Austérité, M Couillard?

La "structurite" aigüe

Tribune libre

Depuis des mois, les Québécois sont bombardés par le gouvernement Couillard d’une salve de mesures d’austérité marquées par la perspective du sacrosaint équilibre budgétaire. Toutefois, alors que ce gouvernement a décrété un gel d’embauche dans la fonction publique, nous apprenons qu’un nouveau poste a été créé au ministère du Tourisme afin de réaffecter l'ex-responsable des communications du gouvernement Charest, Marie Claire Ouellet, qui gagnera 190 840 $ annuellement.

Et, pour se sortir de cet imbroglio plutôt gênant, le porte-parole du ministère du Tourisme, Denis Simard, allègue que ce nouveau poste n’est pas « additionnel » puisque Mme Ouellet est déjà une employée permanente faisant partie des effectifs et que « le gel d’embauche n’empêche pas les mouvements de personnel entre ministères ».

Avec une telle « logique », la porte est ouverte à la réaffectation des ti-z-amis du PLQ, une stratégie partisane scandaleuse à laquelle nous a habitués la Parti libéral depuis des décennies, et surtout qui vient entacher sérieusement la crédibilité du régime d’austérité auquel le gouvernement Couillard nous incite à participer avec autant d’acharnement depuis des mois…Pour l’austérité, on repassera, M Couillard!

La « structurite » aigüe

Que ce soit le projet de réforme du ministre de la Santé ou les intentions avouées du premier ministre de modifier la structure des commissions scolaires, voire même de les abolir, le gouvernement Couillard semble souffrir de « structurite » aigüe.

Pourtant, comme dirait Falardeau, les patients comme les élèves, « n’en ont rien à cirer » des structures. Ce qu’ils sont en droit d’obtenir, c’est un service qui répond à leurs attentes, à savoir la qualité des soins et de l’enseignement. Et rien dans les velléités structurelles de ce gouvernement ne laisse supposer qu’ils en sortiront mieux servis.

En conséquence, messieurs, cessez vos tergiversations sur les structures et plongez dans le cœur du problème. En agissant de la sorte, peut-être que les patients et les élèves en tireront la satisfaction escomptée. En attendant, votre « structurite » risque de contaminer davantage deux des fleurons du Québec, la santé et l’éducation, au détriment de leur efficacité!

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Henri Marineau1352 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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