L'ultime choix

Le compromis Abc

Tribune libre

Ayant suivi religieusement les débats à la chefferie du Parti Québécois, je m’en voudrais de ne pas humblement influencer le choix du 7 octobre n’ayant pas eu de parti pris au préalable.

Suite aux débats, il y a fort à parier que parmi la douzaine de députés qui ont appuyé Alexandre Cloutier en début de course, certains s’en mordent les doigts d’avoir simplement suivi la vague tracée par l’establishment du parti.

Alexandre Cloutier, ce jeune brillant diplômé en droit constitutionnel a certainement un programme attrayant, cependant le flou qu’il entretien à l’égard de l’échéance référendaire voulant attendre six mois avant l’élection de 2018 pour se décider ne tient tout simplement pas la route. Plusieurs militants péquistes s’étant fait rouler dans la farine depuis les vingt dernières années avec le déficit zéro, les conditions gagnantes et la gouvernance souverainiste en on souper du Xième report de l’échéance qui constitue en elle-même la mise à jour rapide de l’argumentaire et de la mobilisation. Un chèque en blanc,NON MERCI !

Dire que Jacques Parizeau avec le 49,4% avait dit qu’on n’attendrait pas encore quinze ans…….vous connaissez la suite.

Tant qu’à Paul St-Pierre Plamondon, son énergie à renflouer le parti de plus de cinq mille membres de même que la qualité et la pertinence de ses interventions aux débats lui assurent une place de choix pour la suite des choses même si ses chances de gagner sont inexistantes.

Martine Ouellet et Jean-François Lisée entre qui mon cœur balance ont le mérite d’avoir un plan précis.

Martine Ouellet fait preuve d’une détermination, d’une clarté et d’une cohésion notable dans la route qu’elle propose pour enfin faire revivre rapidement la raison d’être du Parti Québécois et sa personnalité progressiste d’antan. Pas surprenant qu’elle s’attire l’appui de ceux qu’on qualifie de purs et durs ceux-là même qui ont tenu le fort de l’indépendance depuis octobre1995. L’élément qui la distingue de Jean-François Lisée est l’échéance qu’elle propose de tenir un référendum dans un premier mandat comparativement à Jean-François Lisée dans un deuxième mandat. C’est sur cet élément que les péquistes devront ultimement faire leur choix sur un plan de match précis.

Devant les exigences de l’immense tâche à accomplir pour remettre le débat de l’indépendance sur les rails alors qu’on en a pas fait la promotion depuis vingt ans, la nécessaire réappropriation de l’État avec un appareil gouvernemental bourrée de nominations libérales, la reconstruction d’une sociale démocratie débâtie; le choix de l’échéance appropriée demande réflexion et pragmatisme.

Dans la conjoncture actuelle il ne faut surtout pas ignorer la grande popularité du leurre fédéral du nom de Justin Trudeau qui réussit pour le moment à s’attirer la faveur des Québécois. Évidemment la lune de miel tirera à sa fin notamment avec l’éminence du débat sur le pipeline d’Énergie Est, décision fédérale qui risque assurément de diviser son royaume.

Mon humble évaluation de la conjoncture globale me fait favoriser l’approche de Jean-François Lisée sur la stratégie à adopter. Rendre un référendum désirable par les électeurs en 2018 me semble pour le moins trop ambitieux pour ne pas dire irréaliste. On ne réussi tout simplement pas à me convaincre du contraire. Pour moi, la seule chance de rendre un référendum désirable par les Québécois pour 2018 serait d’adopter La stratégie du Choix que j’ai élaborée sur ce site

http://vigile.quebec/L-institut-de-recherche-sur-l-73649.

Se réapproprier l’État me semble une priorité immédiate pour le prochain rendez-vous. Nous aurons ensuite une marge de manœuvre suffisante pour rendre un projet de pays et un référendum désirables pour l’échéance électorale de 2022.
Jean-François Lisée a une feuille de route et une expérience politique qui assure qu’il aura la couenne assez dure pour mener un difficile combat semé d’une multitude d’embûches Je n’ai aucune crainte à le voir affronter Philippe Couillard, ses qualités de debater étant reconnues.

J’espère enfin que les partisans de Jean-François Lisée opteront pour Martine Ouellet comme deuxième choix et vice-versa pour les partisans de Martine Ouellet.

Paul St-Pierre Plamondon digne représentant de la relève mérite un troisième choix. Il faut en finir avec le flou et les chèques en blanc et que les militants en profitent pour enfin remettre l’establishment du parti à sa place.

En conclusion : Le compromis ABC ‘’Anybody But Cloutier’’.


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11 commentaires

  • Gaston Carmichael Répondre

    30 septembre 2016

    Quand un indpentiste comme Pierre Schneider dėlaisse la proie pour l'ombre, il n'y a plus beaucoup d'espoir pour le projet de pays.

  • Pierre Schneider Répondre

    30 septembre 2016

    Martine Ouellet et Jean-François Lisée sont tous deux indépendantistes, quoiqu'en disent certains partisans aveuglés par leur choix.
    La question est donc bien: Qui, des deux, a le plus de chance de battre Couillard dans deux ans, condition essentielle pour préparer l'indépendance ?
    Je voterai pour les deux et pour PSPP.

