D'autres candidats au jihad

Cet éternel raciste de Québécois?

La novlangue perpétuelle de nos médias

Tribune libre

Mahdi El Jamali et Sabrine Djemane, les deux cégépiens du collège Maisonneuve arrêtés récemment pour terrorisme, ne cessent d’être présentés dans nos médias bien-pensants comme de jeunes désespérés accusés d’avoir tenté de quitter le pays dans le but de s’adonner à des activités terroristes etc… Mais de quel type « d’activités terroristes » s’agit-il? Sommes-nous dans la mouvance des Farcs en Colombie, avec l’IRA en Irlande ou dans la nébuleuse Basque en Espagne?... et pourquoi pas Aum Shinrikyo au Japon, question de faire une pierre deux coups?

Force est de constater qu’encore une fois, le mot « islam » est occulté du vernaculaire. Il est également occulté lorsque 21 coptes se font décapiter au couteau de cuisine au nom de l’application rigoriste des versets de Médine; lorsque tous les fidèles d’une église au Kenya se font massacrés à coup de Kalachnikov au nom de l’islam des valeurs pures; ou lorsque les catholique de Villejuif à Paris évitent in extremis le même sort cette semaine alors que Sid Ahmed Ghlam s’apprêtait à pénétrer dans l’église avec un armement digne des forces spéciales au nom d’une fatwa religieuse qu’il avait reçu la veille en provenance de Syrie… Bernard Lewis, le plus grand islamologue occidental ne disait-il pas que l’islamisme, c’est l’islam historique et traditionnel?

Et on continue, sereinement, de parler « d’attentat » et de « terrorisme » tout en oubliant évidemment de bien prononcer les deux seuls mots qui compte : Chrétiens et Musulmans!

Combien de complots d’envergures déjoués en France depuis Charlie et chaque semaine des apprentis djihadistes partent faire le « Hijra » afin de rejoindre leur chère Dar al-islam… puis, reviennent nous préparer le prochain attentat.

Pas d’amalgame s’il vous plait!... Les prêches hystériques dans nos mosquées salafistes, nos convertis encouragés par leurs coreligionnaires ou la coterie Charkaoui travaillant la filière du Cégep Maisonneuve? Foutaise! Tout cela « n’a rien à voir avec l’islam »…

Même chose avec le désormais silence insupportable de la communauté sunnite alors que les manifestations massives de l’été dernier dans nos rues de Montréal pour Gaza et leur « frères » Palestiniens prenaient fin sur une note de gémissement et de consternation absolue, de suppliques et de dénonciations véhémentes, de prise de parole publique et de meeting communautaire sans fin…

Silence radio de ce côté-là! passez votre tour puisqu’il s’agit selon nos chantres du vivre ensemble, que de phénomènes de frange.

Quoi qu’il en soit, la presse muselée par la chape de plomb des « libertés individuelles » sème sciemment la confusion au nom d’un multiculturalisme qui est en train de voler en éclat, comme si la « paix sociale » devait s’imposer au détriment de notre propre sécurité.

Prenons un exemple au hasard…

Une manchette du jour parue récemment dans nos médias dominants montréalais titrait: « Des musulmans invitent des Québécois à partager un repas domestique afin de faire sauter le verrou des préjudices »… Voilà qui promet!

On pouvait déjà voir la bobosphère se frotter les mains en nous inondant de pensée unique et de tolérance pro bono : en effet, quoi de mieux qu’une telle initiative pour rassurer une société aussi pluraliste que le Québec? Il n’a qu’à imiter le bon vouloir de la « communauté musulmane », véritable garante de notre projet multiculturel... surtout qu’à la fin de la manchette, on nous explique que l’activité d’ouverture serait organisée par un petit groupe du nom d’Ahmadiyya. Voilà qui se précise!

L’amalgame au rabais…

Refusant de reconnaitre en Mahomet le dernier des prophètes, les Ahmadiyya donc, sorte de « Témoins de Jéhovah » musulmans, très persécutés dans leur Pakistan natal pour leurs hérésies diverses, continuent leur combat à travers une théologie qui s’apparente au christianisme, faite d’un clergé, de rites, de croyance en un messie, enfin tous les éléments expliquant les massacres horribles dont ils ont été si souvent victimes là-bas. De véritables apostats de l’islam selon la doxa sunnite, cette communauté ne trouve de liberté qu’en occident où elle peut à sa guise se démarquer de ses bourreaux d’origine… Fin de parenthèse!

Petit rappel pratique : Arrive l’État islamique…

Fallait-il se surprendre de voir les membres de cette communauté s’exprimer si rapidement alors qu’aucune âme sunnite ne se pointait le bout du nez lorsqu’est venu le temps de critiquer les singes de Daesh? Évidemment nos pontifes médiatiques rayonnants de tolérance titraient : des « musulmans » se réunissent pour dénoncer la barbarie, la violence, le terrorisme and so on and so forth

Le Québécois lambda lui, vaquant à ses affaires et ayant certainement d’autres chats à fouetter que de s’intéresser à cette religion prend note : les « musulmans » se rangent du côté de la société d’accueil et dénoncent avec nous le terrorisme islamique… Mais voilà qui se complique!

Arrive les meurtres crapuleux de nos deux militaires de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa…

Qui retrouve-t-on encore aux premières loges du théâtre? Quelques petits porte-paroles d’office, Omar Koné, « l’imam d’ouverture », lui-même Soufi d’obédience chiite donc « rien à voir avec l’islam sunnite » et… nos chers Ahmadiyya à cors et à cris, main sur le cœur pour nous exprimer leur amour. Notre Québécois entre deux matchs du Canadiens de Montréal est rassuré une fois de plus par les « musulmans » qui s’organisent et dénoncent sans hésitation les attentats.

