Appel aux indépendantistes de tous les horizons

André Boisclair est de loin supérieur à Jean Charest, le menteur, et Mario Dumont, l’opportuniste démagogue

Québec 2007 - Tribune libre de Vigile

À une semaine des élections, tous les indépendantistes québécois qui
souhaitent un pays doivent comprendre que seul le Parti Québécois est en
position pour le faire naître rapidement. Si par malheur, comme le
suggèrent les derniers sondages, le vote souverainiste devait s’éparpiller,
les fédéralistes libéraux et adéquistes pourraient bien, non seulement
retarder notre marche vers la concrétisation de notre idéal, mais
l’anéantir.
Les souverainistes qui s’apprêtent à voter pour l’ADQ doivent savoir que
Mario Dumont n’a aucune intention de réaliser l’indépendance du Québec. Son
projet autonomiste est irréalisable dans le cadre du fédéralisme canadien.
Les dirigeants politiques et les citoyens du Canada refuseront
catégoriquement d’accorder un statut particulier au Québec. Penser que
Harper pourrait s’entendre avec Dumont afin que le Québec devienne un État
autonome au sein du Canada relève de la pure fiction. Le projet de Dumont
subira le même sort que les accords de Meech et de Charlottetown. Le Canada
de Trudeau est irréformable. Devant son échec, Dumont s’écrasera et
acceptera la soumission de notre peuple et la subordination de notre
Assemblée Nationale au pouvoir suprême d’Ottawa.
Quant à mes camarades souverainistes qui s’apprêtent à voter pour Québec
Solidaire, ces derniers doivent comprendre que leur choix favorisera
l’élection d’un gouvernement fédéraliste bien plus à droite que ce que
propose le Parti Québécois dont la plate-forme se situe au centre-gauche.
Bien sûr le PQ n’est pas parfait et ne répond pas à toutes les attentes de
la gauche québécoise dont je fais partie. Par contre, nul ne peut nier qu’il
est le seul parti qui, depuis 1976, a adopté des réformes progressistes
ayant permis à notre peuple d’améliorer sa qualité de vie en profitant de
plus de justice sociale et de solidarité. Les exemples les plus récents
dont Charest s’approprie le mérite le démontrent avec éloquence. Aussi, il
ne faudrait surtout pas se tromper de bataille, car l’enjeu central de la
présente campagne électorale s’avère bel et bien l’indépendance de notre
nation et la création future du pays du Québec, deux éléments essentiels
afin qu’un jour Québec Solidaire puisse prendre le pouvoir.
De plus, les souverainistes de tous les horizons doivent comprendre que
l’éparpillement des votes favoriserait la réélection de Jean Charest, le
pire Premier ministre de l’histoire du Québec. Celui dont tous les
indépendantistes veulent se débarrasser. Celui dont le taux
d’insatisfaction atteint un niveau record. Celui qui renie son serment de
Premier ministre en évoquant la partition du Québec advenant son
indépendance. Celui qui dirige selon les intérêts de ses petits amis. Celui
qui est toujours prêt à renier les intérêts supérieurs du Québec et à plier
l’échine devant les exigences du fédéral lorsque vient le temps d’obtenir
notre argent. Celui qui rêve toujours de devenir Premier ministre du
Canada. Voulons-nous vraiment que le Roi-nègre du fédéral complète son
œuvre de destruction de l’économie et du modèle social-démocrate du Québec?
Voulons-nous vraiment qu’il réussisse la mission pour laquelle il a été
envoyé d’Ottawa? La réélection de Charest renforcerait la cage dans
laquelle notre peuple est enfermé. Notre idéal de liberté en souffrirait
plus que l’on ne puisse l’imaginer. Notre rêve d’un Québec indépendant
serait relégué aux calendes grecques.
Enfin, il faut bien admettre qu’André Boisclair mène une très bonne
campagne électorale et qu’il a su démontrer qu’il possède les qualités d’un
chef d’État. Il est de loin supérieur à Jean Charest, le menteur, et Mario
Dumont, l’opportuniste démagogue. Aussi, Boisclair ne cesse de réaffirmer
son engagement à tenir un référendum le plus tôt possible après son
élection. Le temps est donc venu pour tous les indépendantistes de faire
preuve d’unité en votant pour le Parti Québécois, le seul parti pouvant
réaliser notre idéal commun, l’indépendance du Québec. Ça presse!
Éric Tremblay, avocat et fervent indépendantiste
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) --


Laissez un commentaire



6 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    21 mars 2007

    Je suis une personne de principe.
    J'avais des raisons pour ne pas appuyer Boisclair à la course à la direction du Parti. Elles sont les mêmes qu'avant et elles sont sérieuses. JE ne peux donc changer d'idée.
    Cet homme, lorsqu'il est revenu en politique active, a menti royalement aux journalistes, qui lui posaient des questions sur son passé de cocaïnomane...
    Lorsqu'on aspire à devenir premier ministre, on ne commence pas en disant que ce qu'on lui reprochait, était une ERREUR DE JEUNESSE. Il était ministre, en fonction, dûment assermenté. A-t-il trahi la confiance du Premier ministre qui l'avait nommé? A-t-il manqué à son serment d'office? A-t-il flirté avec un monde qui se fout des lois du pays? A chacun de répondre dans sa conscience.
    Celle-là ne passe pas. Et elle ne passera jamais. Trop de jeunes me parlent de ce comportement inacceptable pour que je cite en exemple André Boisclair. Libre à vous de passer l'éponge, moi, toujours par principes, je ne peux pas le faire..Et surtout qu'on ne vienne pas m'apporter l'argument que d'autres font pareils, que d'autres ont commis des choses pires que celle-là. La gravité de la faute de l'AUTRE, n'excuse pas les bêtises que chacun peut faire.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2007

