SURVIVRONS-NOUS À L’HYSTERIE ?

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« La diarrhée tue 1,8 million de personnes par an dans l’indifférence générale. »

S’il était permis à des néophytes de la pandémie de s’exprimer sur la vague d’hystérie collective qui submerge le monde en ce début d’année 2020, voici ce qu’ils pourraient être tentés de se dire à eux-mêmes pour maintenir leurs pensées droites et éviter que leur(s) raison(s) ne vacille(nt) dans la folie d’un monde devenu foule :


D’après l’OMS : « Jusqu’à 650 000 décès seraient associés chaque année aux affections respiratoires dues à la grippe saisonnière, selon de nouvelles estimations publiées par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC), l’Organisation mondiale de la Santé et leurs partenaires de l’action sanitaire mondiale. »


 Voir le site de l’OMS ICI


La grippe porcine (H1N1) de 2009 aurait infecté 1,4 milliard de personnes dans le monde et aurait tué jusqu’à 575 000 personnes à elle seule.


 Voir l’analyse publiée dans The Lancet – Infectious Diseases ICI


Aux États-Unis, la grippe de 2017-18 a infecté 41 millions de personnes et en a tué 61 000.


 Voir ICI


La diarrhée tue 1,8 million de personnes par an dans l’indifférence générale. La diarrhée tue 525 000 enfants âgés de moins de 5 ans chaque année.


 Voir le site de l’OMS sur la question ICI


Les maladies respiratoires tuent de l’ordre de 3,9 millions de personnes chaque année dans le monde.


 Voir le site de l’OMS sur la question ICI


A ce jour et après 4 mois d’épidémie, nous déplorons 750 000 cas de personnes infectées et près de 35 000 morts du Coronavirus dans le monde. Si, pour être conservateurs, nous étalons la période de contamination mondiale à une période d’un an, il faudrait que dans les 9 mois qui restent nous ayons plus de 60 000 morts par mois dans le monde attribuables au COVID-19 pour égaler le nombre de mort de 2009 dus au H1N1.


Il ne s’agirait alors que d’égaler cette pandémie de 2009 qui n’a pas créé une situation mondiale d’hystérie politique et médiatique. Donc, on peut raisonnablement penser que pour justifier une hystérie collective mondiale il faudrait que le nombre de morts soit au moins le double, le triple, voire le quadruple, autrement dit monte à 120 000, 180 000 ou 240 000 morts par mois jusqu’à la fin de l’année.


Pour le moment nous en sommes à moins de 10 000 morts par mois au niveau mondial, sachant que certains pays ont atteint le pic depuis plusieurs semaines, ont endiguée le plus fort de l’épidémie ou sont au stade où l’épidémie se stabilise et que d’autres sont, en revanche, encore dans la phase d’ascension de celle-ci.


 Tous les chiffres officiels par pays : ICI


Pour justifier l’hystérie générale qui entoure ce nouveau virus et les mesures radicales qui ont été prises par certains pays, l’arrêt des économies nationales et les confinements à l’échelle de pays entiers notamment, il faudrait que :


 Le taux de propagation du COVID-19 soit beaucoup (beaucoup) plus élevé sur une même période (un pourcentage de la population mondiale attrapant le virus beaucoup plus important que pour une grippe classique ou que pour le H1N1).  Le virus du COVID-19 soit beaucoup (beaucoup) plus dangereux et létal que les précédents.  Qu’il n’y ait pas de remède, médicaments, vaccins disponibles ou capables d’être développés à court terme pour l’endiguer.


Or, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun de ces trois éléments ne semble ou n’est présent dans notre situation actuelle.


