Trump, la déstabilisation comme mécanisme de contrôle

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Tribune libre

Ce n’est pas la première fois que le président américain, Donald J. Trump, dit une chose et son contraire en l’espace de 24 heures. Cette fois-ci, le supposé lapsus du président tiendrait à une mauvaise utilisation d’une double négation eu égard à l’intervention de la Russie dans les dernières élections présidentielles. En réalité, au lieu de dire « Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas la Russie » (I don't see any reason why it wouldn't be Russia), il avait plutôt dit « Je ne vois pas pourquoi ce serait la Russie » (I don't see any reason why it would be Russia).


Et voilà, le tour est joué! Encore une fois, M. Trump profite d’une situation déstabilisante pour appuyer Poutine la veille et le démolir le lendemain. Ainsi, la controverse perverse lui donne raison devant les agences de renseignement américaines et, de surcroît, devant Vladimir Poutine qui pourra toujours invoquer la supposée fausse déclaration de Trump.


À mon point de vue, Donald Trump utilise sciemment la controverse comme mécanisme de contrôle de la situation en ce sens qu’en agissant de la sorte, il est le seul à connaître les chemins que prendront ses déclarations, l’imprévisible tenant lieu d’effet surprise auprès des médias qui sont pour le moins continuellement devant l’incertitude.


En bref, nous avons l’impression de jouer au jeu du chat incarné par les médias avec la souris Trump qui se moque du chat en entrant dans un trou pour ressortir d’un autre trou, une course folle dont seule la souris connaît le parcours!



Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




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