Réplique à "Une perche à saisir"

Offrir la voie la plus mobilisatrice / Bon congé à tous les travailleurs du Québec

Tribune libre

Offrir la voie la plus mobilisatrice

À mon sens, la crise que vit actuellement le PQ a l’avantage de susciter des débats intéressants sur les stratégies à mettre de l’avant pour redonner le goût du Québec aux Québécois !

Deux tendances se dégagent clairement, soit la possibilité de la « dernière chance » au PQ dans l’approche collabo, et le regroupement d’une coalition nationale avec ou sans nouveau parti indépendantiste. Dans son article publié sur cette tribune en date du 4 septembre sous le titre « Une perche à saisir », Richard Le Hir propose une voie qui va dans le sens de la « dernière chance » en invoquant, entre autres, l’argument suivant :

« Le PQ est mort, vive le parti qui le remplacera, sans mesurer tout le temps, le travail et l’argent nécessaires à la mise sur pied d’un nouveau parti avant qu’il ne soit prêt à exercer le pouvoir et à mériter la confiance de la population. »

Par ailleurs, dans un de mes articles publié sur ce site en date du 31 août, sous le titre « Supposons que !… », je terminais ainsi une liste de conditions qui pourraient faire en sorte que je me rallierais au PQ :

« Supposons enfin que le PQ devienne le pôle rassembleur d’une coalition nationale regroupant toutes les forces indépendantistes du Québec !…

Alors seulement, je me rallierai à ce parti !… En attendant, je demeure fidèle à mes dernières positions…vivement une coalition nationale chapeautée par un nouveau parti indépendantiste ! »

De l’avis de plusieurs observateurs de la scène politique québécoise, chroniqueurs et citoyens, le PQ a perdu la confiance de la population et ses dernières prises de position ne semblent pas avoir eu l’heur de ranimer la flamme souverainiste des Québécois en général. Par contre, l’intérêt suscité par les mouvements prônant la création d’une coalition nationale est manifestement palpable.

En ce sens, une question s’impose : quelle est la stratégie qui recevra l’oreille la plus attentive de la population ?

Tenter de faire en sorte que le PQ retrouve la confiance de la population en utilisant une approche collabo qui, avouons-le, a reçu de nombreux échecs par le passé ? ou Mériter la confiance des Québécois par la création d’un nouveau parti chapeautant une coalition nationale regroupant toutes les forces indépendantistes du Québec autour de notre accession à l’indépendance ?

En fait, quelle est la voie la plus mobilisatrice ? Retrouver ou mériter la confiance de la population ?

***

Bon congé à tous les travailleurs du Québec

Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard, à instituer une «Journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs». Cette journée est aujourd'hui plus volontiers appelée « Fête du travail ».

En Amérique du nord, il existe une distinction entre la Fête du travail et la Fête des travailleurs : en effet la Fête du travail officielle est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique, etc.) après les vacances d’été. Elle n'a pratiquement plus de signification politique particulière.

La fête des Travailleurs a lieu, quant à elle, le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche; elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. En effet, traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

En toute logique, peu importe la date où serait célébrée la Fête des travailleurs, car ce sont bien des travailleurs dont nous voulons célébrer les mérites, cette journée devrait être un jour férié et chômé !

En attendant que la « Fête des travailleurs » trouve tout son sens, je souhaite aujourd’hui une bonne fête à tous les travailleuses et travailleurs du Québec, tout en les incitant à profiter pleinement de ce congé bien mérité !

Henri Marineau
Québec

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    5 septembre 2011

    Merci pour ce rappel de l'histoire, c'est très à point.
    Ivan Parent