Plus ça change...

Colbert et Mazarin

Budget Québec 2010 - suites

Je viens de recevoir ce texte d’une adorable correspondante. C’est l’illustration parfaite du budget néfaste de Charest / Bachand quelques centaines d’années auparavant….comme quoi rien ne change sauf que…. « …ah, ça ira,ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne, ah, ça ira,ça ira, ça ira, les aristocrates on les pendra…. ! »
Ivan Parent
PLUS ÇA CHANGE, PLUS C'EST PAREIL
Extrait d'une conversation vraie entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV
(Roi de France de 1643 à 1715)
Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.
Mais l'Etat ?
L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c'est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.

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Ivan Parent403 articles

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Pianiste pendant une trentaine d'années, j'ai commencé
à temps partiel d'abord à faire du film industriel, de la vidéo et j'ai
fondé ma compagnie "Les Productions du LOTUS" Les détails seront visibles sur mon site web.
Site web : prolotus.net





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5 commentaires

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    4 avril 2010

    Ce dialogue que nous rapporte Monsieur Parent, est en effet un extrait d'une pièce de théâtre,extrait qui peut,certes, porter à discussion, mais ce qui est effectivement parfaitement réel et Historique c'est qu'à l'époque de Mazarin de très nombreux pamphlets circulaient contre ce cardinal, si nombreux même qu'un nouveau mot avait été créé pour les désigner : les mazarinades ! c'est tout dire !
    Les internautes se sont saisis avec délices de cet extrait qui ressemble terriblement à notre propre époque et à ce qui se passe chez nos politiques, et c'est tout simplement ce qu'a fait l'auteur de cette pièce, il a voulu rappeler les jeux du pouvoir tant il est vrai que les époques changent, de même les régimes politiques mais les façons de lever les impôts restent les mêmes .. Merci à Monsieur Parent de nous avoir divertis avec cette histoire qui n'est pas forcément très éloignée de la grande.

  • Archives de Vigile Répondre

    4 avril 2010

    Bonjour M.Clermont
    Vous pourriez adresser le même reproche au chroniqueur du JdQ, J.Jacques Samson qui a repris la même citation dans son éditorial de Samedi 3 avril 2010, Les oies de Pâcques, qu'il prétend avoir tiré de Diable rouge, sans doute le titre de la pièce de théatre d'Antoine Rault... Mais là n'est pas la question.
    Quand à la citation par l'intervenante tirée de Vingt ans après, d'Alexandre Dumas, il est dit que l'édition, annotée avec soin, souligne la dette de Dumas envers les mémorialistes et les historiens et atteste la solidité de l'information.
    Où je veux en venir pour être bref, je me suis souvent posé les mêmes questions que vous au sujet des écrits de la bible ou du Nouveau testament, où sont les enregistrements qui accréditent toutes les conversations entre les différents personnages?
    Finalement, les biblothèques ne reflètent que des citations sortis de l'imaginaire des auteurs, si je vous suis bien.

  • Michel Clermont Répondre

    4 avril 2010

    Quand l’aveuglement fait foi de tout…
    On nous présente de texte comme un texte « vrai »…et je cite le terxte de M. Parent : «Extrait d’une conversation vraie entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV»
    Faut-il blâmer l’ignorance ? La crédulité ? L’aveuglement volontaire qui nous fait croire n’importe quelle ineptie qui cadrerait avec nos croyances, aussi tordues et non fondées fussent-elles ?
    Cette citation provient en fait d’une pièce de théâtre présentée à Paris jusqu’en mai prochain : ce n’est donc en aucune façon un texte historique et véridique !!! (ais on se garde bien de nous le dire). Il sert à l’auteur (Antoine Rault) d’illustration du fait que, selon lui, plus ça change, plus c’est pareil… et c’est tout !
    Alors, quand on essaie de nous faire croire que l’Histoire est en conformité avec notre propre actualité sur la foi d’un texte inventé, ceci relève au mieux de la plus profonde ignorance, au pire de la plus profonde malhonnêteté intellectuelle et/ou de l’aveuglement volontaire afin de conserver intactes nos croyances les plus crasses. Une simple recherche sur Internet concernant cette prétendue « vraie » conversation a suffi à dévoiler le pot-aux-roses : pourquoi les auteurs de Vigile (et autres) ne font-ils pas une vérification de base des informations qu’ils reçoivent ? Paresse ? Crainte de voir leur pseudo-science et leurs croyances s’écrouler comme château de cartes ? Un savant mélange des deux, sans doute…
    Voici quelques commentaires que j’ai trouvés afin d’illustrer et compléter mon propos mon propos :
    http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess=83058
    *****
    À tous ceux qui liront ce commentaire: de grâce, ne laissez personne vous dicter de que vous devez penser, particulièrement en vous basant sur des salades passées date diffusées sans contrôle ni vérification sur un medium à la fois aussi anarchique qu’utile (sous certaines conditions) qu’Internet où les pseudo-théories sans fondement figées dans le temps côtoient les sciences exactes évoluant à travers les siècles de connaissances accumulées. Il y a plus de mystères dans la Science et dans le doute que dans les croyances et l’Incon-Science…
    Michel Clermont
    P.S.
    Le scientifique dit: "Voici les faits: quelles conclusions pouvons-nous en tirer?"
    L'astrologue dit: "Voici ma conclusion: queles faits pouvons-nous inventer pour la justifier?"

