Langue française — la « dynamique du déclin »

Québec

Mettre la défense du français au coeur de la bataille électorale

Ressuscitons la vraie loi 101!



Les quatre partis du Québec se disent en faveur d’un renforcement du français et nous voilà plongés depuis hier dans une campagne électorale fédérale. L’occasion n’est-elle pas belle de raviver l’esprit de la loi 101 de Camille Laurin, celle d’avant sa « castration » par la Cour suprême ?

Québec

Il faut pourtant sortir du nationalisme purement linguistique : nous ne voulons pas des islamistes francophones

Langue française: renverser la tendance lourde



François Legault a jeté son dévolu sur son ministre de choc Simon Jolin-Barrette pour prendre à bras-le-corps l’enjeu de la langue française au Québec, signe que son gouvernement prendrait cette question au sérieux. C’est un ministre « capable », selon le mot qui circule dans son entourage, ce qui n’apparaît guère charitable pour Nathalie Roy, la ministre de la Culture et des Communications, qui assumait jusqu’à maintenant la responsabilité de la promotion de la langue française. Mais pour un gouvernement qui se targue de carburer aux résultats, cette nomination évitera, nous l’espérons, bien des tâtonnements oiseux.

Québec

Refaire une loi 101 en utilisant la clause dérogatoire pour éviter son invalidation par la Cour suprême

Vers un automne de la loi 101?



Tous les partis représentés à l’Assemblée nationale sont désormais disposés à rouvrir la Charte de la langue française — même le Parti libéral.

Québec

« Défendre la qualité de la langue au Québec risque de ranger ses partisans dans le camp des élitistes. »

Ah, le français au Québec!



Ainsi donc, les partis politiques québécois sont prêts à « rouvrir » la Charte de la langue française. Même le PLQ vient de sortir de sa torpeur toute couillardesque en désirant améliorer certains éléments de la loi 101. Que ne feraient pas les libéraux pour retrouver une espèce de virginité en la matière ? La désaffection spectaculaire des francophones face au PLQ n’est certes pas étrangère à ce sursaut.

Canada

Le bilan du bilinguisme canadien est catastrophique : après 50 ans, c'est l'assimilation graduelle de tous les francophones hors Québec

Le nécessaire « renippage » du bilinguisme canadien



On célébrera le 7 septembre prochain les 50 ans de la Loi sur les langues officielles. Avec raison, cette grande opération d’ingénierie sociale a changé durablement le Canada. Je ne dis pas « à jamais », mais certainement dans le bon sens et pour longtemps, même si l’on peut toujours faire mieux.

Québec

Il faut arrêter de se mentir : le Canada est un pays anglophone

Les langues officielles, un « disque qui saute » depuis 50 ans?



Un homme s’approche de nous avec un grand sourire. « Ah! Vous êtes arrivés… » s’exclame-t-il avec un accent qui semble être celui des Acadiens. Ivanoh (le photographe de Radio-Canada) et moi-même attendons sur un banc, devant un café de la rue Sherbrooke où nous devons rencontrer Mélanie Joly, ministre des Langues officielles, pour discuter de l’état des lieux, 50 ans après l’entrée en vigueur de la loi faisant du Canada un pays bilingue, le 7 septembre 1969.

Québec

« Autrement dit, le Québec n’est pas une société bilingue. »

Reprendre la bataille du français



Simon Jolin-Barrette s’est imposé avec la loi 21 comme une figure centrale du gouvernement Legault. Il a la réputation de mener ses dossiers sérieusement, sans flancher sous la pression médiatique, sans trembler devant des critiques souvent haineuses, assimilant le nationalisme au populisme, ou pire encore, à la xénophobie. À travers cela, il a su traduire politiquement le désir de réaffirmation identitaire de la majorité historique francophone.

Québec

Il faudrait refaire une loi 101 en utilisant la clause dérogatoire

Le gouvernement Legault n’écarte plus l’idée de rouvrir la loi 101



Le premier ministre François Legault n’écarte plus l’idée de rouvrir la loi 101, un chantier qu’il n’envisageait pas il y a quelques mois à peine. Il a confié mercredi le dossier de la langue française au ministre Simon Jolin-Barrette, dépouillant ainsi sa collègue Nathalie Roy qui a fait l’objet de critiques au cours des derniers mois.

Québec

Choix judicieux : SJB remplace la mollassonne Nathalie Roy comme ministre de la Francisation

Simon Jolin-Barrette hérite du dossier de la langue française



La réouverture de la loi 101 n’est plus exclue par le premier ministre François Legault qui vient de confier le dossier la langue française au ministre Simon Jolin-Barrette. « On ne l’exclut pas à ce moment-ci, a répondu M. Legault en conférence de presse mercredi. Ça fera partie des réflexions de Simon. » « On va examiner, mais la grande priorité au Québec, si on veut promouvoir et protéger le français, c’est la francisation des immigrants et c’est là-dessus qu’on va se concentrer d’abord », a-t-il ajouté.

