Bienvenue dans le club, Mme Massé!

QS et les médias

« Il y avait un genre de tabou qui faisait en sorte que personne ne critiquait Québec solidaire, j’ai brisé ce tabou » (Jean-François Lisée)

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Tribune libre

Depuis quelques jours, le chef du PQ, Jean-François Lisée, martèle sans relâche que QS bénéficie d’un « passe-droit » eu égard aux médias qui sont avares de critiques envers le parti de Manon Massé alors que son parti est suivi de « 15 journalistes tous les jours qui nous posent des questions ». De là, affirme Jean-François Lisée, l’iniquité sur la façon de traiter chacun des partis.


« Il y avait un genre de tabou qui faisait en sorte que personne ne critiquait Québec solidaire, j’ai brisé ce tabou », s’est targué Jean-François Lisée. D’où la sortie de M. Lisée au début du dernier débat sur le « véritable chef » de QS qui, de toute évidence, a créé un froid dans le studio de TVA compte tenu que cette question était complètement hors d’ordre, le sujet devant porter sur la santé. Depuis lors, le chef du PQ en a rajouté en attaquant QS sur son « manque de transparence » dans son cadre financier.


Il faudrait être aveugle pour ne pas deviner les intentions partisanes de M. Lisée dans toute cette saga contre QS qui, selon le dernier sondage, talonne de plus en plus le PQ relativement aux intentions de vote. Par ailleurs, je suis d’avis que les médias sont plutôt discrets sur les sujets « compromettants » abordés auprès de Manon Massé qui dispose d’une table bien montée pour avoir tout l’espace nécessaire pour présenter son « menu » électoral.


Il faut reconnaître que Jean-François Lisée a parfois des attitudes qui frisent la provocation. Toutefois, même si le temps a été long avant de mettre à jour la « vie facile » offerte à QS par les différents médias, force est de constater que, depuis cette sortie contre ce « passe-droit », Manon Massé a dû s’expliquer à quelques reprises sur des propositions plutôt nébuleuses…Bienvenue dans le club, Mme Massé! 


Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1221 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Henri Marineau Répondre

    25 septembre 2018






















    Bienvenue dans le club, Mme Massé


     
































    I think the revolution that Québec solidaire bring up is a revolution who put climate change and people at the center of our target. If you call that socialism, of course we are. If you call it marxism, yes it is.

    — MANON MASSÉ (QS), LUNDI, À CBC






























    Je vais le dire une bonne fois pour toutes: non, QS n’est ni communiste, ni marxiste, ni tous les «istes» que vous voulez

    — MANON MASSÉ (QS), MARDI, À ROUYN-NORANDA
























    Pour la deuxième fois de la campagne, Manon Massé a dû préciser — disons plutôt annuler —  des propos devenus controversés. Dans son anglais limité, ce qu'elle appelle sa «langue de Shakespeare toute mélangée», la co-porte-parole de Québec solidaire avait affirmé hier, à la télévision de CBC, que son parti était marxiste dans sa lutte contre les changements climatiques, semblant ainsi acquiescer aux étiquettes que lui collent régulièrement ses adversaires. Aujourd'hui, mea culpa, ce n'était pas du tout ça: ce qu'elle voulait dire, c'est que les étiquettes n'ont aucune importance. «Ce qui est important, a précisé Manon Massé en marge d'une annonce à Rouyn-Noranda, c’est ce qu’on veut faire pour le peuple.» Et d'ailleurs, le parti n'est pas marxiste. À preuve, a illustré la chef solidaire, «ça fait douze ans que je me présente dans Sainte-Marie–Saint-Jacques et il y a toujours eu un candidat marxiste». Rappelons que Manon Massé avait aussi pointé son anglais vacillant pour se justifier d'avoir affirmé que l'anglais — encore lui — était une langue officielle du Québec. Maintenant, roulement de tambour: jamais deux sans trois? 


    Le Courrier électoral, le Devoir, jour 34


    Henri Marineau, Québec