Nous nous souviendrons à jamais de vous... et de Saint-Denis !

Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

L’Acte Constitutionnel de 1791 a divisé le pays en Haut et Bas Canada
Chacune de ces deux régions a son propre système parlementaire, un gouvernement nommé par un conseil et le peuple élisant l’Assemblée législative.
L’Acte Constitutionnel reconnaît officiellement la langue française et le fait Français au Bas Canada, même si pourtant tous les postes importants sont tenus et dirigés par des anglophones; cette situation vers 1830 devient de plus en plus tendue et difficile; constatant cela, les autorités anglophones font alors venir des immigrants anglophones dans l’espoir d’arriver à pousser sans doute les francophones vers l’assimilation !
Cela n’améliore rien, bien au contraire, cela entraînera davantage le mécontentement des Canadiens Français, ils se regroupent autour des notables, médecins, notaires, enseignants, commerçants, et fondent le parti Canadien pour répondre aux attentes de la population; en 1832 ce parti devient le parti patriote, Louis Joseph Papineau le dirige.
Des comités sont organisés dans toutes les régions permettant de faire connaître à chacun les problèmes existant dans le pays. Au cours de la première moitié de ce 19ème siècle, pratiquement toutes les personnes importantes et influentes s’impliquent dans les évènements et se trouvent engagées dans le parti.
Les ressentiments et les exaspérations finiront par entraîner ces terribles déchaînements qui auront lieu de 1837 à 1838. Cependant ces troubles seront la conséquence de plusieurs états de faits.
Au point de vue national la majorité francophone s’oppose de plus en plus à ce que veut lui imposer la minorité anglophone, au point de vue politique le parti patriote demande une assemblée législative qui soit véritablement responsable devant les citoyens et non pas seulement devant l’exécutif et enfin au point de vue économique, cela fonctionne de plus en plus mal et les agriculteurs s’appauvrissent énormément.

Lorsque, au mois de mai 1832, une bagarre éclatera sur la Place d’Armes, au moment des élections, entre un marchand américain, Standay Bagg, et un jeune médecin irlandais, Daniel Tracey, lui-même porte-étendard du parti Canadien, l’armée est envoyée immédiatement; trois patriotes Canadiens français sont tués, on les nommera les martyrs de la rue Saint-Jacques : François Languedoc, Pierre Billette et Casimir Chauvin !
Cependant après ce sanglant 21 mai, l’animosité sera de plus en plus grandissante parce que cette action n’aura fait qu’entériner que le pouvoir, et le seul vrai pouvoir, est uniquement du côté des Anglais. En effet, après une enquête, les militaires sont totalement blanchis par un jury composé uniquement d’anglophones et pour démoraliser encore un peu plus les patriotes, le gouverneur AYLMER est félicité puis décoré par le roi Georges IV ! Le journal des patriotes « la Minerve » le 24 mai affirmera que les amis de Bagg se sont réjouis devant les cadavres des trois Canadiens Français, regrettant même qu’il n’y en ait pas eu davantage. L’animosité et les ressentiments grandissent encore d’un cran !
Dans cet état de choses perturbées, des membres du parti patriote fondent au mois d’Août 1837 les « Fils de la Liberté » imitant, avec ce titre éloquent, ces autres fils de la liberté révoltés contre l’Angleterre, ce qui les avaient amenés à déclarer leur indépendance vis-à-vis de Londres, et à fonder les nouveaux États-Unis d’Amérique.
Pourtant les évènements vont s’enchaîner, ces autres Fils de la Liberté vont s’affronter le 6 novembre 1837 avec ceux du Doric club, à Montréal.
Pour exacerber encore un peu plus les choses, mi-novembre 1837 le gouvernement du Bas Canada ordonne à l’armée de mettre fin à ce mouvement des patriotes !
Ces derniers n’ont pas l’intention de se laisser faire, ils commencent à s’organiser et à préparer une offensive.
C’est à Saint Denis sur la rivière Richelieu à 25 kms de Sorel, qu’ils préparent un camp militaire dirigé par Wolfred Nelson… Mais sans plus attendre, l’armée régulière arrive déjà de Montréal en deux colonnes, une par la route de Chambly, l’autre par Sorel, avec le lieutenant-colonel Gore, où ce dernier s’arrête. C’est ainsi que tout va commencer. Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1837, le colonel Gore met sa colonne en marche tandis qu’il envoie en éclaireur un officier britannique habillé en simple civil, George Weir.
Cependant, les patriotes postés sur le chemin, le trouvent, le font prisonnier, interrogé, il leur apprend que les troupes de l’armée britanniques approchent. Cependant, il va tenter de s’échapper pour rejoindre son camp, et c’est au cours de cette tentative qu’il sera abattu par les patriotes. Cette mort leur sera ensuite reprochée comme un acte criminel.