International

Les Franco-ontariens instrumentalisés par Ford contre Ottawa

Négociations de la dernière chance pour sauver l’université franco-ontarienne



La communauté franco-ontarienne est sur le qui-vive depuis la relance inattendue des négociations entre Ottawa et le gouvernement Ford pour tenter de ressusciter l’Université de l’Ontario français. À quelques jours du déclenchement des élections fédérales, des pourparlers « de la dernière chance » ont subitement repris à la demande du gouvernement ontarien.

Québec

L'anglicisation de Montréal est une conséquence du remplacement de population

Quand Montréal speak English



La scène se passe au Carrefour Laval. Boutique de produits de beauté. La vendeuse ne parle pas un mot de français et me demande de lui parler en anglais. Je m’impatiente. Une collègue de la vendeuse arrive et m’explique que cette jeune femme a été engagée "parce qu’elle parle anglais et mandarin". J’ai beau lui expliquer qu’il n’y a que deux langues officielles au pays et que le mandarin n’en fait pas partie, elle ne comprend pas que je sois frustrée. « Il y a beaucoup de clients chinois au carrefour Laval », m’explique-t-elle. Donc leurs droits sont plus importants que les droits des francophones...   

Québec

Le seul nom de l'évènement donne la nausée...

Buffet de langues à volonté



Quel est le point commun entre le breton, le klingon, le coréen, le mandarin, l’ojibwé et le français et l’anglais ? Réponse : LangFest 2019. Ce festival montréalais, qui en est à sa quatrième édition et qui se tiendra à l’Université de Montréal du 23 au 25 août, s’adresse aux passionnés des langues qui se rêvent en polyglottes ou que les langues fascinent, tout simplement.

Québec

L'anglicisation du Québec se poursuit à une vitesse folle !

Le recul de l’anglais



La force des langues dans le monde dépend de la vigueur des États où elles sont parlées. Dans l’Antiquité, le latin s’est répandu à mesure que les Romains étendaient leur empire. Le français et l’anglais se sont imposés à mesure que la France et l’Angleterre ont étendu leur puissance. L’anglais a tiré profit de la domination des États-Unis après 1945.

Québec

Langue française : c'est surtout la démographie qui est le nerf de la guerre

De la nécessité d’un commissaire à la langue française indépendant



Le gouvernement Legault envisage d’aller de l’avant avec l’une des principales recommandations du rapport de la députée caquiste Claire Samson sur la langue, celle de créer un poste de Commissaire à la langue française relevant de l’Assemblée nationale. C’est une idée sensée.

Québec

Les jeunes de la CAQ veulent resserer les pratiques linguistiques de l'État

Des communications gouvernementales uniquement en français



Toutes les communications gouvernementales avec les citoyens doivent être faites uniquement en français, réclame l’aile jeunesse de la Coalition avenir Québec (CAQ). La Commission de la relève de la CAQ (CRCAQ) a adopté samedi une proposition en ce sens lors de son congrès à Sherbrooke.

Québec

Il faut remettre l’apprentissage et la maîtrise de la langue française au coeur du système d'éducation québécois.

Le français en question



Une de mes amies de collège me rappelait, récemment, que dans notre école, si on faisait une faute de français dans un devoir de mathématiques, notre professeur de maths nous enlevait des points. Il en allait de même pour tous les devoirs et examens d’histoire, de géographie ou de sciences naturelles. Une telle rigueur est impensable, aujourd’hui.

Québec

Commissaire à la langue française : une fumisterie de plus ?

Pour un « vrai » commissariat québécois!



Le 17 avril dernier, l’Assemblée nationale a donné l’impression de poser un geste qui peut sembler aller dans la bonne direction pour l’avenir du français au Québec en adoptant à l’unanimité la motion suivante : « L’Assemblée nationale demande au gouvernement de créer un poste de commissaire à la langue française pour recevoir les plaintes du public et présenter des recommandations visant à assurer le statut du français comme langue commune au Québec.»

Québec

L'anglicisation, des deux côtés de l'Amérique

Quand des touristes québécois s’offusquent de nos anglicismes



Des Québécois en visite en France – et ils sont nombreux, cet été, à parcourir le pays qui fut celui de leurs ancêtres – ne sont pas contents du tout. Eux qui se battent tous les jours pour que vive cette belle langue française au milieu d’un univers anglophile sont choqués par la présence envahissante de l’anglais sur le sol français.

Canada

Il va un jour falloir assumer que le Canada n'est pas un pays bilingue

« Bonjour! Hi! » : toujours difficile de franchir la frontière canadienne en français



Le Commissariat aux langues officielles dénonce le peu d’amélioration dans l’offre de services en français à la frontière. Malgré les critiques répétées, l’Agence des services frontaliers tarde à réagir, soutient le Commissariat. Entre-temps, les plaintes s’accumulent et les témoignages de voyageurs francophones qui n’ont pas obtenu de service dans leur langue se répètent.

