Négocier avec les Autochtones

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QS soutient évidemment les revendications mohawks au détriment de l'intérêt général de la population


Bonne chance, a-t-on envie d’écrire. Le ministre des Services aux autochtones Marc Miller a tenté d’entreprendre samedi soir des négociations avec les Mohawks qui bloquent les voies ferroviaires à Tyendinaga en Ontario.


Le ministre, qui parle la langue des Mohawks, a annoncé que cette rencontre a donné lieu à des progrès « modestes ». Autrement dit, on comprend que ce fut un échec. Il a ajouté que les manifestants s’exposaient au froid depuis plus d’une semaine. Façon d’introduire l’idée que les Mohawks souffrent et qu’il faut les plaindre. Un peu plus et il aurait dit qu’ils sont les victimes des projets des Blancs, capitalistes et pollueurs.


Sans doute aurait-il dû préciser que vingt ententes ont déjà été négociées entre des chefs autochtones élus sous la loi des Indiens et une entreprise gazière en Colombie-Britannique qui versera d’importantes redevances pour permettre la construction du gazoduc sur des territoires autochtones.








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Péril


Ces blocages à travers le Canada mettent chaque jour l’économie canadienne en péril et défient l’autorité politique et policière du pays. On a affaire, répétons-le, à des « sympathisants » autochtones qui ont développé une expertise dans l’art de créer des crises sociales.


À cet égard, rappelons que la crise d’Oka en 1990 où il y a eu mort d’homme, celle du caporal Lemay tué par balle, a alimenté le ressentiment de nombre de Québécois envers les Mohawks, des guerriers qui « n’ont pas l’impression de faire partie de ce pays », a dit samedi le ministre Miller.


L’appui inconditionnel du député de Québec solidaire Sol Zanetti, seul membre de l’Assemblée nationale à se commettre dans ce nouvel affrontement, est irresponsable. Il semble évident que ces Mohawks se laissent influencer par des groupes d’environnementalistes radicaux qui les instrumentalisent. Il faut se demander qui exploite qui, alors.


Les revendications autochtones, compte tenu des contraintes des décisions de la Cour suprême, peuvent-elles être politiquement réglées au Canada ? Voilà la vraie question.




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