Vigile... un site qui doit demeurer éclairant

L'allumeur de réverbère

Tribune libre


Tel que mentionné dans un de mes récents articles publié sur cette tribune sous le titre « Remonter le courant » en date du 7 août 2011, « … j’ai l’impression que les textes des dernières semaines parus sur cette tribune présentent des arguments positifs et constructifs autour de notre combat vers l’indépendance… »
Au chapitre XIV du Petit prince de St-Exupéry, le Petit prince rencontre l’allumeur de réverbère…


« La cinquième planète était très curieuse. C'était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Le petit prince ne parvenait pas à s'expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères.
Cependant il se dit en lui-même:
- Peut-être bien que cet homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli.
Celui-là, se dit le petit prince, tandis qu'il poursuivait plus loin son voyage, celui-là serait méprisé par tous les autres, par le roi, par le vaniteux, par le buveur, par le businessman. Cependant c'est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C'est, peut-être, parce qu'il s'occupe d'autre chose que de soi-même. »

Dans cet extrait, une phrase en particulier retient mon attention : « Au moins son travail a-t-il un sens »…au moins, les efforts réalisés par les sympathisants de l’indépendance pour apporter des éléments positifs dans le débat « ont-ils un sens » puisqu’ils sont « véritablement utiles »!
Quant à ceux qui seraient tentés de « mépriser » sur cette tribune ou ailleurs ces « allumeurs de réverbères », je m’empresse de les inviter à s’occuper
« d’autre chose que de soi-même », en d’autres termes, à se rendre utiles en adoptant le rôle d’allumeurs plutôt que celui d’éteignoirs s’ils ne veulent pas
« paraître ridicules »!
Ainsi, Vigile deviendra de plus ce pour quoi il a été créé, un site éclairant qui est appelé à nous conduire vers notre indépendance en empruntant le chemin sur lequel le choc de nos idées contribuera à faire jaillir la lumière!
Henri Marineau
Québec


Featured 19e390a78eaf9d290f5b6b4a1e389e83

Henri Marineau1801 articles

  • 1 220 970

Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





Laissez un commentaire



1 commentaire

  • Luc Archambault Répondre

    13 août 2011

    CHAPITRE XXI - Le Petit Prince et le renard
    Merci pour votre appui M. Marineau... les éteignoirs comme par exemple, Sylvain Racine dans sa plus récente contribution à la mienne au titre Lettre ouverte à l’UNM, devraient aussi comprendre ce que ce grand fabuliste nous apprend dans le Chapitre 21 de son livre si percutant.
    Il vaut la peine de lire tout le chapitre, mais pour faire court... enfin... moins long, j'en fais ici-bas la relation d'extraits choisis pour dire que nous en sommes soit à nous ignorer, soit à nous apprivoiser les uns les autres, c'est-à-dire à se comprendre, pour AGIR ensemble. La division sur tout empêche l'Action concerté, agissante, efficace. Quand on tire dans tous les sens, la cible peut échapper à de tels tirs. Groupés, centrés sur la bonne cible, c'est tout autre chose.
    C'est cet apprivoisement qui permettra de faire l'UNION de nos forces, rien d'autre ne le pourra. Cela prend du temps, aussi bien s'y mettre maintenant.
    CHAPITRE XXI - Le Petit Prince et le renard - ( extraits )
    C'est alors qu'apparut le renard
    - Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
    - Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
    - Ça signifie "créer des liens..."
    - Créer des liens ?
    - Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
    - On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
    - Que faut-il faire? dit le petit prince.
    - Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
    - Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
    Le petit prince s'en fut revoir les roses:
    - Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne.
    - C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. [...] Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. [...] Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

    Dans cette fable, le renard est une idée nouvelle qui ne demande qu'à être apprivoisée. Le Petit Prince c'est chacun d'entre nous. Les roses, les renards, les humains, les amis, sont toutes les idées qui circulent.
    Ainsi, une idée qui demande à être apprivoisée par soi, par nos élites, par le peuple, ne peut l'être que si on décide de l'apprivoiser, à défaut, elle n'est que semblable à toutes les autres, indifférenciée. Le temps qu'on perd à apprivoiser une idée fait de cette idée une idée importante, et on devient responsable de cette idée qu'on a mis du temps à apprivoiser.
    Quand on me dit que mon idée n'est pas apprivoisable, sauvage, revêche, ne fait que témoigner d'un refus, et ne dit rien de l'idée qu'on a refuser d'emblée d'approcher, patiemment, en prenant le temps de s'ouvrir à cette idée-là, pas une autre. On pense y perdre du temps, mais c'est du temps gagné sur l'indifférence, l'indifférencié, le semblable, le tout se vaut, et rien ne vaut.
    Les canadianisateurs sont passé maîtres dans l'apologie de l'indifférencié, du tout se vaut, y compris donc l'État illégitime qui NIE la primauté effective du principe premier de la démocratie. Autocratie et démocratie, c'est du pareil au même. Tous les politiciens sont médiocres et se valent. Les référendums se valent, ne valent rien donc et pas plus que le reste. On a dit NON à l'État souverain mais cela vaut un OUI à l'État illégitime actuel qui lui ne l'a pas sollicité ce OUI, mais comme tout se vaut...
    C'est alors qu'apparait le renard... de l'UNION de nos forces
    C'est alors qu'apparut le renard bicaméral, celui qui fait en sorte que la députation et le gouvernement du peuple Souverain du Québec s'engage en son nom à appeler ce peuple Souverain à user sans condition ni délai des pleins pouvoirs démocratiques qui sont les siens. Cela pour dès après les élections mettant au pouvoir la COALITION COALITION NATIONALE - Démocratie et Souveraineté du Québec convoquer sous CONSTITUANTE BICAMÉRALE, toute la députation du Québec afin d'INVALIDER et d'appeler ce peuple à INVALIDER tout État qui n'a pas obtenu le OUI de la démocratie électorale et référendaire québécoise et pour VALIDER et appeler ce peuple à VALIDER la Constitution primordiale de la République démocratique du peuple souverain du Québec.
    Quel étrange renard que ce renard là. Jamais vu de pareil. On décide de l'apprivoiser, ou on refuse. On a le choix de se situer dans cette lumière-là ou on décide d'être un éteignoir. Si on est un éteignoir, faut pas se surprendre que l'idée d'indépendance soit éteinte, et qu'on refuse de s'y apprivoiser.
    Le renard de la COALITION NATIONALE - Démocratie et Souveraineté du Québec
    On décide ou pas de tenter l'apprivoisement...