Éducation

Vous voyez bien ce que je veux dire!

William et Harry, les frères désunis

Tribune libre

Selon l’Enquête sur la réussite à l’enseignement collégial réalisée auprès de 30 000 cégépiens en 2021 dans le cadre du chantier sur la réussite, la qualité du français écrit, lors de leur première année, est pitoyable.

Il n’en fallait pas davantage pour que me revienne en mémoire l’argument ultime que mes élèves du secondaire me servaient pour justifier leurs fautes de français : « Mais voyons, monsieur, vous voyez bien ce que je veux dire! » C’est dire jusqu’à quel point ils étaient peu préoccupés par la qualité de leur français écrit et, en corollaire, tous les stratagèmes inimaginables que je devais emprunter pour les amener à respecter les caprices de leur langue maternelle. Après tout, l'orthographe...Bof!

Entre autres moyens, je n’ai jamais hésité à ressortir les bonnes vieilles dictées des boules à mites, au grand plaisir des parents. De plus, occasionnellement, les élèves devaient réaliser une courte production écrite sur un sujet de leur choix, et me la remettre le lendemain. Je la corrigeais et ils devaient ensuite procéder à la correction de leurs erreurs. Après tout, n’est-ce pas en écrivant qu’on apprend à écrire?

Aujourd’hui, avec l’avancement constant des nouvelles technologies dans l’enseignement, le défi des enseignants de français au secondaire est titanesque, les élèves disposant entre autres d’un dictionnaire en ligne et d’un logiciel de correction, tel Antidote. Et, malheureusement, lorsqu’ils arrivent au cégep et qu’ils doivent faire glisser un crayon sur du papier, ils frappent carrément un mur.

Voilà pourquoi les enseignants du secondaire doivent ressortir les dictionnaires et les grammaires des armoires, les dépoussiérer et les remettre à leurs élèves en prenant bien soin de leur donner un petit cours sur l’utilisation de ces manuels de référence... sortis des contes des mille et une nuits aux yeux des élèves.

William et Harry, les frères désunis

La diffusion des trois derniers épisodes du documentaire de Netflix Harry & Meghan dans lequel le couple donne sa version des faits sur sa rupture fracassante avec la monarchie britannique en 2020, a vite fait le tour du monde.

Au cours de ces épisodes, Harry cible particulièrement son frère aîné William, l’héritier du trône, duquel il semblait pourtant si proche jusqu’à son mariage avec Meghan. Les deux frères auraient couper le contact depuis le départ du duc et la duchesse de Sussex pour la Californie.

Dans le documentaire, Harry plonge littéralement dans l’intimité familiale lorsqu’il raconte avec moultes détails la rencontre au sommet en janvier 2020 en rapport avec son projet de déménager à l’étranger avec Meghan, en proposant du même souffle d’être « moitié dedans, moitié dehors » de la famille royale

Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est au moment où Harry accuse l’entourage de William d’être à l’origine de la couverture négative de son couple dans les médias, qui, selon lui, était due au fait qu’il « volait la vedette » à d’autres membres de la famille royale.

Harry publiera en janvier ses mémoires fort attendues, Le Suppléant. De leur côté, Charles, la reine consort Camilla, William et Kate, ont, quant à eux, prévu d’afficher l’unité de la famille royale en assistant ensemble au concert de Noël royal à l’Abbaye de Westminster.

Au Royaume-Uni, la popularité de Harry et Meghan a encore chuté juste avant la sortie du documentaire, alors qu’ils étaient déjà les membres de la famille royale les plus impopulaires après le prince Andrew, au cœur d’un scandale sexuel ces dernières années.

Dans toute cette saga, je retiens que les deux frères de la famille royale, qui ont été jadis très unis, vivent maintenant la colère et la hargne l’un envers l’autre, et que la jalousie de William et Kate envers la popularité des Sussex en serait, à mon avis, la cause principale, un dur coup pour la monarchie britannique à la veille du couronnement de Charles III, jouissant d’une popularité pour le moins mitigée. 


Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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