  • Simon Poulin Répondre

    27 septembre 2016

    Bonne chance Madame Martine Ouellet !!!
    Simon Poulin
    Saint-Bruno-de-Montarville

  • Archives de Vigile Répondre

    27 septembre 2016

    J'invite les gens à regarder le site web de Monsieur Saint-Pierre Plamondon, il veut ramener la démocratie et la lutte à la corruption en plus de la social-démocratie au PQ ce qui était la vraie force de René Lévesque.
    Il me semble plus prometteur qu'Alexandre Cloutier qui déçoit de plus en plus et qui semble aussi fatigué et pas assez solide pour diriger le PQ qui a besoin d'une personne solide. Alexandre Cloutier a besoin d'un bon congé, il pourrait revenir comme chef plus tard mais pas maintenant, il n'est pas pour l'instant l'homme de la situation pour le PQ.
    Je pense que Monsieur Plamondon aura un grand impact sur le PQ dans l'avenir.
    Voir son lien : http://gopaul.quebec/
    Regardez ses capsules dans la section vidéo, elles sont excellentes !!! Ils dénoncent la corruption, l'invasion perpétuelle des cônes oranges l'été partout au Québec, les gouvernements libéraux à répétition, etc. Il apporte un vent de fraîcheur dans ce parti un peu rouillé.

  • Robert J. Lachance Répondre

    27 septembre 2016

    Je suis heureux que vous m’appreniez que Bryan a écrit « Au final le seul et unique sondage qui pourrait avoir un minimum de crédibilité, ce sont les statistiques sur le nombre de donateurs. ».
    Je n’avais pas remarqué malgré de nombreuses visites. Le nombre de versements par donateurs peut être aussi instructif. J’en fais un tableau pour du 19 au 26; en légalité, une semaine plus tôt.
    Je pense sauf vérification comme lui que le nombre de donateurs est une variable qui dépasse en valeur prédictive le montant aux entrepreneurs-aspirants; je ne sais pas de combien.
    Le diagramme du Facebook de Martine Ouellet, pas Marine, ressemble fortement sauf couleurs à celui-ci des miens que je joins.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 septembre 2016

    Dans ce lien que vous citez M. Lachance, Breguet s'aventure à qualifier les sondages de CROP et et Léger ainsi:
    «Maintenant, les deux sondages ont des tailles d'échantillons un peu ridicules aux alentours des 200 observations. Pour les 2e choix, on en a même moins car environ 1/4 ne sont pas encore décidés. Cela signifie par exemple que nous avons 30 répondants pour Ouellet qui connaissent leur 2e choix. Vous pouvez presque collecter les mêmes données en passant 2h devant une épicerie à demander aux passants ce qu'ils pensent. Il nous faut se souvenir qu'il y a une énorme incertitude même après ces sondages. Aussi, contrairement à Léger, Crop ne nous fournit que les résultats après répartition. Cela veut dire que cette répartition est probablement proportionnelle et un peu différente de ce que je faisais avec les autres sondages.»
    Ces sondeurs se disqualifient eux-mêmes en publiant de telles inepties.
    Au final le seul et unique sondage qui pourrait avoir un minimum de crédibilité, ce sont les statistiques sur le nombre de donateurs.
    J'ai tiré le diagramme suivant du [Facebook de Marine Ouellet->https://www.facebook.com/MartineOuelletPQ/]:

  • François Ricard Répondre

    27 septembre 2016

    M. Haché parle d'un "abcès" au Parti Québécois. Et cet abcès a nom "référendum".
    Depuis plus de quarante années qu'il gâte notre quête d'indépendance.
    Pour ceux qui croient qu'un référendum par Martine Ouellet ou par quelqu'un d'autre nous conduira à l'indépendance se trompent et nous trompent.
    Jamais un tel référendum ne sera-t-il reconnu ni par le Canada ni par aucune instance internationale. D'autant plus qu'un tel référendum ne pourrait être gagné qu'à l'arraché.
    Il est temps que la vérité soit faite à ce sujet.
    Les Nations Unies ont reconnu l'indépendance à la suite de référendums qui avaient été gagnés par des marges très importantes. Et ces marges avaient été, à l'exception du Kosovo, acceptées par les opposants avant la tenue du référendum.
    Les juristes fédéralistes savent fort bien qu'un référendum québécois ne conduira pas à l'indépendance et de plus en plus d'indépendantistes, à leur grand dépit, découvrent cette vérité.
    Il faut mettre de côté ce référendum délétère à notre cause et trouver d'autres stratégies et tactiques qui permettront à notre nation de progresser.

