Jessica Harnois explique pourquoi elle ne sera pas candidate du PLQ

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Le PLQ peine à recruter des candidats

La sommelière Jessica Harnois dit qu'elle n'a pas trouvé de «terrain d'entente» avec le Parti libéral du Québec (PLQ) pour honorer tous ses engagements d'affaires pendant la campagne électorale. C'est pourquoi elle ne sera pas candidate aux prochaines élections.


En entrevue avec le 98,5 FM, celle qui avait été présentée en grande pompe au conseil général du PLQ confirme qu'elle a de l'intérêt pour la politique, mais qu'elle ne mettra pas son visage sur une pancarte électorale cet automne.


«C'est déjà tout canné : mon horaire, mes dates... Alors j'avais besoin d'honorer mes contrats actuels avant d'en accepter un autre», a expliqué l'entrepreneure. Elle aurait voulu que le PLQ signe un avis légal stipulant qu'elle pouvait aller de l'avant avec tous ses engagements.


Mme Harnois tend malgré tout la main au PLQ si le parti a besoin de son expertise dans le domaine des affaires. Elle nie cependant qu'elle agira comme militante ou organisatrice pendant la campagne.



Des comtés déjà promis à d'autres


La machine à rumeurs allait bon train dans les dernières semaines quant à une possible candidature dans Brome-Missisquoi – la circonscription de l'ex-ministre Pierre Paradis. Or, la Coalition avenir Québec a depuis confirmé la candidature de l'ex-olympienne Isabelle Charest dans la circonscription.


Mme Harnois prétend que Brome-Missisquoi n'a jamais été une option pour elle, puisque le parti a promis la circonscription à quelqu'un d'autre. Idem pour Orford, où la sommelière a un chalet. Si elle avait été candidate, elle se serait présentée dans la région de Montréal.



La SAQ, un modèle «à revoir»


En entrevue avec l'animateur Mathieu Beaumont, la sommelière – connue pour sa marque de vins «Bù» - soutient qu'elle n'est pas pour la privatisation de la Société des alcools du Québec (SAQ). Par contre, elle croit que «c'est un modèle qui est à revoir».


À son avis, le Québec a tout intérêt à faire connaître les produits locaux et à en accroître les ventes pour le bénéfice des consommateurs d'ici et d'ailleurs.


Le modèle du monopole de la SAQ soulève les passions depuis des années, mais Mme Harnois dit avoir des idées pour l'améliorer. «Si on peut avoir une discussion à ce sujet-là qui est ouverte à un moment donné, il y a de belles choses à faire», conclut la femme d'affaires.