Appui des jeunes au PLQ

À bas le cours Éthique et culture religieuse!

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Tribune libre

Un récent sondage Léger, réalisé pour The Gazette et Le Devoir, indique que 35 % des jeunes électeurs de 18 à 35 ans appuieraient le PLQ, contre 26 % pour la CAQ, 16 % pour le PQ et 8 % pour QS. Le soutien des jeunes au PLQ s’expliquerait par plusieurs facteurs, notamment son fédéralisme ferme, sa position favorable à l’immigration, aux réfugiés et à la liberté de religion.


Fini le temps où les jeunes brandissaient fièrement le drapeau québécois lors de manifestations en faveur de la défense de l’identité et des racines québécoises…Mais à quoi peut-on attribuer ce revirement drastique? En accord avec Richard Martineau, je suis d’avis que l’implantation du cours Éthique et culture religieuse (ECR), auquel ont été soumis toute cette cohorte d’élèves, explique en grande partie cette désertion eu égard aux valeurs patrimoniales et cet engouement pour le multiculturalisme.


Conséquemment, il n’est donc pas surprenant que le PLQ récolte la faveur de toute une génération de jeunes à qui on a inculqué les bienfaits de l’ouverture aux autres religions et d’une politique d’immigration inclusive. D’où le maigre 16 % d’appui chez les jeunes pour le PQ dont les valeurs identitaires ont été balayées au profit du sacrosaint multiculturalisme!


À mon sens, le chemin de retour à la défense des valeurs québécoises risque d’être long et pénible compte tenu du recul qu’il a pris au cours des dernières années, causé notamment par une surenchère déloyale d’une ouverture débridée à une immigration inclusive, bafouant tout respect envers les valeurs et coutumes québécoises…



Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1203 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Claude Richard Répondre

    8 septembre 2018

    Je suis tout à fait d'accord avec vous et avec Richard Martineau. Le cours ECR, sous couvert d'ouverture aux autres religions que le catholicisme, est une charte et une apologie du multiculturalisme. On pourrait aborder le multiculturalisme à l'école, mais le faire sans une mise en contexte est une erreur monumentale. Les jeunes savent-ils que le multiculturalisme a été introduit par Pierre Elliot Trudeau dans la charte des droits canadienne pour faire pièce au nationalisme québécois? Pas au départ, c'est normal. Mais est-ce que les enseignants le leur disent? Il y a fort à parier que non dans 95% des cas.


    Il est alors peu surprenant que les jeunes se rangent derrière un parti libéral aussi engagé envers le multiculturalisme. Le cours ECR leur a seriné à satiété que l'enfer se cachait derrière ceux qui critiquaient cette idéologie. Avec la complicité des enseignants? Qui ne dit mot consent. Même si probablement plusieurs enseignants ont des doutes sur les vertus du multiculturalisme, combien en font part à leurs élèves? Ils seraient pourtant bien justifiés de le faire. La conscience des enseignants vaut autant que la volonté des puissants de nous soumettre.