Québec

Il faudrait surtout sélectionner uniquement les francophones culturellement compatibles avec la nation

En francisation, immigration contre éducation



Le rapport de la vérificatrice générale du Québec (23 novembre 2017) ne concernait que la francisation offerte par le ministère de l’Immigration : il constatait qu’elle était désastreuse. Mais environ 40 à 50 % de la francisation sont assumés par le ministère de l’Éducation. Or, son efficacité n’a pas été examinée. Dans les écoles des commissions scolaires, tous les enseignants sont qualifiés, c’est-à-dire qu’ils ont un diplôme en pédagogie, alors que ce n’est pas obligatoire au ministère de l’Immigration.

Québec

La culture américaine est la culture par défaut des gens qui n'en ont pas

L’hypocrite francisation «made in Quebec» des immigrants



L’ambition de la CAQ de gonfler le nombre d’enseignants et de doper de 70 millions les budgets de francisation est fort louable. Mais il reste un facteur de taille sur lequel les millions n’ont aucune influence : l’anglomanie galopante des Québécois eux-mêmes… À quoi bon, en effet, faire miroiter aux immigrants une intégration harmonieuse en français quand, dans les faits, les Québécois sont devenus, culturellement, parfois plus anglophones que les anglos eux-mêmes ?

International

Le Canada : pays des Anglais

Un jugement restreint le droit de travailler en français au fédéral



 Un jugement de la Cour fédérale, prononcé la semaine dernière, restreint le droit des fonctionnaires de travailler dans la langue de leur choix et pourrait fournir un argument de plus pour une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Québec

Langue : la logique minoritaire l'a emporté sur la solidarité canadienne-française

Droits linguistiques: l’alliance Anglos-Francos crée des remous



Le partenariat signé la semaine dernière entre les principaux organismes représentant les Franco-Ontariens, les Anglo-Québécois et les Acadiens sème la bisbille à travers le Canada. Plusieurs francophones hors Québec critiquent une alliance jugée contre nature, alors que les principaux protagonistes estiment ne pas avoir le choix de s’unir pour contrer les menaces qui planent sur leurs communautés.

Québec

La suprématie de l'anglais confirmée par la Cour fédérale

Administration fédérale: le français bafoué



Quand il est question de langue de travail dans la fonction publique fédérale, le droit des employés unilingues anglophones à Toronto supplante le droit des employés francophones bilingues à Montréal de travailler en français. C’est ce qui découle de la décision déconcertante rendue la semaine dernière par le juge Peter B. Annis de la Cour fédérale qui a débouté André Dionne, un fonctionnaire du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) à Montréal.

Québec

Les Québécois vont-ils encore payer pour un programme de francisation avec un taux de réussite anémique ?

Québec veut améliorer l’accès à la francisation des immigrants



Le gouvernement du Québec va bonifier l’accès aux services de francisation offerts aux personnes immigrantes en consacrant 70,3 millions $ de plus à ce programme.

Québec

Il faut uniquement faire venir des francophones culturellement compatibles

La francisation doit être obligatoire pour les immigrants, dit Claire Samson



Le gouvernement Legault doit rendre obligatoire l’apprentissage du français pour les immigrants, et ce, de toute urgence, croit la députée caquiste d’Iberville, Claire Samson.

Canada

Le bilinguisme canadien : une farce menant à l'anglicisation des fonctionnaires

Droit de travailler en français: la requête d’un fonctionnaire rejetée



Le fonctionnaire André Dionne a été débouté devant les tribunaux, la Cour fédérale ayant rejeté mercredi sa requête visant à défendre son droit de travailler en français, au cours de sa carrière au bureau montréalais du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Québec

Un appel à démanteler les commissions scolaires anglophones

Le commissaire aux langues officielles et la CAQ



Le Quebec Community Groups Network (QCGN) est un groupe de coordination composé d’environ 60 organismes communautaires de langue anglaise du Québec et il est financé par le gouvernement du Canada par le biais du ministère du Patrimoine canadien.

Québec

Défense du français : la CAQ doit faire plus qu'une déclaration de principe

Le recul du français ira en s’aggravant



Le 17 avril dernier, l’Assemblée nationale a donné l’impression de poser un geste qui peut sembler aller dans la bonne direction pour l’avenir du français au Québec en adoptant à l’unanimité la motion suivante : « L’Assemblée nationale demande au gouvernement de créer un poste de commissaire à la langue française pour recevoir les plaintes du public et présenter des recommandations visant à assurer le statut du français comme langue commune au Québec. »

Québec

Il faudrait surtout arrêter le bilinguisme étatique avant de dépenser des sommes folles pour franciser des immigrants qui enverront leurs enfants au CÉGEP anglophone

La vraie affaire



Quoi qu’en dise le premier ministre Legault, la fin abrupte au débat sur la laïcité n’a rien à voir avec un quelconque souci de préserver la paix sociale. S’il a fallu attendre plus de 10 ans après la publication du rapport Bouchard-Taylor avant de légiférer sur le port de signes religieux, comme il l’a si souvent répété, quelques semaines ou mois de plus n’auraient pas changé grand-chose.