  • Robert J. Lachance Répondre

    27 septembre 2016

    Excellente troisième période avec la poussée de Martine depuis un mois. Elle est rendue dans la roue arrière de Jean-François, devant Alexandre, Paul loin derrière. Quelle fin de course et avec une économie de 400 mille $, je me suis laissé dire.
    Au tableau joint, j’ai laissé à votre discrétion les hypothèses de répartition du vote en 2e et 3e décompte. J’ai simplement répartis proportionnellement aux pourcentages du premier et du deuxième décompte.
    Au deuxième décompte, le deuxième choix des recrues sera une dernière chance pour Cloutier.
    Au troisième les deuxième choix des électeurs de Cloutier, la députation et l’état major pour ne pas écrire l’establishment, décideront entre Ouellet et Lisée. À moins que les recrues ne se solidarisent pour qu’il en soit autrement. Dans ce cas, la finale pourrait encore être entre Lisée et Cloutier ou Lisée et Ouellet, voire entre Cloutier et Ouellet; ce seraient les deuxièmes choix des électeurs de Martine qui auraient le dernier mot ou ceux de Cloutier, voire de Lisée. Jean-François a dit qu'en politique tout est possible. Nous en avons un exemple ici.
    J’ai supposé que les partisans de Véronique se sont répartis depuis le 26 août en proportion des gains en nombre de donateurs des autres candidats depuis. Ça donne 23,4 à Jean-François, 21,1 à Alexandre, 31,5 à Martine et 24 à Paul.
    Bryan Breguet arrive à un tableau un peu différent pas seulement en couleur à cette adresse :
    http://www.tooclosetocall.ca/2016/09/la-course-au-pq-est-presque.html
    À la semaine prochaine pour une révision finale.
    « J’espère enfin que les partisans de Jean-François Lisée opteront pour Martine Ouellet comme deuxième choix et vice-versa pour les partisans de Martine Ouellet. »
    Si le premier décompte se termine par les pourcentages en première colonne, je comprend du règlement que le second choix des électeurs de Lisée et Cloutier ne seront pas comptés. Le vice-versa le serait.

  • Marcel Haché Répondre

    26 septembre 2016

    Si l’establishment péquiste est maintenant déconsidéré, si depuis 2003 cet establishment peine tellement à recouvrer la sagacité que naguère on lui reconnaissait quasiment de droit, c’est d’abord, c’est essentiellement parce qu’il a entretenu l’équivoque à l’égard du référendum.
    Ayant laissé grossir l’abcès, s’étant laissé porter par le Déni, c’est devenu de plus en plus difficile à cet establishment de crever l’abcès et sortir le P.Q. du Déni.
    À l’exception pathétique de Martine Ouellet, tous les candidats à la chefferie cherchent sincèrement le meilleur moyen pouvant sortir le P.Q. des vieux marécages dans lesquels il est empêtré, mais qu’il a pourtant lui-même entretenus trop longtemps.
    C’est au mérite de Jean François Lisée d’y aller le plus hardiment. Si ce Lisée est capable de tenir tête à quelques perroquets du P.Q., combien ne serait-il pas capable de tenir tête aux ouaouarons du P.L.Q…. On jase.

  • Archives de Vigile Répondre

    26 septembre 2016

    Mon 1er choix: Paul St-Pierre Plamondon pour ses idées en éducation comme priorité, sa jeunesse et son énergie. Pas de 2e choix, ni de 3e choix.
    Laissons au nouveau chef la liberté de mettre en valeur les autres candidats-députés et leurs qualités avec des responsabilités correspondantes.
    Vous écrivez au sujet de Jean-François LISÉE, je cite: « Je n’ai aucune crainte à le voir affronter Philippe Couillard, ses qualités de debater étant reconnues. »
    Est-ce déterminant pour choisir JFL ? Depuis que JFL est député en 2012, qu'a-t-il réalisé comme politicien responsable de la région de Montréal sous Pauline Marois ? A-t-il contribué à obtenir de nouveaux comtés pour le PQ sur l'Île de Montréal ? Au contraire, le PQ en a perdu.
    À comparer JFL, on est très loin des Marcel LÉGER, Camille LAURIN et Gérald GODIN.
    JFL est un penseur individualiste et non un politicien: ses débordements d'idées le placent en littérature et non en politique.

  • Archives de Vigile Répondre

    26 septembre 2016

    M. Wilkins,
    Votre choix final sur JFL est décevant car vous avez acheté la peur plus que le réalisme..Mme Ouellet a l'appui de M. Bernard, éminent conseiller de René Lévesque, et Gilbert paquet, ancien ministre de René. Alors, n'allez pas me dire que Mme Ouellet ne représente que les purs et durs. D'ailleurs, cette expression devrait être éliminé de notre vocabulaire péquiste. Il n'existe pas dans d'autres partis.
    Avec JFL, c'est creuser l'agonie du PQ encore plus. Les tiers parti seront encore plus forts, Même chose pour la CAQ. Et qui nous prédit que JFL va gagner l'élection de 2022. Les baby boomers seront moins nombreux et les néo québécois seront trop nombreux avec les libéraux et même avec un JFL
    Vraiment, M.JFL est un fédéraliste et sustout un opportuniste qui rêve de
    faire son "trip" d'égo, ce qui est sa marque de commerce et a malheureusement perdu toute fibre indépendantiste. Evitons le.
    Appuyons sans crainte Mme Martine Ouellet: elle est pour vrai une René Léves- que au féminin.