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    2 avril 2010

    Monsieur Parent, au sujet de la Fronde, voici un extrait de " Vingt ans aprés" d'Alexandre Dumas, très instructif :
    "... Les bourgeois avaient momentanément déposé leur mansuétude ordinaire pour des intentions plus belliqueuses. De temps en temps des rumeurs venaient du quartier des Halles. Des coups de fusil pétillaient du côté de la rue Saint-Denis, et parfois tout à coup, sans que l'on sût pourquoi, quelque cloche se mettait à sonner, ébranlée par le caprice populaire.
    D'Artagnan suivait son chemin avec l'insouciance d'un homme sur lequel de pareilles niaiseries n'ont aucune influence. Quand un groupe tenait le milieu de la rue, il poussait son cheval sans lui dire gare, et comme si, rebelles ou non, ceux qui le composaient avaient su à quel homme ils avaient affaire, ils s'ouvraient et laissaient passer la patrouille. Le cardinal Mazarin enviait ce calme, qu'il attribuait à l'habitude du danger ; mais il n'en prenait pas moins pour l'officier, sous les ordres duquel il s'était momentanément placé, cette sorte de considération que la prudence elle-même accorde à l'insoucieux courage.
    En approchant du poste de la barrière des Sergents, la sentinelle cria : « Qui vive ? » D'Artagnan répondit, et, ayant demandé les mots de passe au cardinal, s'avança à l'ordre ; les mots de passe étaient Louis et Rocroy.
    Ces signes de reconnaissance échangés, d'Artagnan demanda si ce n'était pas M. de Comminges qui commandait le poste.
    La sentinelle lui montra alors un officier qui causait, à pied, la main appuyée sur le cou du cheval de son interlocuteur. C'était celui que demandait d'Artagnan.
    - Voici M. de Comminges, dit d'Artagnan revenant au cardinal.
    Le cardinal poussa son cheval vers eux, tandis que d'Artagnan se reculait par discrétion ; cependant, à la manière dont l'officier à pied et l'officier à cheval ôtèrent leurs chapeaux, il vit qu'ils avaient reconnu son Eminence.
    - Bravo, Guitaut, dit le cardinal au cavalier, je vois que malgré vos soixante-quatre ans vous êtes toujours le même, alerte et dévoué. Que dites vous à ce jeune homme ?
    - Monseigneur, répondit Guitaut, je lui disais que nous vivions à une singulière époque, et que la journée d'aujourd'hui ressemblait fort à l'une de ces journées de la Ligue dont j'ai tant entendu parler dans mon jeune temps. Savez-vous qu'il n'était question de rien moins, dans les rues Saint-Denis et Saint-Martin, que de faire des barricades.
    - Et que vous répondait Comminges, mon cher Guitaut ?
    - Monseigneur, dit Comminges, je répondais que, pour faire une Ligue, il ne leur manquait qu'une chose qui me paraissait assez essentielle, c'était un duc de Guise ; d'ailleurs, on ne fait pas deux fois la même chose.
    - Non, mais ils feront une Fronde, comme ils disent, reprit Guitaut.
    - Qu'est-ce que cela, une Fronde ? demanda Mazarin.
    - Monseigneur, c'est le nom qu'ils donnent à leur parti.
    - Et d'où vient ce nom ?
    - Il paraît qu'il y a quelques jours le conseiller Bachaumont a dit au Palais que tous les faiseurs d'émeutes ressemblaient aux écoliers qui frondent dans les fossés de Paris et qui se dispersent quand ils aperçoivent le lieutenant civil, pour se réunir de nouveau lorsqu'il est passé. Alors ils ont ramassé le mot au bond, comme ont fait les gueux à Bruxelles, ils se sont appelés frondeurs. Aujourd'hui et hier tout était à la Fronde, les pains, les chapeaux, les gants, les manchons, les éventails ; et, tenez, écoutez.
    En ce moment en effet une fenêtre s'ouvrit ; un homme se mit à cette fenêtre et commença de chanter :
    Un vent de Fronde S'est levé ce matin.
    Je crois qu'il gronde Contre le Mazarin
    Un vent de Fronde S'est levé ce matin !
    - L'insolent ! murmura Guitaut.
    - Monseigneur, dit Comminges, que sa blessure avait mis de mauvaise humeur et qui ne demandait qu'à prendre une revanche et à rendre plaie pour bosse, voulez-vous que j'envoie à ce drôle-là une balle pour lui apprendre à ne pas chanter si faux une autre fois ?
    Et il mit la main aux fontes du cheval de son oncle.
    - Non pas, non pas ! s'écria Mazarin. Diavolo ! mon cher ami, vous allez tout gâter ; les choses vont à merveille, au contraire ! Je connais vos Français comme si je les avais faits depuis le premier jusqu'au denier : ils chantent, ils payeront. .
    Et, saluant Comminges de la main, il rejoignit d'Artagnan, qui reprit la tête de sa petite troupe suivi immédiatement par Guitaut et le cardinal, lesquels étaient suivis à leur tour du reste de l'escorte.
    - C'est juste, murmura Comminges en le regardant s'éloigner, j'oubliais que, pourvu qu'on paye, c'est tout ce qu'il lui faut, à lui. "

  • Archives de Vigile Répondre

    2 avril 2010

    Bonjour M.Parent
    Un vent de Fronde
    S'est levé ce matin;
    Je crois qu'il gronde
    Contre le mazarin.
    Un vent de fronde
    S'est levé ce matin.
    Vingt ans après (La suite des trois mousquetaires) Dumas.