L'état, le système de santé, l'éducation, le français, les régions éloignées, 

       les pays en développement, l'eau, l'environnement, le climat, la solidarité sociale, la planète entière;

    - Les conflits pourrissent en Palestine, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Érythrée;

    - Nous assistons à une fin de régime, de civilisation, de cycle planétaire.


      Tout est en péril...sauf le pouvoir des riches qui tirent les ficelles, ramassent les dividendes et semblent bien déterminés à siphonner le sang de cette planète jusqu'à la dernière goutte. Pour eux, tout se déroule comme prévu:


    - Les gouvernements et les citoyens endettés sont à la merci des banques et des agences de crédit qui 

      contrôlent les cordons de la bourse et empochent les intérêts;

    - Les déficits gouvernementaux justifient les hausses de tarifs et le recours au privé dans les services 

      publics;

    - L'écart de richesses se creuse d'année en année au profit des plus riches;

    - 42% des québécois gagnent moins de $25 000 par année, soit à peine plus que le seuil de pauvreté;

    - Les impôts et les taxes ne cessent d'augmenter pour le monde ordinaire et de diminuer pour les riches et les 

      compagnies;

    - Le pouvoir d'achat des travailleurs augmente moins vite que les gains de productivité;

    - La classe moyenne accepte de travailler toujours plus pour augmenter son pouvoir d'achat;

    - Les consommateurs sont prêts à tous les compromis pour ne pas perdre leur emploi et leur niveau de vie;

    - Le chômage et la précarité des emplois permettent de maintenir les salaires au plus bas;

    - Les syndicats n'ont plus la cote et les grèves sont critiquées;

    - Le mythe de la création de la richesse a remplacé l'idéal de la redistribution de la richesse;

    - Le dogme de la croissance illimitée fait oublié que les ressources de la planète sont limitées;

    - Les banques et les fonds spéculatifs font des profits faramineux;

    - Les baisses d'impôts aux entreprises servent de prétextes pour stimuler l'économie;

    - L'évasion fiscale est tolérée comme une stratégie fiscale légitime pour les créateurs de richesse;

    - La corruption dans l'octroi des contrats fait partie du développement normal des affaires;

    - Les partis politiques, les experts et les grands médias privés se donnent la main pour légitimer la réduction 

      des dépenses publiques et la privatisation de nos biens collectifs;

    - Les services de polices et de renseignements ont le feu vert pour discréditer et réprimer les opposants au 

      nom de l'ordre et de la démocratie légitime;

    - L'économie mondialisée et l'immigration abolissent les frontières et effacent l'identité des peuples;

    - La croissance toujours insuffisante de l'économie aux yeux des riches oblige à repousser toujours plus loin 

      les préoccupations qui concernent l'environnement et la biodiversité, le réchauffement climatique et 

      l'épuisement des ressources naturelles;

    - La mobilité croissante justifie la course effrénée au pétrole.


      En un mot, les riches ont le champs libre et le contrôle absolu; loups parfois déguisés en moutons, ils profitent de la crise des finances publiques pendant que le monde ordinaire, réduit à une sorte d'esclavage par le travail et l'endettement, en paie les frais.




      Si vous pensez que le constat de MONSIEUR Roméo Bouchard  https://fr.wikipedia.org/wiki/Rom%C3%A9o_Bouchard


    Bien vous pouvez vous procurez son dernier ouvrage: Survivre à l'offensive des riches, les Éditions Écosociété, 2016.


    Chaque bibliothèque municipale devrait en posséder une copie sur ces tablettes, sinon elle se feront un plaisir de l'acheter si vous en faites la demande pour à peine $15.

     



    Faut s'organiser car ils nous ont vraiment mais vraiment désorganisés et des gens de coeur et d'esprit disparaissent tranquillement, ce qui a pour effet de nous affaiblir encore plus.


  • Yves Corbeil Répondre

    20 janvier 2018

    Et si après cette élection (qui sera très difficile pour le navire amiral des VRAIS, ES indépendantistes) quelqu'un reprennait le flambeau sous le Parti QuébecQuoi. Des partis ce sont hara kiriser pour créer le navire amiral maintenant qu'il a perdu son sextant qui devait nous permettre de faire le pays, bien il est temps de passer le témoin au suivant. Les structures sont en place suffit d'avoir les personnes pour continuer le voyage vers la terre promise. Plein d'écrit sur différents scénarios, possibilités légales et autres, il est temps de passer à l'action en cessant de seulement verbaliser nos possibilités mais en les mettants en place avec LE parti des indépendantistes.


  • Christian Rivard Répondre

    20 janvier 2018

    Avec les départs des derniers jours, croyez-vous que Jean-François Lisée a enfin les mains libres pour modeler le PQ comme il le veut ?


  • François Ricard Répondre

    20 janvier 2018

    Ce weekend, le NPD-Québec se choisit un chef. Ce parti a déjà déclaré son intention de présenter des candidats en 2018. Sa part de l'électorat proviendra nécessairement du grand tout existant. Il enlèvera donc des voix aux partis en place.


    Est-il alors possible que QS perde des appuis? L'affaiblissement de QS ne pourrait-il être bénéfique au PQ?


    Et puis le PQ-Lisée a déjà indiquer son intention de revoir le nombre et les exigences en immigration. De même a-t-il déclaré être en faveur des familles. cesont des sujets fort pregnants. Possiblement une politique claire en ces domaines peuvent avoir un impact considérable.