    Beaucoup d'anciens ont déblatérés sur Boisclair dans les médias pourtant il est excellent. Québec solidaires sont sexistes malheureusement et si Ma tante Pauline comme disent mes enfants était encore là ils voteraient assurément pour le PQ. SEXISTE.
    Moi quand je vote le sexe ne m'influence pas alors j'ai votée comme mes enfants étant consciente que le PQ était en perte de membre depuis un bon bout de temps et que ce sont les jeunes qui prendront la relève.
    Michelle Bergeron

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2007

    Je suis en parfait accord avec cette prise de position. Mais il y a quelque chose qui me chicotte du côté de Québec-solidaire. Les dirigeants de ce parti sont intelligents, ils savent que les votes qui vont à leur parti ne serviront qu'a affaiblir le PQ et donc à renforcer les réactionnaires de Charest et de Dumont.
    Alors pourquoi continuent-ils?
    Mme David, avant d'émettre des certificats de progressisme il faut vérifier si notre propre terrain est solide.

    Qui est plus progressiste, le Parti Québécois qui a instauré au Québec de nombreuses réformes sociales, tels l'assurance-médicament, les CPE et la loi sur l'équité salariale, pour n'en nommer que quelques unes, ou un parti dont le rôle objectif dans la présente élection est de détourner des votes du Parti Québécois ce qui ne fait que favoriser les deux partis réactionnaire, les libéraux et l'ADQ.

    Après quatre ans de déconstruction du modèle Québécois par le gouvernement de Charest, voter pour Québec-solidaire à la présente élection c'est vouloir un autre quatre ans de déconstruction avec l'ADQ ou les libéraux ou les deux ensemble.

    Non, malgré toutes les bonnes intentions, dans le présent contexte, le seul vote qui permet de stopper la démolition réactionnaire c'est de voter pour le PQ.

    À moins que la stratégie de certaines personnes qui se proclament progressistes soit de faire la politique du pire en pensant récolter les fruits dans quelques années, ce qui serait encore plus réactionnaire à mon sens.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2007

    Monsieur Tremblay,
    Heureuse de vous voir revenir à de meilleures considérations vis-à-vis M. Boisclair...
    vous qui vous objectiez à son élection comme chef de Parti.
    J'espère que votre message parviendra à convaincre d'autres indépendantistes indécis.
    Thaïs Potvin (Mme)

  • Jean Pierre Bouchard Répondre

    19 mars 2007

    L'environnement moderne est marqué par les médias, le journal, la radio puis la télévision. Ils ont accompagné les sociétés depuis l'industrialisation. Le problème des médias même dans les sociétés à peu près pluralistes c'est qu'ils produisent du conformisme et de la normalité et qu'ils sont liés aux groupes dominants. Une pensée trop différente, trop complexe. Les voies alternatives, le droit de minorités sociales comme les assistés sociaux qui comprennent aussi les gais, les minorités linguistiques et raciales. Tout cela dérange les médias qui ne peuvent pas davantage supporter trop d'attention à la pauvreté qu'autrement à la remise en question du lien fédéral pour le Québec.
    Le Parti Québécois dérange les médias parce qu'il veut casser l'héritage colonial maintenu par la confédération qui fait du Québec une société précaire. Une précarité culturelle doublé d'une tutelle politique, administrative et économique qui n'est pas sans marque psychologique (un taux de suicide important) sur l'ensemble de la société. C'est qu'aucune nation ne peut se prolonger dans le temps sans bénéficier d'une forte identité commune soutenu par un État siégeant à l'ONU.
    Les souverainistes le sont donc parce qu'ils veulent un pays mais comment ne pas l'être davantage à chaque jour devant la normalisation politique canadienne que cherche à nous imposer "nos médias".
    Moi, généralement lorsque je regarde RDI, le téléjournal de R.C, TVA ou que je me tape la Presse ou la Cyber-presse, ma conviction souverainiste se renforce.
    Toutes ces petites stratégies et tactiques minables comme celle par exemple sur Philpot de La Presse me pousse à appuyer le Parti Québécois et ce malgré que QS apparaît comme plus proche de ma philosophie sociale. Je sais que QS trouve essentiellement sa raison d'être en tant que parti social mais fait peu de cas de la souveraineté et qu'il n'a pas en plus trouvé toute sa cohérence. Indépendantiste, je ne saurais appuyer non plus le parti de Dumont parce qu'autonomiste opportuniste il ne dérange surtout pas la normalité et le conformisme courant des médias.
    André Pratte le prince de l'ici et maintenant sans horizon me donne terriblement le goût de rester péquiste, je veux le combattre comme d'autres.

  • Archives de Vigile Répondre

    19 mars 2007

    Très juste et enthousiaste analyse! J'en arrive à conclure quant à moi que les prétendus 'souverainistes' qui délaissent le P.Q. soit sont peu convaincus de leur option, soit encore nous invitent à réfléchir à la confusion que la démarche 'étapiste' de notre 'Claude Morin national' (non je n'ai pas trahi, affirme-t-il) a entraîné entre les enjeux purement électoraux et les enjeux d'accession à la souveraineté. Dans un cas comme dans l'autre, cela signifie qu'il nous reste beaucoup de réflexion et de travail de pédagogie à accomplir. Mais ce projet national, même si nous ne le voyons pas de notre vivant, mérite que nous y consacrions nos meilleures énergies...