Bien au contraire. Les données que nous avons tendent plutôt à prouver que :


 La nouvelle pandémie n’est pas plus mortelle que les précédente (voir ci-dessous)

Il n’y a pas de progression exponentielle des cas de décès, même en Italie, en France ou en Espagne : le nombre élevé de cas de mortalité est lié au fait que ces pays, ne faisant pas de tests massifs, ils évaluent la mortalité principalement en la rapportant au nombre de personnes dont on sait qu’elles sont infectées (ignorant tous les asymptomatiques), alors qu’il faudrait savoir combien de personnes sont des porteurs asymptomatiques du virus et les inclure dans le dénominateur des personnes infectées :


The Misleading Math of Coronavirus Death Rates

o En Italie, voir le cinquième tableau « Daily New Deaths » : ICI

o En France, voir le cinquième tableau « Daily New Deaths » : ICI

o En Espagne, voir le cinquième tableau « Daily New Deaths » : ICI


 Que les morts élevés dans certains pays, sans être très exceptionnels, s’expliquent par des facteurs propres à ces pays et aux méthodes utilisées pour endiguer l’épidémie : mauvaise organisation ; destruction du service public de l’hôpital ; concentration des cas dans quelques hôpitaux débordés ; suppression de postes d’infirmiers disponibles ; état de santé de la population ; une manière peu scientifique de compter les morts du COVID-19, etc. (voir ci-dessous)


 Que les chiffres sont « enflés » par des médias qui exagèrent et dramatisent : ils ne comparent pas les épidémies entre elles, mais se focalisent sur des drames particuliers, rejetant ainsi une analyse rationnelle au profit d’un traitement émotionnel de la réalité.


o Quelques références sur les derniers points évoqués :


1. Sur l’absence de données fiables et aussi sur l’étude portant sur le Paquebot Diamond Princess (seul espace entièrement confiné à partir duquel on a pu extrapoler les données parce que l’on connaissait parfaitement le nombre de morts et le nombre réel de personnes contaminées, que ces dernières soient asymptomatiques ou symptomatiques) A fiasco in the making ? As the coronavirus pandemic takes hold, we are making decisions without reliable data

2. L’analyse du Docteur Didier Raoult : ICI

3. 12 Experts Questionning the Coronavirus Panic

4. Sur les chiffres avancés par les médias, voir cette vidéo assez complète : Coronavirus, les chiffres sont faux

5. Sur le nombre « relativement » élevé de morts en Italie et les explications possibles :


Why have so many coronavirus patients doed in Italy ?

Une étude montre que seulement 12% des personnes mortes avec le Coronavirus en Italie sont morte du Coronavirus : « In this article, Professor Walter Ricciardi, Scientific Adviser to, Italy’s Minister of Health, reports, “On re-evaluation by the National Institute of Health, only 12 per cent of death certificates have shown a direct causality from coronavirus, while 88% patients who have died have at least one pre-morbidity – many had two or three. »

6. The Misleading Arithmetic of COVID-19 Death Rates

7. The Misleading Math of Coronavirus Death Rates

8. Lire l’article paru dans The Spectator le 28 mars qui éclaire sur la manière dont on attribue les morts à telle ou telle maladie (en Angleterre) : How deadly is the coronavirus ? It’s still far from clear


Comment se fait-il, alors, qu’en l’absence de telles données, nous soyons tombés dans une telle hystérie ?


Est-ce parce que :


 Le principe de précaution nous impose une telle réaction ? Mais, alors, pourquoi lors des précédentes épidémies nous n’avons pas réagi de la sorte ?


 L’épidémie est nouvelle et imprévisible ? Il y a chaque année de nouvelles maladies imprévisibles qui n’entrainent pas le monde au bord de la crise de nerf. Qu’est-ce qui justifie, dans notre situation actuelle, une telle différence de traitement et de réaction ?


 La Chine ayant sur-réagi a donné l’impression que la maladie était particulièrement grave ? Vu le très faible nombre de morts en Chine par rapport à sa population, on peut le penser. Mais, cela ne justifie pas qu’autant de pays dans le monde adoptent la même réaction hystérique face à l’épidémie.


