J’ai maintenant atteint l’âge vénérable de 78 ans. J’ai pu assister aux dernières années de Maurice Duplessis, aux années glorieuses du « maître chez-nous » de Jean Lesage, à la fondation du Parti québécois (PQ) par René Lévesque, à l’étapisme de Claude Morin, au beau risque de René Lévesque, aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard, et enfin aux référendums crève-coeur de 1980 et particulièrement de 1995.
Trente années se sont écoulées depuis la dernière consultation populaire sur l’indépendance du Québec. Le contexte géo-politique a atteint un degré d’instabilité alarmant créé par l’ineffable président américain Donald Trump dont le mandat se termine en 2028. En revanche, dès son élection à la tête du PQ, Paul St-Pierre Plamondon PSPP) s’est engagé à tenir un référendum sur la souveraineté du Québec au cours d’un premier mandat s’il est appelé à former un gouvernement majoritaiire le 5 octobre 2026.
Dans un tel contexte explosif, nombreuses sont les voix qui dénoncent les intentions de PSPP l’affublant de tous les qualificatifs gravitant autour de l’irresponsabilité. Pour la troisième fois, les Québécois sont confrontés à la peur, cette inextricable peur dont le but inavoué est de créer un climat d’incertitude et d’insécurité dans la tête des Québécois.
Dans son allocution suivant l’élection de la candidate du PQ à l’élection partielle dans Chicoutimi, le chef péquiste a souligné la « fenêtre » de quatre ans dont il disposerait pour choisir le moment opportun pour convoquer les Québécois aux urnes, ce qui pourrait coïncider avec le départ de Trump de la Maison blanche. Quoi qu’il en soit, les partis d’opposition de connivence avec Ottawa seront toujours à l’affût des situations pouvant déclencher le sentiment de peur chez les Québécois lorsque viendra le temps de la campagne référendaire sur la souveraineté du Québec.
En bref, le défi est entre les mains de PSPP et de son équipe. À eux de créer l’atmosphère de sécurité autour de leur projet d’indépendance du Québec. En ce qui me concerne, j’attends depuis cinquante ans ce moment de libération du joug du fédéral. Dans l’espoir que ma « bonne étoile » me permettra cette fois-ci d’y assister!
Henri Marineau, Québec















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