Un autre référendum ? Non merci !
28 août 2023
À vous lire tout un chacun, je pense sincèrement que ce sont les juristes qui font les pays, alors que ça devrait être les peuples. C’est pour cela que les guerres arrivent et déchirent tout, afin de tout recommencer! Un trop souvent éternel recommencement…
Le peuple du Québec n’est plus au diapason de se faire un pays francophone et laïc; le gouvernement de la CAQ fait tout en son pouvoir (intransigeante loi 21 et la loi 96) pour éteindre les dernières espérances de certaines personnes qui croient et rêvent que le Québec devienne bientôt un pays de plus sur la planète Terre, laquelle se meurt de plus en plus.
Pour passer du rêve à la réalité, ça prend des moyens que le Québec n’a plus depuis les plaines d’Abraham; c’est là une réalité triste, mais vraie.
La seule réalité qu’il nous reste est celle de nous débattre avec nos juristes qui connaissent bien les lois et l’histoire afin de mettre le pain sur la table, en paix avec nos voisins.
Les discours à la Jean Chrétien et autres tenants de l’ordre et de la loi à la François Legault (lois 21 et 96) cesseront un jour, mais leur silence ne transformera pas un rêve d’indépendance en réalité; l’indépendance exige une autonomie, une capacité de l’être; la réalité est la vérité, et celle-ci est que nous avons perdu nos moyens et notre pari d’antan, il y a quelques siècles : nous avons perdu notre capacité d’être indépendants et de mettre le pain sur la table. Nous pensions qu’après avoir tenu en respect les Premières Nations, nous avions tout réglé! D’autres avaient vu plus juste en termes de conquête! Et les Français de France sont allés voir ailleurs, avant de revenir, mais trop tard!
Et notre jeunesse d’aujourd’hui, trop américanisée aux valeurs des États-Unis, rêve de richesses personnelles beaucoup plus qu’un pays pour nous tous, en paix avec ses voisins.
Il fallait réussir nos référendums, dans la paix, et nous avons échoué; qui veut maintenant la guerre?
Que la paix soit maintenant avec nous tous, et débattons-nous sans la guerre et sans pays. La vie est plus importante que les juristes et l’histoire.
François Champoux, Trois-Rivières