Le froid est gris, le temps bien sombre mais les chemins ne sont pas encore recouverts de neige. Les patriotes se préparent, les cloches de l’église de Saint Denis sonnent, les braves alentours arrivent en renfort, ils s’enferment dans la maison de Saint Germain, aux pierres épaisses, se postent à l’étage, certains font fondre les balles… Nelson demande à Louis-Joseph Papineau de ne pas rester, ils auront au contraire besoin de lui pour la suite, « vous êtes notre tête, nous sommes vos bras ».
Papineau se dirigera alors vers Saint Hyacinthe tandis que Jean Baptiste Masse lui donnera deux pistolets… Papineau dira : « Je n’ai jamais demandé la révolte armée, mais seulement l’agitation constitutionnelle » puis il ajoutera « mais quand le vin est tiré, il faut le boire ! »

Lorsque le colonel Gore approche de Saint Denis, il est plus que surpris de rencontrer une telle résistance organisée, il ne s’attendait qu’à avoir à arrêter, et sans grandes complications, les chefs du mouvement des patriotes, des gens qu’il imaginait vite intimidés et effrayés par le déploiement des forces militaires. A la place de cela, il a devant lui une maison solide bien barricadée, et aux alentours d’autres gens très bien armés de fusils. Alors les patriotes vont si bien résister que cela durera plusieurs heures, le canon des Anglais ne percera pas les murs épais de la maison Saint Germain qui tiennent, et depuis les fenêtres de l’étage, les patriotes tirent sur les soldats… Les trois cloches sonnent toujours, tirées par un fervent patriote, les soldats anglais sont sous "la grêle des balles" canadiennes. Les patriotes des paroisses de Saint Ours, saint Antoine et Contrecœur arrivent en renfort, menacent d’encercler l’armée anglaise, le colonel Gore se retirera, il devra abandonner son canon.
L’heure est à la joie de cette victoire éclatante, de cette bataille gagnée pour la liberté. Il faut néanmoins déplorer douze patriotes morts, et sept autres sont blessés.
Cependant, deux jours plus tard aura lieu la bataille de Saint Charles, sans doute pour se venger des patriotes, de cette incroyable résistance de Saint Denis, mais aussi de l’humiliation qu’ils avaient ainsi fait subir à l’armée anglaise, et en même temps pour les punir de la mort de George Weir.
Mais après Saint Charles aura lieu Saint Eustache car il y aura par la suite une impressionnante détermination pour écraser définitivement la résistance de ces merveilleux et courageux patriotes.
Papineau rappelait que la plus grande libération est celle de l’esprit, car elle amène à toutes les autres.

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Marie-Hélène Morot-Sir134 articles

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Auteur de livres historiques : 1608-2008 Quatre cents hivers, autant d’étés ; Le lys, la rose et la feuille d’érable ; Au cœur de la Nouvelle France - tome I - De Champlain à la grand paix de Montréal ; Au cœur de la Nouvelle France - tome II - Des bords du Saint Laurent au golfe du Mexique ; Au cœur de la Nouvelle France - tome III - Les Amérindiens, ce peuple libre autrefois, qu'est-il devenu? ; Le Canada de A à Z au temps de la Nouvelle France ; De lettres en lettres, année 1912 ; De lettres en lettres, année 1925 ; Un vent étranger souffla sur le Nistakinan août 2018.





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16 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    22 novembre 2011