 La Chine trafique ses chiffres (ses morts du Coronavirus seraient beaucoup plus élevés) ? A-t-on vraiment des éléments pour affirmer cela ? Faut-il alors penser que l’Allemagne aussi trafique ses chiffres, dans la mesure où le nombre d’infectés est plus élevé qu’en France, mais le nombre de morts beaucoup plus bas ?


 En Italie le nombre de morts semble très élevé et qu’il n’y a pas d’explication particulière propre à ce pays ?

 Nos hôpitaux étant débordés (du moins, les hôpitaux publics) ils donnent l’impression que la situation est très grave ?

 Nos dirigeants ont vu une opportunité d’accuser un virus d’une crise financière inévitable, déviant ainsi la colère des peuples de leurs propres responsabilités à venir ?

 Tout simplement parce que nos dirigeants sont incompétents ?  Le lobby pharmaceutique a vu une opportunité juteuse dans la « catastrophe » ?

 Les médias américains, ont saisi là l’occasion de faire tomber Trump ?  Pour une ou plusieurs de ces raisons à la fois ?


En présence ou pas de raisons pouvant expliquer l’hystérie collective mondiale, il semble bien difficile d’expliquer rationnellement, cependant, les actions de la France dans ce domaine :


 Pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas pris les mesures qui s’imposaient pour produire des masques ?

 Pourquoi n’a-t-il pas produit les tests alors que des entreprises privées le lui proposaient ?

o Coronavirus : Un généticien propose de fabriquer des tests, l’administration refuse

L’Etat refuse l’aide du laboratoire vétérinaire d’Indre-et-Loire capable de réaliser 1.000 tests par jour

 Pourquoi a-t-il refusé l’aide des industriels pour produire rapidement des respirateurs ?

Respirateurs artificiels : l’état refuse l’aide proposée par les industriels

 Pourquoi n’a-t-il pas mobilisé les hôpitaux privés qui sont vides ?

"Nos établissements sont totalement vides" déplore la fédération de l’hospitalisation privée

 Pourquoi s’est-il longtemps opposé à la chloroquine ?

Why France is hiding a cheap and tested virus cure

 Pourquoi a-t-il ignoré les conseils d’un spécialiste mondiale de la question (Didier Raoult) ?

 Pourquoi n’a-t-il pas mobilisé de ressources financières pour la seule usine en France qui produisait de la chloroquine et qui est en état de redressement judiciaire et qui attend toujours une aide de l’État pour relancer sa production ?

Famar : le seul fabriquant de chloroquine en France pourrait fermer ses portes

 Pourquoi, une fois acceptée la chloroquine, ne l’a-t-il autorisée que dans les cas où il ne fallait pas l’utiliser, c’est-à-dire pour les cas critiques (pour les personnes intubées dont la charge virale est déjà faible, lorsque la chloroquine ne sert plus à rien), comme le Docteur Didier Raoult l’avait déclaré peu de temps avant ?

Pr C Perronne : c’est la décision inverse qui a été prise : la Chloroquine est efficace en dépistage précoce

Didier Raoult sur l’essai clinique Discoverv à l’échelle européenne portant sur la Chloroquine : « Si on avait envie de prouver que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement »

 Pourquoi le Ministère de la Santé a-t-il classé l’hydroxychloroquine comme substance vénéneuse le 13 janvier 2020, alors que ce médicament était en vente libre depuis des décennies ? On pourrait répondre, pour donner du crédit au gouvernement, que cette mesure a été prise pour ne pas faciliter l’automédication qui peut entraîner des graves conséquences médicales. Mais, dans ce cas, cela signifie-t-il que les autorités françaises s’attendaient à une épidémie et qu’elles n’ont rien fait pour s’y préparer. Alors, pourquoi les autorités ne s’y sont pas préparées ?


o Voir l’arrêté ICI

 Est-ce que seule l’incompétence répétée d’une équipe gouvernementale peu expérimentée peut expliquer de telles décisions désastreuses ?

