Bernier, l’hétérodoxe

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Ne serait-ce que pour la vertu du débat politique, Bernier devrait participer au débat des chefs





Nous saurons lundi si Maxime Bernier participera aux débats des chefs. Jusqu’à présent, l’élite politico-médiatique a usé de toutes les épithètes pour le délégitimer. 


Certes, les idées de Bernier écorchent les oreilles de l’establishment englué dans la rectitude politique et le conformisme. Mais l’hypersensibilité de quelques esprits anémiques ne justifiera jamais la censure.  


Injuste  


Rappelons que M. Bernier n’est pas un illustre inconnu fraîchement parachuté en politique. Il est député depuis 2006 et a occupé des postes-clés au sein du Parti conservateur. De plus, il présente des candidats dans chacune des 338 circonscriptions à travers le Canada (le Parti libéral n’en compte que 305 !). En revanche, bien que le Bloc Québécois présente à peine 76 candidats, tous au Québec, Yves-François Blanchet participera aux débats.  


Rappelons également qu’à l’instar de Bernier, la chef du Parti vert, Elizabeth May, avait participé à deux débats lors des élections de 2015 alors qu’elle était la seule de son parti à occuper un siège au Parlement.  


Donc, ce qui est valable pour Blanchet ou May devient inconcevable pour Bernier. À une époque où « Justice sociale » est la nouvelle devise universelle, le traitement réservé à Maxime Bernier n’est-il pas profondément injuste ?  


Notre société fait l’éloge du multiculturalisme, mais cautionne la pensée unique. Elle s’autoproclame démocratique, mais veut restreindre la liberté d’expression. Elle prône la justice, mais pratique la discrimination et l’arbitraire. Quelle hypocrisie ! Et quelle ironie de voir la classe journalistique, en théorie attachée à la liberté d’expression, s’escrimer à réclamer la censure de Maxime Bernier.  


Menace  


Parce qu’il est hétérodoxe, Bernier offre une véritable alternative politique. Les Canadiens sont donc en droit de l’entendre. Si ses idées sont aussi saugrenues qu’on le prétend, personne ne devrait le craindre. Or, on note une volonté de le bâillonner. Se pourrait-il que ses rivaux aient peur de l’affronter ? Dans une certaine mesure, Bernier devrait être flatté !