Réponse à André Pratte

L'impasse

Les boycotteurs n’ont pas raison en tout, mais ils sont précisément portés par ce qui fait défaut à André Pratte : le caractère.

Tribune libre

Toute la société a besoin que l’université soit un havre de paix et de quiétude. C’est la vocation et la mission fondamentale de l’institution de fournir le cadre nécessaire aux individus qui cherchent La Vérité, professeurs et étudiants, toutes disciplines confondues.
C’est devenu, hélas, un lieu d’affrontements pour les nouveaux barbares, jeunes et vieux, qui veulent imposer leurs vérités.
Tous les pleutres qui profitent grassement et paresseusement des institutions d’enseignements sans les défendre, ceux-là, profs et recteurs, qui attendent sans mot dire que le travail soit fait par d’autres, qui espèrent que la situation va revenir à la normale bientôt sans qu’ils ne se soient impliqués, ils vont devoir s’impliquer sérieusement en septembre prochain, lorsque les cohortes des nouveaux diplômés collégiaux se présenteront, de même que tous les adultes qui, eux, se représenteront pour des cours que les boycotteurs avaient fait suspendre. Et quoi qu’en pensent et disent les propagandistes du déni, libéraux et caquistes, Pratte à leur tête, la crise n’est pas que montréalaise, elle va devenir totalement québécoise parce qu’elle gangrène déjà toute la société québécoise.
Bien loin d’être en sortie de crise en Mai 2012, la société québécoise s’y achemine au contraire, en Septembre prochain, mais dans le déni le plus complet. On mesurera alors, lorsque les campus ne manqueront pas d’être à nouveau en ébullition, combien la ministre de la Servilité et de l’Inculture avait été sotte, et son chef, emporté par la mesquinerie.
Et toute une jeune génération aura appris très durement aussi que parmi ses leaders, il y a une mer de différences entre des chefs véritables, cherchant la Vérité qui fait consensus, et des activistes entêtés à Nous imposer leurs vérités, quand ce ne sont pas souvent leurs demi-vérités.
Le carré rouge, c’est un drapeau. Cela ne peut pas constituer un laisser-passer aux barbares, non plus qu’un alibi pour les pleutres qui plastronnent et appellent à la fermeté.
Ni la gratuité, ni le gel des frais, ni les hausses, rien de tout cela n’est au cœur de l’Éducation qui est un Projet. Et si le gouvernement est prêt à mourir pour une politique, une simple politique, une politique jamais débattue véritablement, eh bien ce gouvernement aura vécu.
Les boycotteurs n’ont pas raison en tout, mais ils sont précisément portés par ce qui fait défaut à André Pratte : le caractère.




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