 Est-ce l’inimitié entre le mari de l’ancienne Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et Didier Raoult qui explique l’aveuglement de la France dans ce domaine ?

 Le gouvernement a-t-il voulu privilégier la solution des grandes firmes pharmaceutiques, un vaccin, au détriment d’un produit peu cher et facile à produire ?

 Est-ce parce qu’il est normal, dans un régime démocratique et républicain, de punir et de surveiller un peuple en le mettant en résidence surveillée pour des fautes que ses gouvernants successifs ont commises depuis 30 ans ?


Pourquoi la France, l’Italie et l’Espagne n’ont pas fait comme la Suisse ou la Corée du Sud et d’autres pays où les libertés publiques n’ont pas été mises à mal et où les méthodes se sont avérées très efficaces ?


 Suisse : La Suisse écarte tout confinement face au Coronavirus :


o « La Suisse ne suit pas, pour l’instant, l’exemple de ses voisins. Si le pays a durci vendredi ses mesures face au coronavirus, interdisant les rassemblements de plus de 5 personnes, il a écarté tout confinement. Les autorités estiment en effet que cela relève de la « politique spectacle ».


 Corée du Sud : ICI

« La stratégie du gouvernement du président sud-coréen Moon Jae-in consiste en une communication transparente par la technologie, la responsabilisation de la population, un dépistage massif de 20 000 tests par jour et un traçage complet du parcours et des contacts de chaque personne positive afin de repérer rapidement les foyers de contamination. Sans mettre en place de confinement, ces mesures permettent l’aplatissement rapide de la courbe de contamination à partir du début du mois de mars autour de 8 000 puis 9 000 cas, bien en-dessous des dizaines de milliers de l’Italie, de l’Iran, de l’Espagne, de la France et des États-Unis. Le nombre de morts est très inférieur également. Plusieurs pays comme l’Allemagne ont adopté une politique semblable à celle menée en Corée du Sud. »

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Si, parvenant à échapper à la foule des experts et à leurs intermédiaires (les médias), les néophytes de la pandémie avaient réussi à se convaincre de ne pas s’abandonner au lynchage de leurs pensées jugées mauvaises par l’air du temps, peut-être, pourraient-ils espérer s’extraire encore un moment de l’hystérie collective et des promesses d’apocalypses et d’abîmes qui ont submergé leurs semblables.


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« L’épidémie d’influenza qui, il y a peu d’années, fit périr, à Paris seulement, 5.000 personnes en quelques semaines, frappa très peu l’imagination populaire. Cette véritable hécatombe ne se traduisait pas, en effet, par quelque image visible, mais seulement par les indications hebdomadaires de la statistique. Un accident qui, au lieu de ces 5.000 personnes, en eût seulement fait périr 500, mais le même jour, sur une place publique, par un accident bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, eût au contraire produit sur l’imagination une impression immense. La perte probable d’un transatlantique qu’on supposait, faute de nouvelles, coulé en pleine mer, frappa profondément pendant huit jours l’imagination des foules. Or les statistiques officielles montrent que dans la seule année 1894, 850 navires à voile et 208 à vapeur ont été perdus. Mais, de ces pertes successives, bien autrement importantes comme destruction de vies et de marchandises qu’eût pu l’être celle du transatlantique en question, les foules ne se sont pas préoccupées un seul instant. Ce ne sont donc pas les faits en eux-mêmes qui frappent l’imagination populaire, mais bien la façon dont ils sont répartis et présentés. Il faut que par leur condensation, si je puis m’exprimer ainsi, ils produisent une image saisissante qui remplisse et obsède l’esprit. Qui connaît l’art d’impressionner l’imagination des foules connaît aussi l’art de les gouverner. »


La Psychologie des foules

Gustave Le Bon

1895


Guillaume de Rouville