C’est fatiguant d’errer comme Beauchemin
11 août 2015
Pour en finir avec la fatigue chronique
Ce qui importe de comprendre, c'est que la nation repose sur les assises d'un État. Même un État annexée, comme le nôtre.
« Nation : un peuple en possession d'un État » (K Deutsch)
« L’histoire mondiale ne retient que les Nations qui se sont constituées en Etats » F.W. Hegel
La fatigue découle du fait que depuis 40 ans, la stratégie adoptée pour sortir de cette annexion qui mène à l'assimilation (M Séguin) est complètement déconnectée de la réalité.
Le mouvement souverainiste de masse est le produit de la Révolution tranquille, moment où la direction politique découvre que seul l'État agit avec envergure :
« le seul levier dont les Québécois disposent, c’est leur État » (René Lévesque)
L'erreur historique fut d'abandonner le développement de notre État pour partir à la quête d'un pays fantasmé ; qu'on obtient avec une marque sur un bout de papier.
La souveraineté (changement de statut de notre État) n'est pas un souhait mais, une sommes.
Notre défi est de se doter d'une doctrine politique (unité de pensée) qui ramène le projet de souveraineté dans le champs du réel. Retour à l'État donc : le défendre et en reprendre le contrôle des mains des prédateurs qui le squattent à leurs profits actuellement, sans grande réaction du mouvement souverainiste.
Ce changement de paradigme a des chances de se mettre en place sous la direction politique de Pierre Karl Péladeau :
« L'essentiel c'est la souveraineté, le référendum, une modalité »
Pour sortir du syndrome de la fatigue chronique, il faut comprendre que c'est l'État qui porte la Nation :
« L'État, la voie royale » (PKP, suite au départ de M Parizeau)
JCPomerleau
