Immigration: Philippe Couillard dit faux

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Le mythe immigrationniste du régime libéral démonté


C’est fou comme un politicien peut répéter impunément des niaiseries devant des journalistes paresseux qui ne le confrontent pas aux faits.


Jeudi, Philippe Couillard a dit que la pénurie de main-d’œuvre est « le problème dominant de l’économie du Québec ».


Faux.


Les faits


Il a ajouté : « Toute proposition qui serait de nature à diminuer l’immigration au Québec ou éloigner l’immigration du Québec est une proposition par nature même antiéconomique. »


Faux.


M. Couillard pose donc que l’immigration serait une solution à la pénurie de main-d’œuvre.


Faux.


Plus largement, il pose que l’immigration entraîne un avantage économique net pour la société d’accueil.


Faux.


Il y aura des pénuries de main-d’œuvre localisées dans les cas d’emplois ultraspécialisés ou dans les cas d’emplois que les Québécois de souche ne veulent plus faire.


Mais il n’y aura pas de pénurie de main-d’œuvre généralisée, car si le nombre de travailleurs va effectivement baisser, la demande pour des biens diminuera aussi.


Pour que l’immigration comble ces pénuries localisées, il faudrait une correspondance parfaite entre le type d’emploi à combler et le profil de l’immigrant : un trou, une cheville.


Ce n’est pas le cas présentement. Il faut revoir la composition de l’immigration si on veut résoudre cette pénurie localisée.


Si l’immigration était une solution à une supposée pénurie généralisée de main-d’œuvre, on ne verrait pas chez les immigrants des taux de chômage beaucoup plus élevés que chez les natifs d’ici.


L’immigration enrichit-elle toute la société au plan économique ?


Plus de gens au travail, cela signifie évidemment plus de production totale.


Mais c’est le travailleur immigrant qui conserve la majeure partie de la valeur produite puisque cette valeur se traduit par un revenu qui reste dans ses poches.


Au plan économique, l’immigration bénéficie d’abord à l’immigrant lui-même qui, habituellement, gagne plus ici que dans le pays qu’il a quitté.


Pour ce qui est des finances publiques de la société d’accueil, l’immigration est un coût net et non un gain.


Pourquoi ? Parce que la valeur des services publics reçus pendant toute leur vie après leur arrivée est supérieure aux impôts et taxes versés.


Les dépenses publiques sont particulièrement lourdes pendant les premières années après l’arrivée, en raison du chômage élevé et de la lenteur de l’intégration.


Raisons


Tout ce que je vous dis est tiré d’études nombreuses, bien connues des spécialistes, délibérément ignorées des politiciens et des journalistes.


Les justifications à l’immigration sont à chercher bien plus du côté humanitaire et politique que du côté économique.


Sur le plan humanitaire, il est généreux de donner à des gens une chance de refaire leur vie.


Sur le plan politique, avec ses difficultés chez les francophones, M. Couillard se soucie surtout d’importer la future base électorale du PLQ.