L'ex-ministre libérale Marguerite Blais sera candidate pour la CAQ

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C'est au tour des anciens ministres libéraux de se présenter pour la CAQ


Radio-Canada a appris que l'ancienne ministre libérale Marguerite Blais sera candidate dans la nouvelle circonscription de Prévost pour la Coalition avenir Québec (CAQ). « La candidature est attachée », nous ont dit deux sources qui préfèrent garder l'anonymat. La CAQ refuse de confirmer ou d'infirmer l'information.


La nouvelle est surprenante. Marguerite Blais a été élue quatre fois comme députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne, à Montréal.


Le premier ministre Jean Charest l’avait nommée ministre responsable des aînés entre 2007 et 2012.


Écartée du Conseil des ministres


Lors de l’élection du gouvernement Couillard, il y a quatre ans, Mme Blais n’avait pas accédé au Conseil des ministres parce qu'elle devait s’occuper de son mari mourant.


À la suite des décès coup sur coup de son mari et de son frère, elle a annoncé son départ de la politique en 2015.


Elle a plus tard laissé entendre qu'elle aurait souhaité revenir au Conseil des ministres après le décès de son conjoint, et que l’absence de responsabilités ministérielles avait pesé dans sa décision. Elle ajoutait toutefois qu’elle n’en voulait pas à son chef et qu’elle partait en bons termes.


À la défense des aînés


Dans un bref entretien téléphonique, Mme Blais précise qu’elle revient en politique pour aider les aînés et les proches aidants. Elle indique que la CAQ est « porteuse d’espoir » alors que le gouvernement libéral a présenté des propositions dans ce domaine qui auraient pu aller plus loin, selon elle.



Je ne m’en vais pas contre le PLQ, je m’en vais porter une cause plus grande que moi.


Marguerite Blais


Tout indique que l’ex-ministre libérale sera candidate dans la nouvelle circonscription de Prévost au nord de Montréal. Elle y possède une résidence depuis 1989. Elle se mesurera notamment à Paul St-Pierre-Plamondon, du Parti québécois.


« Chacun son choix », disent les libéraux


Interrogé par les journalistes, le premier ministre Philippe Couillard n’a pas semblé ébranlé outre mesure par la nouvelle. Selon lui, les changements de parti, en politique, ne sont rien d’extraordinaire.


« On a fait de belles choses pour les aînés avec Marguerite […] Ça arrive ce transfert d’un parti à l’autre. D’ailleurs, nous, on a Gaétan Barrette, on a Dominique Anglade, on a d’autres personnes qui étaient à l’ADQ avant qui sont venues chez nous. Ça n’enlève rien à l’estime qu’on a pour Marguerite Blais », a-t-il déclaré.


De son côté, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, ne croit pas que Mme Blais pourra arriver à des résultats probants en faisant partie de la CAQ.


« Une chose est sûre, pour pouvoir soutenir des mesures, pour les aînés ou en matière de santé, il faut qu’il y ait une économie qui va bien. Comment la CAQ avec ses propositions va pouvoir aider à adopter de telles mesures? », a lancé M. Fournier.


« C’est son choix personnel. Chacun choisit son système de valeurs. Moi j’ai choisi le système de valeurs de Parti libéral du Québec », a commenté pour sa part la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre. Mme St-Pierre a souligné que Marguerite Blais était l’une de ses amies.


Les commentaires de la présidente du caucus du Parti libéral, Filomena Rotiroti, et du député de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot, sont allés exactement dans le même sens que ceux de leur collègue.


« C’est un choix personnel quand on se lance en politique, alors je lui souhaite bonne chance. Est-ce que je suis déçue qu’elle passe à la CAQ? C’est sa décision », pense Mme Rotiroti.


« Oui c’est une surprise. Mais c’est le choix qu’elle fait Marguerite. Je n’aurai pas plus de commentaires. On va la laisser confirmer. On est encore je pense au stade de rumeurs », dit M. Huot.