    l est intéressant de voir que les patriotes n'ont pas commencé les hostilités en attaquant les Brtanniques, mais qu'ils ont seulement protégé leurs chefs et leurs villages contre l'avance de l'armée lancée contre eux.Il n'est donc pas étonnant que ceux-ci n'étaient pas prêts à se défendre. En somme, ce sont les villageois de Saint-Denis eux-mêmes qui ont décider de bloquer le passage à l'armée, en espérant recevoir des renforts. Aux États-Unis, la première bataille de la guerre d'Indépendance à Lexington est un scénario presque très similaire. La différence, c'est que nos voisins du Sud ont fait de Paul Revere, celui qui a chevauché durant la nuit pour prévenir les patriotes, un véritable héros. Ici, le fermier de Saint-Ours qui a fait de même est encore un parfait anonyme...
    Pour visionner la vidéo consulter le lien suivant:
    http://www.youtube.com/watch?v=SOJo_FZD1jQ
    Honneur aux Patriotes!
    Patriote Jean
    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada!
    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    Saint-Denis: Une première victoire vraiment québecoise.
    Pour en faire la lecture consulter le lien suivant:
    http://www.lespatriotes1837-1838.info/Site/Bataille_de_Saint-Denis.html
    Hommage à nos Patriotes!
    Patriote Jean
    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada!
    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    La Société d’Histoire des Riches-Lieux a été fondée en 1978 dans le but premier de fêter la Journée des Patriotes dans les villages de Saint-Charles et de Saint-Denis-sur-Richelieu. En 1995, suite à l’ouverture de la Maison nationale des Patriotes, elle a adopté comme premier objectif la mise en valeur de tous les éléments du patrimoine des deux localités.
    Aujourd’hui, en plus de soutenir les événements reliés à la Journée nationale des Patriotes en mai et à la célébration de la Victoire en novembre, la Société organise diverses activités en vue de protéger et de promouvoir l’histoire de la région, ainsi que son patrimoine architectural, religieux, agricole, folklorique et naturel.

    Si ces objectifs très nobles vous intéressent, n’hésitez pas à comuniquer avec les dirigeants de la Société qui sont en 2011 :
    Onil Perrier, président
    Micheline Fournier, vice-présidente pour Saint-Charles
    Guy Archambault, vice-président pour Saint-Denis
    Berthe Chayer, secrétaire
    Michel Tétreault, trésorier
    et Louis Hone, administrateur

    La Société gère une documentation très abondante sur l’histoire de Saint-Denis et des Patriotes, ainsi qu’une bibliothèque historique de plus de mille ouvrages. Elle est hébergée au 268 du chemin des Patriotes. On peut consulter sur rendez-vous au (450) 787-3229. On peut communiquer aussi par courriel au