Bien sûr la presse mainstream termine le travail... Et maintenant, quoi de neuf?

Pendant que nos idiots-utiles-libre-expressionnistes nous sermonnent sur l’islamophobie, l’imam Chaoui ose envoyer une mise en demeure à Denis Coderre exigeant des excuses publiques de sa part pour l’avoir traité d’agent de radicalisation; Adil Charkaoui l’apprenti sorcier, condamné dans le passé pour terrorisme, cite en justice la Commission scolaire Rosemont qui essaie de l’empêcher de donner ses cours de haine et Zunera Ishaq, la Fantômas à niqab, bien téléguidée par les avocats et l’argent de sa communauté sunnite agissante, laboure jusqu’en cour suprême pour obtenir le droit de prêter serment de citoyenneté la face cachée par le Saint Suaire…

Cette tchadorisée pourrait même donner des leçons de féminisme à Janette Bertrand et Lise Payette réunies : des femmes à niqab qui, normalement, ne peuvent à peine sortir de chez elles sans être accompagnées d’un homme mais là, notre ombre ambulante s’exprime, invective et interpelle à tout vent pendant que le mari lui, demeure toujours introuvable, comme s’il n’avait jamais existé. Peut-être cette femme n’est-elle en réalité… qu’un homme? Allez savoir!

Mais tout cela doit rester sous le tapis question de se donner bonne conscience… Pardon pour le direct!

Manichéisme oblige, la communauté-persécutée donne du lest en nous refilant de temps en temps son bataillon de « voilées mais branchées » aux heures de grandes écoutes, à Tout le monde en parle par exemple, afin d’exalter le modernisme et l’avant-gardisme du voile. Des fashionistas emmitouflées, surmaquillées et clignant de l’œil comme de la biche nous en mettent plein la vue chez Guy A. Lepage devant un public masculin qui salive en se pourléchant d’ouverture d’esprit et de vivre ensemble. Djemila Benhabib n’a qu’à aller se rhabiller, elle ne fait manifestement pas le poids.

La communauté-persécutée n’est pas quitte pour autant car chaque mercredi dans le journal Metro, son sophiste de service tonne, critique, admoneste et décrète les quatre vérités. Hassan Serraji donc, lorsque vint le temps de pondre sa première critique de l’État Islamique en septembre dernier (et qui tardait à venir), décida de s’en prendre âprement non pas à al-Baghdadi, mais à… Louise Beaudoin, qui avait osé questionner le « silence assourdissant » des musulmans du Québec.

Notre écrivain de feuille s’en donne désormais à cœur joie dans sa chronique hebdo en nous la jouant victime, disculpant sa communauté à coup de théories du complot et de petites analyses à Mani et à Socrate où tous les classiques s’articulent : du « cela n’a rien à voir avec l’islam » au Québec Nazi, de l’islamophobie au « loup solitaire »…

C’est à se demander si cette dialectique des trois phases du djihad est bien réelle et bien en place? On remue pour essayer d’intégrer de la charia dans notre Common Law en Ontario; les douze sages de la cour suprême sont pris d’assaut par Fantômas; l’écrivassier de colonne prépare les esprits; l’imam Chaoui, après avoir exprimé en pleine télé sa haine de la démocratie, n’en poursuit pas moins en justice Denis Coderre pour diffamation; mad dog Charkaoui continue de cogner du poing tout en continuant surtout d’endoctriner nos futurs djihadistes qui prennent déjà leur aller simple vers la Turquie.

Bref, la table est mise pour la suite des évènements, sachant que tous ce beau monde est défendu bec et ongle par notre constellation de chartistes des libertés individuelles, les même nous sermonnant que les « musulmans » organisent des repas d’ouvertures...

La chartre prévaut et la chambre vote!... Justin Trudeau et Thomas Mulcair déchirent leur chemise sur l’agora pour permettre au spectre à niqab de prêter serment pendant que Julius Grey remet sa toge au gout du jour et affine sa partition. Le Québécois comme d’habitude, le dernier des tarés et islamophobe carabiné (sic) reçoit dix sur dix l’ordre de ralliement…

Du pain et des jeux disaient les Romains!


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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    6 mai 2015

    Il y a 14 siècles, le verset dit de la dimmitude était supposément révélé par Allah:
    9.29 Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son Messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains après s'être humiliés.
    Ce verset ne parle pas d'autodéfense car il a été "révélé" alors que Muhammad (Mahomet) s'apprêtait à attaquer l'armée byzantine (composée de chrétiens) pour rattraper l'échec de la bataille de Mutah (les deux armées ne s'étend jamais rencontrées), elle-même lancée pour venger le meurtre d'un émissaire envoyé par Muhammad et tué par un chef byzantin. Il chargea donc un second émissaire de communiquer le contenu du début de la sourate 9 à des peuples alliés pour leur expliquer la marche à suivre avec les non-musulmans.
    En 2013 au Kenya, les Shebab massacraient au moins 67 chrétiens dans un centre commercial de Naerobi. Ils épargnaient tout ceux qui réussissaient à prononcer la chahada, soit la profession de foi musulmane. En 2014, l'EI obligeait les chrétiens de Mossoul à acquitter la jyzia (l'impôt de capitation exigé des dhimmis).
    Nier le liens entre les exactions des terroristes islamiques et l'islam revient à nier le lien entre l'infiltration d'eau et la moisissure.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 avril 2015

    Pendant que nos idiots-utiles-libre-expressionnistes nous sermonnent sur l’islamophobie
    "Christianophobie" : un mots qui fait peur..
    http://gloria.tv/media/tfmegXBFUth