Rabroués comme des enfants d'école

Néanmoins, Pauline Marois maintient le cap sur son plan de gouvernance!

Tribune libre


Partis en croisade sur la colline parlementaire de notre cher pays pour revendiquer les demandes du gouvernement Charest, deux ministres libéraux provinciaux fédéralistes québécois, soit Mm Fournier et Dutil, ont été cavalièrement rabroués comme des enfants d’école par le parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.
Une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine et inacceptable, une arrogance outrancière à l’image de Stephen Harper qui persiste et signe dans son odyssée vers la conquête de l’espace canadian au mépris des intérêts légitimes d’un Québec dont il semble avoir oublié l’existence.
Néanmoins, malgré ce constat de violations constantes de nos droits de la part du gouvernement Harper, malgré une sourde oreille arrogante de la part du cavalier bien en selle sur le ROC, Pauline Marois, la chef du parti qui est censé nous faire monter sur la selle de notre indépendance, se contente, à l’exemple de nos vaillants chevaliers fédéralistes Dutil et Fournier, de maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une quête de récupération de nos leviers politiques auprès de ce même gouvernement qui, rappelons-le, se retrouve au début d’un mandat majoritaire.
Inutile d’être prophète pour prédire, sans risque de se tromper, que le PQ-Marois, en adoptant une stratégie aussi aplaventriste, se verra servir la même médecine, sinon plus acrimonieuse en raison de son allégeance souverainiste, que les ministres libéraux!
Les culs de sac frustrants auxquels se sont butés et se butent encore les intervenants devant l’inflexibilité des gouvernements fédéraux depuis des décennies, face à leurs récriminations, démontrent, sans l’ombre d’un doute, une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.
En conséquence, il m’apparaît urgent qu’un coup de barre soit donné par le mouvement indépendantiste, citoyens et partis politiques, dans le but de se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.
Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise et à se faire rabrouer implacablement comme des enfants d’école!
Henri Marineau
Québec

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Henri Marineau1799 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    24 novembre 2011

    Pauline Marois étant loin de faire l'unanimité au PQ, et le parti se dirigeant avec elle vers une terrible catastrophe s'il devait y avoir élections, j'aimerais que quelqu'un explique de quelle façon techniquement Mme Marois peut se faire montrer la porte de sortie dans les plus brefs délais.
    2012, potentiellement année électorale, approche à grand pas. La situation devient insupportable.