    perricha@videotron.ca
    shricheslieux@hotmail.com
    http://www.stdenissurrichelieu.ca/Histoire/LaSoci%C3%A9t%C3%A9dHistoiredesRichesLieux/tabid/479/Default.aspx
    Patriote Jean
    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada!
    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    Valeur patrimoniale
    La valeur patrimoniale de la cloche Marguerite-Michel repose sur son intérêt historique. L'instrument constitue un témoin des rébellions de 1837 et 1838 et de la bataille de Saint-Denis. En novembre 1837, la crise amorcée après le refus des revendications du parti patriote par la Grande-Bretagne prend de l'ampleur, alors que le gouvernement colonial émet des mandats d'arrestation contre 26 chefs patriotes, qui fuient Montréal. Wolfred Nelson (1791-1863), Louis-Joseph Papineau (1786-1871) et Edmund Bailey O'Callaghan (1797-1880) se réfugient à Saint-Denis. Les autorités envoient l'armée pour prendre ce village ainsi que Saint-Charles, considérés comme les places fortes des patriotes. Le lieutenant-colonel Charles Stephen Gore (1793-1869) dirige la brigade devant s'emparer de Saint-Denis par surprise, à l'aube du 23 novembre. Nelson, à la tête des patriotes de la localité, est prévenu des intentions de Gore à la suite de la capture d'un officier britannique. Il s'empresse d'aller reconnaître l'importance du contingent ennemi, fait détruire les ponts pour ralentir l'armée et ordonne de sonner le tocsin pour rassembler les habitants. Malgré l'interdiction du curé François-Xavier Demers (1791-1862), le bedeau Édouard Lussier et quelques autres auraient alors utilisé la cloche Marguerite-Michel pour sonner l'alarme. Les soldats britanniques arrivent épuisés par le mauvais temps et la longue marche. La bataille tourne à l'avantage des patriotes, qui bénéficient de l'effet de surprise et de meilleures positions dans des bâtiments en pierre. Les villageois et les agriculteurs, pourtant mal armés, forcent Gore et ses troupes à retraiter, après six heures de combat. La cloche Marguerite-Michel est donc un symbole de la bataille de Saint-Denis, seule victoire patriote au cours des rébellions de 1837 et 1838.
    La valeur patrimoniale de la cloche Marguerite-Michel repose également sur son association avec la Whitechapel Bell Foundry de Londres, où elle a été fondue. Établie en 1570, cette fonderie de cloches est l'une des plus anciennes encore existantes dans le monde. Les instruments qui y ont été réalisés ont été exportés dès le milieu du XVIIIe siècle, notamment en Russie et aux États-Unis. Plusieurs cloches célèbres en sont issues, dont la Liberty Bell de Philadelphie (1752) et le Big Ben (1858) de la tour de l'Horloge du palais de Westminster, à Londres. De nombreuses églises québécoises sont dotées de cloches provenant de cette fabrique, dont la cathédrale Holy Trinity à Québec ainsi que la basilique Notre-Dame de Montréal. La cloche Marguerite-Michel porte l'inscription « Thomas Mears of London Fecit 1802 », signature du dirigeant de l'entreprise lors de sa réalisation. Mears (décédé après 1810) appartient à la dynastie de maîtres fondeurs à la tête de la Whitechapel Bell Foundry de 1791 à 1865. La cloche est par ailleurs ornée d'une frise d'entrelacs, un motif caractérisant les instruments qui y ont été fondus avant 1835. La cloche Marguerite-Michel constitue ainsi un témoin représentatif de la production de cette fonderie, d'où provient une forte proportion des cloches importées au Québec tout au long du XIXe siècle.
    Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2009.
    Éléments caractéristiques
    Les éléments caractéristiques de la cloche Marguerite-Michel comprennent, notamment :
    - sa situation dans la tour-clocher sud de l'église Saint-Denis, au coeur d'un secteur ancien;
    - ses composantes, dont la cloche en bronze pesant environ 630 kg et donnant la note do dièse, la tête d'anse formée de quatre anses, le mouton en bois et la monture en fer;
    - l'ornementation, dont les motifs concentriques de la pince, de la panse et du cerveau, la frise d'entrelacs ainsi que l'inscription « Thomas Mears of London Fecit 1802 ».
    Pour en savoir beaucoup plus consulter le lien suivant:
    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=92843
    La cloche de la liberté!
    Patriote Jean
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    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    Pour ne faire la lecture consulter le lien suivant:
    http://books.google.ca/books?id=R1QTpOBRz40C&pg=PA341&dq=victoire+de+st-denis&hl=fr&ei=WUfKTsiBK4bq0gGP-r3TBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CC4Q6AEwAA#v=onepage&q=victoire%20de%20st-denis&f=false
    Bonne lecture et découvertes!
    Patriote Jean
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    Vive la République du Bas-Canada!
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  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    Lieu d'échange et de culture intergénérationnel, la Maison nationale des Patriotes est un lieu d'histoire tourné vers l'avenir.
    Véritable joyau patrimonial emprunt d'une histoire incontournable, la Maison nationale des Patriotes située dans un des plus beaux villages du Québec, vous accueille depuis plus de vingt ans. Centre d'interprétation sur l'histoire des Patriotes au Bas-Canada, sa principale mission est de vous faire découvrir un pan important de votre histoire : l'histoire des patriotes au Bas-Canada, de 1837 et de 1838, et ce, de manière ludique.
    Pour cela, chaque année nous vous proposons une panoplie d'activités culturelles pour toute la famille. Animations historiques, visite patrimoniale de l'auberge, du village et de l'église, forfaits découvertes, exposition temporaire, activités éducatives : Notre auberge, votre rendez culturel!

    N'hésitez plus : Osez mettre un pied dans l'histoire!
    http://www.mndp.qc.ca/accueil.php
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    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada!
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  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2011

    Résumé
    Ce film historique reconstitue sans complaisance, en l'inscrivant en pleine actualité, la bataille de Saint-Denis, au Québec, une des rares victoire canadiennes-françaises d'une rébellion malheureuse contre les Anglais, qui ensanglanta le Canada au siècle dernier. Ce film rompt avec le temps et jette dans la mêlée, outre les combattants, l'idylle de deux jeunes Québécois typiques - Gilles, le pragmatique d'esprit bourgeois et Marie-Claire, l'idéaliste révolutionnaire -, une manifestation indépendantiste filmée sur le vif, au Québec, en 1967, des témoignages et divers documents historiques. Un film qui interroge le passé pour éclairer le présent.
    1969, 84 min 03 s
    Réalisation
    Marcel Carrière
    Production
    Robert Forget
    http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=88#nav-resume
    Patriote Jean
    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada !
    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    20 novembre 2011

