Le Québec, floué de plus 10 milliards par Toronto !
26 décembre 2010
La finance théorique:
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Fabrice Tourre est l’un de ces quants (« quantitative analysts »), ingénieurs et autres scientifiques que les institutions financières s’arrachaient à prix d’or pour qu’ils montent des « transactions complexes, à fort effet de levier, exotiques, sans forcément comprendre toutes les implications de ces monstruosités », selon les termes d’un des courriels privés de ce trader de Goldman Sachs, dont la révélation fit scandale.
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La finance théorique est née en 1973 avec les travaux de Fischer Black et de Myron Scholes, qui mettaient en rapport le prix implicite d’une option et les variations de l’actif auquel elle est liée. Les aspects mathématiques du modèle seront développés peu après par Robert Merton, et la formule Black-Scholes — parfois présentée sous le nom de Black-Scholes-Merton (BSM) — et ses différentes déclinaisons serviront de fondement à la création d’un nombre infini de produits dérivés.
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Par le biais des équations et des algorithmes, elle transmute le plomb des créances pourries en titres d’or notés AAA. Certaines fictions sont utiles : l’innovation financière, comme l’a expliqué M. Greenspan, crée de la valeur. Et la valeur justifie les bonus...
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http://www.monde-diplomatique.fr/2010/08/WARDE/19567
JCPomerleau
