Secret bien gardé à la CDPQ
17 novembre 2010
Très pertinent votre texte.
J'ai eu l'occasion de me pencher sur le cas de la Caisse à tître de gérant d'estrade de l'économie. Vigile a été le seul média à publier mes textes.
Juste une petite mise au point. Il faut se concentrer, non pas sur les pertes de 40 milliards, elles auraient été de 30 milliards si la Caisse avait eu un rendement comparable aux autres fonds de mêmes catégories. Il faut donc se concentrer sur la sous performance de la Caisse qui est de 10 milliards pour 2008 et 5 milliards pour 2009.
Une semaine avant la publication du bilan désastreux de la Caisse (2008) j'ai publié ce texte pour identifier les acteurs du scandale du papier commerciale:
http://www.vigile.net/Quebec-sink
Sur le rôle des agences de notations de Toronto qui ont floué le Québec de 10 milliards !
http://www.vigile.net/Le-Quebec-floue-de-plus-10
Les raisons de la sous performance de la Caisse par rapport au autres fonds de mêmes catégories; de 10 milliards en 2008 et 5 milliards en 2009. Directement attribuable au changement de loi sur la gouvernance de la Caisse, adopté sous le bâillon en 2004 par le Gouvernement Charest:
http://www.vigile.net/La-Caisse-Tripotage-politique-et
Changement de loi qui a donné le pouvoir au Bureau du Premier ministre de nommé le Président du C.A. de la Caisse; ce qui a conduit à une prise de contrôle du bas de laine des québécois par des intérêts complètement étranger aux notres.
http://www.vigile.net/La-Caisse-Alerte-rouge
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Au sujet de ce que savait M François Legault:
(....)
Lors de la dernière élection (2008), alors que des signes inquiétant parvenaient de la Caisse au sujet de pertes record, ce qui pouvait faire dérailler la réélection des libéraux. Les dirigeants de la Caisse sont venus à la rescousse de Charest pour dire, lors d une conférence de presse, qu’il n’y avait pas de problème de "liquidité" :
" (…) la Caisse a cherché à se faire rassurante sur l’ampleur des liquidités dont elle dispose et sur la façon dont elle sera affectée par la crise financière actuelle. Les hauts dirigeants actuels, Pierre Brunet et Fernand Perreault, ont affirmé qu’il n’existait actuellement pas de problème de liquidités, dont le niveau est de 20 G$, ont-ils dit." (21 novembre 2008)
http://lapresseaffaires.cyberpresse…
Cette sortie des dirigeants de la Caisse en pleine campagne électorale était une commande politique qui n’avait pour but que de sauver la campagne de Jean Charest et assurer la réélection des libéraux. Sait-on ce que nous a coûté cette opération de transformation de la Caisse, en Caisse "électorale" de dépôt ?
« À l’automne 2008, la Caisse avait réduit du tiers (de 36,3% à 22,4%) sa pondération en actions. À l’époque, le président par intérim Fernand Perreault avait justifié la braderie en pleine débandade boursière afin « de protéger le capital des déposants ».
Ce chamboulement rapide du portefeuille avait coûté 2 milliards en 2008.
En 2009, la sous-pondération en actions aura privé la Caisse d’un point de pourcentage en rendement, selon Bernard Morency, responsable à la Caisse des relations avec les déposants et des initiatives stratégiques. Sur un portefeuille de 120 milliards au 31 décembre 2008, la braderie aura encore coûté 1,2 milliard en manque à gagner l’an dernier. »
http://lapresseaffaires.cyberpresse…
Ces pertes « réalisées » auraient été évitées si le gouvernement avait répondu à l’invitation de l’opposition qui était prête à collaborer à ce que l’État vienne à la rescousse de la Caisse pour éviter la vente de feu : « …si c’est vrai que la caisse a des problèmes importants de liquidités, est-ce qu’il y a lieu d’aider la caisse au niveau des liquidités ? Il va falloir voir. Mais, d’abord, on veut savoir » (M. Legault, 4 novembre 2008)
http://www.assnat.qc.ca/Fra/conf-pr…
Mais Mme Jérôme-la Sacoche-Forget a préféré continuer à cacher la situation plutôt que de répondre à l’invitation de l’opposition pour ne pas que la gravité de la situation à la Caisse soit connue du public, ce qui eut été désastreux en pleine campagne électorale. Combien nous a vraiment coûté cette manœuvre bassement politique, au MINIMUM 3,2 milliards ; seule une enquête publique pourrait nous révéler les coûts véritables de ce tripotage politique.
On sait maintenant que cette vente de feu a eu des incidences, non seulement sur les résultats de 2008 mais aussi sur ceux de 2009 :
« La sous-pondération des marchés boursiers au début de 2009 a fait rater à la Caisse une partie de la relance des Bourses. C’est d’ailleurs dans le premier semestre que la Caisse a souffert de la comparaison avec l’indice de référence de ce secteur. L’institution avait alors enregistré un rendement légèrement négatif (-0,3%), pendant que l’indice était à 4,7%. Dans le deuxième semestre, la Caisse a fait mieux, avec un rendement de 10,4%, contre 9% pour l’indice. »
http://lapresseaffaires.cyberpresse…
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JCPomerleau
