Le Canada: un pays hostile au Québec

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La souveraineté est avant tout une question existentielle : la création d'un État pour la nation française d'Amérique


On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de la contestation de la loi 21 par la English-Montreal School Board et de son financement illégal par le gouvernement fédéral, à travers le programme de contestation judiciaire – un financement que la controverse a poussé la EMSB à refuser.


Plusieurs, et parmi ceux-là, François Legault, ont accusé Justin Trudeau d’insulter les Québécois. D’autres ont soutenu que Justin Trudeau n’avait pas grand-chose à faire avec cette décision, car le programme serait « indépendant » – une telle affirmation mériterait toutefois bien des nuances, notamment qu’il est idéologiquement très orienté.








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Trudeau


Que Justin Trudeau soit personnellement responsable de cette contestation importe peu. L’essentiel est ailleurs. Ce qu’il nous faut plutôt reconnaître, c’est que le régime fédéral en lui-même, avec ou sans Justin Trudeau, est fondamentalement hostile à l’affirmation du Québec. Il le soumet à une constitution qu’il n’a pas signée, à une Charte des droits qui engendre un gouvernement des juges antidémocratique et à l’idéologie multiculturaliste, qui nous diabolise et nous réduit au statut de minorité ethnique dans le Canada pluriel.


Le Canada est un pays fondamentalement hostile au peuple québécois. Il pousse à sa dissolution politique et à sa marginalisation démographique.


Rien de ce qui se passe, actuellement, n’est surprenant. La grande vertu de la loi 21, à certains égards, est de rappeler aux Québécois une vérité qu’ils voulaient oublier : le Québec peut bien se faire croire qu’il est libre de décider pour lui-même dans le cadre fédéral, c’est faux.


Fédéralisme


Il doit se déployer dans l’espace qu’on lui concède. Disons-le clairement : il est politiquement soumis à Ottawa.


Et si, tôt ou tard, la Cour suprême décide de suspendre la loi 21, il n’aura plus beaucoup de cartes dans son jeu. Il y a un prix à payer à ne pas être indépendant.


Que fera alors François Legault ?