Alexandre Taillefer passera mal à Québec, selon la CAQ

Cce2cce0b6d890777390d8ad12d14ae4

Taillefer renforcera le vote caquiste à Québec


Le nouveau président de la campagne des libéraux québécois, Alexandre Taillefer, sera mal accueilli dans la région de Québec s’il ne revient pas sur ses déclarations passées contre un troisième lien et pour taxer davantage les automobilistes, prédit la Coalition avenir Québec.


En entrevue avec Le Journal, le porte-parole caquiste en matière de transports, Benoit Charette, a interpellé le premier ministre Philippe Couillard «pour que les citoyens puissent savoir où le Parti libéral se situe à la veille de la campagne électorale», maintenant que l’homme d’affaires s’est ajouté dans ses rangs.


Il rappelle qu’en novembre 2016, dans une conférence à saveur économique à Québec, Alexandre Taillefer s’était prononcé contre un nouveau pont ou un tunnel entre la capitale et Lévis. Pourtant, le gouvernement libéral finance un bureau de projet sur le troisième lien.


Le député caquiste, Benoit Charette


«Le temps est venu pour le premier ministre de le rappeler à l’ordre. Autrement, on pourra conclure que les libéraux ont définitivement fait une croix sur la région de Québec», a tranché M. Charette, dimanche.


«Clairement, dans la région de Québec, c’est un enjeu qui est incontournable, a fait valoir le député caquiste. Les problèmes de mobilité, de circulation, de congestion font en sorte que ce n’est même plus une option qui peut être écartée.»


En 2016, Alexandre Taillefer avait plutôt estimé que «tout ce qui favorise aujourd’hui davantage le transport individuel de voiture doit être analysé de façon froide» en raison de son coût pour la société.


Une «certaine élite»


L’élu en a remis une couche en soulignant que dans une chronique qu’il signait dans le magazine Voir en mars 2016, Alexandre Taillefer proposait d’augmenter la taxe sur l’essence et d’instaurer une nouvelle taxe payable par les automobilistes, modulable selon les heures de pointe.


«La diminution de la consommation d’essence au Québec est un échec flagrant. Pour y arriver, il n’y a qu’une façon efficace. Frapper où ça fait mal : le portefeuille», plaidait-il dans ce billet.


«Il s’attaque ni plus ni moins aux automobilistes», a asséné Benoit Charette, y voyant «les propos d’une certaine élite déconnectée de la réalité du quotidien de bon nombre de concitoyens et de concitoyennes».


Le caquiste s’est défendu d’être en défaveur des modes de transport plus verts. «On est pour le transport collectif, il n’y a aucun doute là-dessus, mais en même temps, il faut réaliser que ce type de transport là n’est pas pour tout le monde», a-t-il tenu à préciser.