Faut-il nier les statistiques criminelles lorsqu'il s'agit de Noirs ou d'autochtones?
10 janvier 2026
Un nouveau document éclairant sur le rapport étroit entre criminalité et jeunes Noirs, maghrébins et autres minorités ethniques qui arrivent ici criminels et qui viennent ici pour mener une vie de crime.
La surreprésentation des membres de minorités ethniques et racisées dans les lieux de détention et dans les centres de réadaptation pour mineurs est documentée depuis longtemps en Amérique du Nord et en Europe. Aux États-Unis, par exemple, le plus récent rapport sur cette question (National Council on Crime, 2007), dont l’analyse porte sur la période 2002 à 2004, a révélé un cumul de désavantages pour les jeunes Noirs. Ces derniers, qui représentent 16% de la population des jeunes de douze à dix-huit ans aux États-Unis, comptent pour 28% des arrêtés et 34% des référés en Cour juvénile (et inculpés). En Angleterre, les jeunes Noirs étaient aussi largement surreprésentés dans le cadre du système de justice pour mineurs en 2001-2002 (Hood et Feilzer, 2004).
Si la situation au Québec comporte des caractéristiques particulières en lien avec l’histoire de l’immigration et l’évolution des rapports entre les francophones et les anglophones, il semble néanmoins y avoir des traits communs avec ce qui se passe ailleurs en ce qui concerne les trajectoires différentielles des jeunes des minorités dans le système de justice pour mineurs.
À Montréal, le taux de surreprésentation des jeunes Noirs est ainsi de 2,24 fois leur poids dans la population.
Source: La surreprésentation des jeunes noirs montréalais dans le crime
Est-ce à l'avantage de la sécurité publique du Québec et de ses citoyens qu'il y ait une multiplication de candidats enclins à la violence et au crime, dès leur plus jeune âge?

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