    Ces magnifiques Patriotes n’ont pas hésité à se défendre contre toute une armée, une armée bien entraînée, alors que l’Histoire nous démontre qu’ils n’avaient pas cherché l’affrontement, mais “.. une fois que le vin est tiré ..” comme l’avait dit Louis Joseph Papineau.. et le plus important pour eux était de ne pas laisser piétiner la Liberté !
    Merci à vous tous d’avoir pris le temps de mettre un commentaire :
    A Monsieur Michel P.l’arme du conquérant est en effet toujours la même, assimiler par l’immigration massive pour noyer les racines, les coutumes, la langue.. et tout ce qui fait l’âme des conquis, cela une bonne fois pour toutes !Ils mettront le temps qu'ils mettront ! Cette manœuvre bien connue avait largement commencé avant la révolte des Patriotes, mais elle a pris une accélération sans pareille, après le rapport célèbre de Durham, puis hélas elle ne s’est jamais arrêtée et se poursuit de nos jours !
    Cher Monsieur Parent, vous avez raison le combat ne doit pas s’arrêter, mais il n’est pas l’heure de fondre à nouveau des balles, ne serait-il pas plus habile de se rapprocher des immigrés, des anciens comme des tout nouveaux? et conjointement à cette action ne serait-il pas possible, d’arriver à faire resurgir la grande amitié franco amérindienne, amitié qui avait été si forte dans votre Passé de la Nouvelle France? Séparer afin de toujours plus diviser pour mieux régner.. Certes ! Mais ne serait-ce pas une action vraiment gagnante de pouvoir aller contre cela... Serait-ce qu'utopie de tenter d'inverser réellement la vapeur?..
    A Madame Pelletier, à toi cher Denis , à Monsieur Herera.. et à vous tous qui serez à Saint Denis aujourd’hui, belle et émouvante commémoration, je serais là près de vous tous en pensée, devant ce beau drapeau tout neuf de Denis, déployé pour que le souvenir de tous ces hommes au grand courage reste à jamais dans nos cœurs, et que le sacrifice de ceux qui ont perdu la vie, n'ait pas été vain !
    Cher André, merci de ces petits gestes individuels qu’il ne faut jamais oublier car ils peuvent en effet tout changer..
    Cher Monsieur Claude Jean, je vous remercie encore pour tous les liens si intéressants que vous nous donnez.. . je profite de ce petit message pour vous dire que je n’ai eu aucune réponse du Journal “le Caboteur'” au sujet de la route d’Iberville et de ces panneaux historiques qui devaient la jalonner.. je vais néanmoins les relancer..
    Amitiés à vous tous, marie-hélène Morot-Sir

  • Archives de Vigile Répondre

    19 novembre 2011

    Bonjour,
    Un groupe de passionés de l’histoire, les Patriotes de Chénier, font du très bon montage vidéo. Voici un de leur meilleur qui relate la bataille de St-Denis. Bon visionage.
    http://srbc1837.wordpress.com/2011/09/10/videos/
    Patriote Jean
    Brave comme Chénier
    Vive la République du Bas-Canada!
    http://srbc1837.wordpress.com/

  • Michel Pagé Répondre

    19 novembre 2011

    Marie-Hélène MOROT-SIR
    Merci de ce beau mais troublant rappel historique.
    Je ne reprendrai qu’une seule phrase, et de celle-ci suggérerai une autre histoire, soit la tenace et opiniâtre histoire des plans d’assimilation des Canadiens-français par l’immigration anglophone par les Britanniques puis le Canada anglais de 1800 à aujourd’hui, 2011…
    «…constatant cela, les autorités britanniques font alors venir des immigrants anglophones dans l’espoir d’arriver à pousser sans doute les francophones vers l’assimilation ! «
    Le principal outil de l’assimilation des Canadiens-français aura été depuis le début de l’aventure canadienne l’immigration anglophone ( Écossais et anglais au début puis d’origine de plus en plus diverse mais toujours assimilés à l’anglo-conformité).. Et cela ne cesse. Il n’est pas une fois où le sujet de l’immigration revient dans l’actualité que je ne retrouve des traces de l’intention première ; et, il m’apparaît bien des similitudes entre la politique des « portes ouvertes » à l’immigration anglotrope de Harper et celle de MacDonald à l’époque de l’expansion de l’Ouest et de la guerre impériale contre les Métis et les Canadiens-français sous Louis Riel.. la même intention persiste, seule la manière est plus douce. Mais, le plan mène à des résultats désastreux à terme. Voyez la courte mais explicite lettre adressée au CLO, et demeurée sans réponse utile, bien –entendu. http://www.vigile.net/Francophones-hors-Quebec,29627
    Ne serait-il pas utile que de très nombreux lecteurs reprennent son contenu et exigent des comptes, utilement… qu’ils s’unissent en incluant tous les immigrants à la langue commune identitaire un peu à la manière des Nelson (Irlandais) et des Papineau ( Canadien) …
    Mais j’oubliais, ici les souverainistes sont trop occupés à se quereller entre eux –dont sous Vigile- comme des adolescents sans orientation éducative…
    Mes meilleures salutations.
    MP

