Santé et paix aux Amis de Vigile pour la nouvelle année

Mes vœux pour 2022

Mon prix orange à Géhane Kamel

Tribune libre

 




Que le gouvernement affiche clairement ses convictions envers la promotion et la sauvegarde de la langue française au Québec;

Que l’écart de revenus entre les petits salariés et les mieux nantis soit réduit pour un partage mieux réparti de la richesse collective;

Que le personnel de la santé œuvre dans un climat où règnent la sérénité et la satisfaction du travail accompli;

Que les itinérants reçoivent l’aide nécessaire pour leur permettre de retrouver leur dignité humaine;

Que les femmes au travail soient rémunérées à salaire égal aux hommes pour des tâches similaires;

Que les enseignants puissent bénéficier des ressources nécessaires à l’appui des élèves en difficultés d’apprentissage;

Que les aînés bénéficient des services d’appoint leur permettant de vivre dignement le crépuscule de leur vie;

Que les garçons et les filles puissent cohabiter dans un monde où prévaut le respect entre chacun d’eux;

Que les familles québécoises vivent des moments où la chaleur humaine remplit les foyers de ses bienfaits;

Que les enfants de la pandémie arrivent à conserver leur joie de vivre communicative et leur belle innocence;

Que les politiciens s’érigent en défenseurs des droits et libertés de la collectivité québécoise;

Que les femmes victimes de violence conjugale bénéficient d’un système judiciaire où elles peuvent obtenir une défense pleine et entière; 

Enfin, que les Québécoises et les Québécois se souviennent de leurs ancêtres qui leur ont permis de vivre sur une terre riche et féconde.

Mon prix orange à Géhane Kamel

Si je devais attribuer une qualité dominante chez la coroner Géhane Kamel, ce serait sans aucune hésitation son humanisme. Géhane Kamel ne se laisse pas distraire par les procédures de droit, seule la vérité sur les circonstances de son enquête prévalent à ses yeux, peu importe le chemin qu’il faut emprunter pour y parvenir.

D’entrée de jeu, dans le dossier délicat de l’hécatombe dans les CHSLD lors de la première vague de la pandémie en mars 2020, elle a rappelé que la moitié des décès attribués à la COVID-19 étaient survenus dans ce type d’établissement, et qu’ils s’étaient produits « dans des conditions parfois déplorables, négligentes, voire inhumaines ». Aux yeux de Géhane Kamel, « une enquête du coroner n’est pas une recherche de coupables, mais de la vérité. Et cette vérité-là, on doit la sortir de la bureaucratie, de l’indifférence, de la déresponsabilisation. »

Depuis les tout débuts de son enquête, les milliers de familles éplorées par l’hécatombe dans les CHSLD ont toujours constitué la trame conductrice de son enquête. Au jourd’hui, même si l’enquête demeure inachevée, les proches qui ont perdu un être cher dans des circonstances souvent atroces peuvent vivre un certain soulagement au fur et à mesure où les révélations confirment les circonstances inhumaines dans lesquelles ces personnes âgées ont été confrontées.

Avant de retourner aux études pour faire son droit, Géhane Kamel a œuvré pendant 17 ans à titre d’éducatrice spécialisée dans des centres jeunesse. Cette expérience de vie lui aura sans doute préparé le chemin pour parvenir aujourd’hui là où l’humanité est la base de toute démarche, et non pas un choix.


Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1705 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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