Le filoutage

La pointe de l'iceberg

Les Charles Lapointe de ce monde

Tribune libre

Charles Lapointe de Tourisme Montréal au salaire princier de 393 000 $, des dépenses dont certaines en double de 145 000 $ dans l’an, avec aussi des conditions cachées et, pour nous écœurer davantage, incluant une prime de départ de 650 000 $, est le prototype clair des exagérations non contrôlées.

Ces Charles Lapointe de ce monde, braqueurs d’État avec 38 ans de métier sont plus nombreux que certains veulent nous le faire croire. Ils se servent de contrats blindés montés en copies collées de ces clauses contractuelles qui permettent de récolter le pactole sans être emmerdé.

Le journaliste Jean Claude Leclerc disait ce lundi 17 novembre , « un principe élémentaire de justice aura mis plus de deux mille ans à se rendre au Canada (...) une entreprise pouvait mentir comploter, ruiner un partenaire et s’en tirer » Nous pouvons y voir une telle entreprise mutandis mutatis, chez nos Charles Lapointe de ce monde, bien saucissonnés avec les fonds d’État.

Un moyen simple, moderne et presque infaillible de détrousser tous ces concussionnaires légalement blindés est de créer un organisme contrôleur universel des fonds publics avec une loi de quelques règlements avec pouvoir de sanction qui s’appliquera à tout organisme et à tout établissement qui gère des fonds publics.

D’obliger ainsi la transparence et la probité la plus grande des villes, commissions scolaires, hôpitaux, Hydro-Québec, RAMQ et Loto-Québec de ce monde incluant les professionnels et corporations incidentes.

De publier, pourquoi pas, comme dans certains pays, les rapports d’impôt, pour toute forme de salaire et avantages qui dépassent 200 00 $ par an de source publique. Bref, d’obliger à la transparence, à rendre des comptes devant les élus et le peuple.

De cette façon, ni le gouvernement ni les élus ne fermeront les yeux pendant 35 ans sur des prédateurs des fonds publics sans que l’un de nous ne crie à l’injustice juste après coup.

Si austérité doit se faire, c’est par là qu’il faut la faire, pas autrement. L’imputabilité des élus sur ces passe-droits doit se faire et non les taire. A contrario de cet effort, nous comprendrons fort malheureusement que ceux qui se révoltent contre notre système démocratique auront de véritables raisons de dire que le système est corrompu jusqu’à l’os et pourri de l’intérieur.

Nos gouvernements ont non seulement le pouvoir mais aussi le devoir moral de remplir ses goussets en mettant un terme à ces filoutages plutôt que de détrousser le bon peuple.


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