  • Archives de Vigile Répondre

    19 novembre 2011

    Mme. Morot-Sir,
    Merci de ce rappel de l’histoire. Les événements actuels nous font réaliser que le combat n’est pas fini, au contraire. Le pire dans cette saga, c’est que nos pires ennemis sont les nôtres, les traîtres, les vendus, les collabos et que ceux-ci ont envahi l’Assemblée Nationale et sont en voie de dépouiller le peuple Québécois. Faudra-t-il recommencer à fondre des balles ou se laisser tondre comme le mouton de notre petit Saint-Jean-Baptiste, le patron de notre impuissance, celui que l’on trimballait sur un char allégorique le 24 juin autrefois? Les Charest, Legault et autres collabos ne pourront tenir devant un peuple qui sait, qui connaît. Malheureusement, les salauds en place veulent mordicus tenir la population dans l’ignorance en contrôlant les médias. Les ignorants sont faciles à contrôler et c’est dans cette tranche de la population que Legault va faire le plein de chair fraîche. Une recette à l’ancienne servie à la moderne. Désolant!
    Mme. Morot-Sir, votre texte est un rappel très motivant de continuer la lutte que nos ancêtres eux, ont menée et n’ont pas abandonnée. Serions-nous plus lâches qu’eux?
    Ivan Parent

  • Pablo Lugo Herrera Répondre

    19 novembre 2011

    Merci beaucoup. Cette partie de notre histoire je l'ignorais. C'est pour cette raison que j'y irai demain au dîner des patriotes!

  • Archives de Vigile Répondre

    19 novembre 2011

    Merci Marie-Hélène de nous rappeler ce chapitre victorieux de la bataille de Saint-Denis.
    L'année prochaine; nous célébrerons le 175ème anniversaire du grand soulèvement des patriotes. On devrait plutôt parler de la guerre que l'Angleterre a mené contre les patriotes. Une guerre où les forces en présences étaient disproportionnées en faveur de l'armée la plus puissante au monde. Ce sont donc des lâches qui se sont attaqués à nos patriotes et malgré cela, ils ont résisté avec le peu de moyens à leur disposition.Hommage à nos patriotes!
    Je serai demain à Saint-Denis et pour l'occasion, je remercie ma belle soeur Martine qui a confectionné dans du tissu véritable, trois grands drapeaux aux couleurs des patriotes. Nous les ferons flotter demain devant le monument à Saint-Denis.
    Pour l'instant, l'un deux flotte dans mon jardin à Saint-Apollinaire dans Lotbinière.

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    19 novembre 2011

    Madame Pelletier, cette émouvante commémoration demain à Saint Denis en permettant de ne pas oublier ceux qui sont morts pour que vive la Liberté, soulignera une fois de plus, combien vous devez être encore sur vos gardes, les années ont beau passer l'ennemi est, hélas, toujours à l'affût !..
    marie-hélène Morot-Sir

  • Archives de Vigile Répondre

    19 novembre 2011

    Merci Marie-Hélène. Pour tout.
    Tu vois cette maison des patriotes, eh bien ma nièce habite drette en face ; j'y étais la semaine dernière, et j'aurais aimé pouvoir rester jusqu'à ce dimanche.
    Chaque fois que je vois ma nièce, je ramène toujours quelques épinglettes du patriote, plaquées bronze et argent, et dès que mes copains de café du coin savent que j'en ai, ça part comme des petits pains chauds, de sorte que plusieurs d'entre eux, et même de leur amis et famille, en portent fièrement.
    Ce sont souvent ces petits gestes qui changent le monde, comme l'artisan pose sa brique.
    André Vincent

  • Lise Pelletier Répondre

    19 novembre 2011

    Mme Morot-Sir,
    Merci pour ce rappel de la VICTOIRE de nos chers PATRIOTES dont la commémoration aura lieu demain.

    Ce sera un honneur pour moi d'y assister et j'aurai une pensée pour vous là-bas dans notre Mère Patrie.
    Leurs combats sont devenus les nôtres et l'ennemi espère toujours en la mort du Peuple Canadien-Français.
    Lise Pelletier