De « maîtres chez nous » à « de trop chez nous »

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« Il ne s’agit plus d’améliorer la loi 101 à coup de modifications techniques. Il s’agit d’assurer la survie et la pleine émancipation de notre peuple. »


Les consultations sur le projet de loi 96 auront confirmé ce que les observateurs attentifs de notre situation linguistique savaient déjà : la proposition gouvernementale ne parviendra pas à renverser la tendance à l’anglicisation. 


De Guy Rocher à Frédéric Lacroix, les meilleurs experts ont expliqué au gouvernement qu’il manquait d’audace.


Si la tendance se maintient, les Québécois sont condamnés à devenir minoritaires chez eux et seront traités comme un peuple de trop, résiduel, que les grands vents de la démographie nouvelle balaieront définitivement de la scène de l’histoire. 


Racisme ?


L’aversion à l’endroit du peuple québécois ne se cache plus.


Ainsi, depuis hier circule sur les réseaux sociaux la vidéo d’un discours de Gregory Kelley, un député du West Island, qui remonte au 12 juin dernier. 


Il y fait un amalgame grossier, et pour tout dire, minable, entre la loi 21, le projet de loi 96 et la mort de Joyce Echaquan. 


Comment ne pas voir dans ce discours délirant une volonté malveillante de salir notre peuple, de le traîner dans la boue, de l’humilier ? 


François Legault a eu raison de dénoncer vivement ce discours.









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Quand les libéraux cherchent à instrumentaliser le décès tragique et révoltant de Joyce Echaquan pour enfoncer dans la gorge des Québécois la théorie du racisme systémique, ils font la même chose. Il s’agit de la démagogie primaire d’un parti qui dit vouloir se rapprocher des francophones, mais qui se comporte à leur endroit comme le père et le fils de la famille Trudeau réunis. 


De même, le candidat à la mairie de Montréal Balarama Holness, que l’on pourrait présenter comme le fils spirituel de Howard Galganov, assume pleinement son rejet du Québec en voulant faire de Montréal une cité-État bilingue. 


Ce partitionnisme ethnique décomplexé relève d’une forme de suprémacisme anti-québécois qui se maquille dans le langage de la diversité. L’esprit rhodésien autrefois combattu par René Lévesque emprunte le visage du multiculturalisme militant.


On voit ici à quel point certains leaders prétendant parler au nom des « minorités » se comportent en fait comme les représentants agressifs et néocoloniaux de la majorité anglo-canadienne au Québec. 


Une offensive idéologique particulièrement virulente se mène contre le peuple québécois, contre son droit de se voir comme une nation, en fait, contre le rôle de la majorité historique francophone dans sa définition, contre ses ancrages les plus profonds. Il faudrait cesser de faire semblant de rien.


En 60 ans, nous sommes passés de Maîtres chez nous à De trop chez nous.


Legault


François Legault devrait prendre conscience de la gravité de la situation. Il ne s’agit plus d’améliorer la loi 101 à coup de modifications techniques. Il s’agit d’assurer la survie et la pleine émancipation de notre peuple. 


Au fond de lui-même, il le sait. 


Il n’a pas le droit de se contenter de mesurettes insignifiantes alors que nous sommes au seuil de perdre une fois pour toutes la maîtrise de notre destin.












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