Transport maritime

Une ixième rechute pour le F-A-Gauthier

Jacques Langlois, un maire au service des citoyens

Tribune libre

 




Décidément, le F-A-Gauthier n’a pas la vie facile. Il accumule tuile par-dessus tuile depuis sa construction il y a à peine six ans. La toute dernière, qui consiste à remplacer des pièces usées prématurément, a coûté 2,8 millions de dollars aux contribuables québécois. À cela s'ajoutent 740 000 $ pour la location d'un brise-glace pour assister le Saaremaa 1 venu en relève. Une somme qui s'ajoute à au moins 60 millions de dollars en coûts imprévus depuis la mise en service du traversier.

Quelque 200 000 passagers sont transportés annuellement par le traversier entre Baie-Comeau, Godbout et Matane. C’est également un lien névralgique pour le transport de marchandises et l’économie de l’Est-du-Québec. En décembre 2018, un bris majeur des propulseurs a forcé l’arrêt du F.-A.-Gauthier, trois ans et demi seulement après son inauguration. Les solutions temporaires se sont succédé. En désespoir de cause, la Société des traversiers du Québec (STQ) a dû se résoudre à acheter un autre traversier, le Saaremaa.

Selon un architecte naval d’expérience, John Stubbs, la Société des traversiers du Québec ne devrait plus gérer la construction de nouveaux navires. L’expert avait d’ailleurs prédit une explosion des coûts pour le navire F.-A.-Gauthier et avait dénoncé l’incompétence dans la gestion des projets de traversiers au Québec.

Des pièces usées prématurément, des coûts imprévus… Mais d’où vient le problème? De la Société des Traversiers? Des sous-contractants? Des fournisseurs? À mes yeux, une telle accumulation de rechutes ne peut provenir que du ressort de la STQ dont la gestion, de toute évidence, montre des lacunes importantes auxquelles elle ne peut se soustraire sans en assumer une large part d’imputabilité.

Jacques Langlois, un maire au service des citoyens

Je me souviens qu’étant à la fin de nos études collégiales Jacques Langlois et moi avions formé une équipe dans le but de réaliser un travail portant sur la psychologie. Nous avions obtenu une très bonne note, ce qui fit dire à Jacques que le mérite me revenait plutôt qu’à lui.

C’était beaucoup ça Jacques Langlois, un personnage simple, humble et conscient de l’importance d’une équipe de travail, des qualités qui l’ont suivi tout au cours de sa carrière politique, notamment à titre de maire de l’ancienne ville de Beauport entre 1984 et 2001, soit l’année des fusions municipales.

Aux yeux de Jacques Langlois, le citoyen était la raison d’être de son engagement en politique municipale. L’ex-maire de Beauport était amoureux de sa ville natale et de ses citoyens pour qui il vouait une générosité et une disponibilité sans borne.

Notaire de formation, il a été tour à tour maire de Beauport, président de l’Arrondissement de Beauport dans la nouvelle ville fusionnée, chef de l’opposition officielle de 2001 à 2004 avec l’Action civique de Québec, président de la Commission de la capitale nationale, entre 2005 et 2012,

Après les départs de Ralph Mercier de Charles bourg et d’Émile Loranger de l’Ancienne-Lorette, le décès de Jacques Langlois en 2020 marque la fin d’une époque sur la scène municipale en ayant été un des derniers maires de banlieue dans la grande région de Québec.

En terminant, je laisse la parole à son fils Hugo :« C’est une importante page d’histoire qui se tourne. Je trouve qu’il laisse un bel héritage. Mon père n’a jamais été trop vedette là-dedans et il a été très impliqué avec sa gang à Beauport. C’était un "fighter" mais aussi un chic type avec les caméramans, les journalistes et avec tout le monde, il était très accessible et je pense qu’il laisse un beau souvenir »


Note : Pandémie oblige, les funérailles de Jacques Langlois ont été célébrées le samedi 2 octobre 2021 en l’église Saint-Ignace-de-Loyola, 16 mois après son décès.



Henri Marineau, Québec 


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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