Le monde de la femme est soumis à des bouleversements alarmants

À corps perdu...

En fait, nous assistons à la manifestation d’une déviance perverse de la sexualité féminine

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Tribune libre

À lire divers articles sur les mutilations que certaines femmes font subir à leurs seins et leurs parties génitales pour aguicher davantage les hommes assoiffés de pornographie, force est de constater que le monde de la femme est soumis à des bouleversements inquiétants, voire alarmants. À titre d’exemple qui devrait sonner l’alarme, 200 millions de femmes et de filles sur la planète ont subi des mutilations sexuelles, dont l’excision du clitoris, et tout cela, supposément pour augmenter le plaisir sexuel des hommes.


Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité réside dans le fait que, dans tout ce « chantier de construction en perpétuelle restauration », la femme fait face à une perte de jouissance liée notamment à l’excision du clitoris, au profit du seul plaisir de l’homme, une sorte d’abnégation quasi inconsciente de la sexualité de la femme qui en vient à oublier qu’elle a, elle aussi, droit à la jouissance.


En fait, nous assistons à la manifestation d’une déviance perverse de la sexualité féminine agissant sous l’influence déshumanisante du porno qui transforme les relations sexuelles en arène où l’homme utilise la femme pour assouvir ses bas instincts. Face à ce constant pitoyable, nous sommes à des années-lumière des avancées occasionnées par le mouvement #moiaussi, pourtant si porteur d’une nouvelle ère eu égard aux harcèlements et aux violences des hommes envers les femmes.


Nonobstant l’implantation des cours d’éducation à la sexualité, qui donnent une base minimale de respect entre l’homme et la femme, un virage majeur devra être opéré par les principaux acteurs sociaux oeuvrant en sexualité pour renverser la vapeur et endiguer ce mouvement destructeur qui contribue sans équivoque à laisser la femme se lancer « à corps perdu » dans une aliénation subversive.




Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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