«Indépendance : pour ou contre?»

««« Indépendance du Québec - 176

Ô CANADA !

De 1760 à 1842, puis 1867, 1967, 1982 et maintenant 2004 : toujours la même histoire

Bruno Deshaies
jeudi 29 avril 2004

« Ô Canada ! Terre de nos aïeux. »
(Canada. Hymne national.)

« La masse des deux populations
du Haut et du Bas-Canada
a des intérêts communs,
et elles finiront par sympathiser. »
(Déclaration de LaFontaine à Kingston
devant la Chambre d’assemblée,
le 13 septembre 1842.)

Faut-il se surprendre que le gouvernement fédéral ait mis de côté des fonds considérables pour défendre l’unité canadienne ? Est-ce une nouveauté dans l’histoire du Canada ? Un peuple conquis ne saura jamais obtenir grâce de son conquérant. Tant et aussi longtemps que les forces profondes de l’histoire canadienne indiqueront au conquérant que les Canadiens (français) conquis ne s’assimileront pas complètement, le plaidoyer pour l’unité nationale sera maintenu, renforcé, consolidé, puis défendu âprement par le Canada-Anglais.

Ce qui intéresse la Presse canadienne

Le premier Montréal de lundi dernier dans La Presse rapporte une nouvelle de la Presse canadienne qui annonçait spectaculairement que les programmes fédéraux pour l’unité canadienne possédaient « une réserve bien garnie » (Voir NOTE no 1). Le quotidien de Montréal rapporte que ce « fonds occulte existe depuis 1992 ». Il fait état de dépenses pour les années 2000 à 2003, mais insiste sur le fait « que depuis 1994, période durant la quelle le premier ministre Paul Martin était titulaire des Finances, les libéraux ont affecté au moins 600 millions à cette réserve » (voir NOTE no 1).

Ce qui intéresse le journaliste de la Presse canadienne, ce n’est pas en priorité le problème de la défense de l’unité canadienne par l’État canadien, cela va de soi ! En vérité, il n’en a cure. Quant à la transparence des objectifs gouvernementaux canadians contre une population québécoise prise en otage par les finalités d’action du gouvernement fédéral, cela ne l’intéresse pas plus. Ce qui le préoccupe surtout, c’est de découvrir d’où viendrait cette « réserve » pour l’unité canadienne. Ce journaliste de la Presse canadienne nous apprend qu’elle aurait été créée par le gouvernement de Brian Mulroney en 1992, « afin de financer des activités liées à l’accord constitutionnel de Charlottetown ». Comme par hasard, elle a été maintenue par le gouvernement Chrétien « qui l’a utilisée, entre autres, pour « lutter » contre le mouvement souverainiste québécois ». Cette réserve secrète était, selon l’avis d’une source gouvernementale, un « fourre-tout ». Après ces révélations, le journaliste de la Presse canadienne conclut platement son article en ces termes : « À ce jour, les dépenses effectuées de 1992 à 2000 à même le fonds secret demeurent inconnues, puisque le gouvernement refuse toujours de les divulguer. » (Voir NOTE no 1.) Ainsi, la question « nationale » est ravalée au plan strictement comptable.

Cette comptabilité de fonds de réserve pour l’unité canadienne fait partie de la longue histoire du Canada. L’évaluation des coûts est incommensurable. Des historiens ou historiennes pourront un jour s’adonner à en faire le calcul de la Conquête à nos jours. Ils découvriront ce qu’il en coûte à une société majoritaire pour annexer et subordonner une nation minoritaire, pour lui faire vivre patiemment le supplice de la survivance. Les succès individuels ou corporatifs et même du gouvernement du Québec dans certains domaines ne changeront en rien son statut de gouvernement provincial.

Les Québécois-Français doivent apprendre à bien voir que l’interaction des facteurs, de l’ÉCONOMIQUE (soit de la richesse), du POLITIQUE (soit du pouvoir, de la volonté, de la décision, de l’énergie) et du CULTUREL (soit le savoir, les arts, etc.) est également une interaction (à trois), plus particulièrement une interaction où le culturel, le savoir, est subordonné, dans un politique et un économique, enfin, malgré tout, encore subordonné au Canada-Anglais.

Le Bloc québécois fait beaucoup de bruit à Ottawa en ce moment. Ce qui est de bonne guerre en régime parlementaire démocratique. Mais c’est nettement insuffisant sur le plan de la défense nationale du Québec-Français. Les représentants du BQ et leurs partisans devraient se rappeler certains événements de leur histoire pour découvrir une année incontournable dans l’évolution du Canada-Français, soit l’année 1842.

Comprendre la dynamique globale de l’histoire des DEUX CANADAS

Pour se rendre en 1842, il faudrait comprendre la dynamique globale de l’histoire des deux CANADAS depuis le Traité de Paris de 1763. Les grands traits ont été façonnés progressivement et sans interruption depuis le changement de métropole entre Paris et Londres. Aujourd’hui, c’est le gouvernement du Canada dans lequel une partie des conquis sont des lafontainistes. Ils acceptent l’union et l’annexion du Canada-Français au Canada-Anglais. Les 244 ans qui suivent la Conquête ne font que confirmer le refus du Canada-Anglais de laisser sa « Province de Québec » libre de son destin. Ce sera une lutte incessante pour les Québécois-Français. Cette lutte est encore à faire.

La synthèse des événements présentés par Maurice Séguin démontre clairement que le chemin à parcourir pour parvenir à l’indépendance est complexe et difficile. Elle laisse entrevoir plus que des stratégies politiques à court terme et des promesses de référendums à répétition. Voici cette très brève synthèse historique.

UN SIÈCLE APRÈS 1760 : UN CANADA ANGLAIS NATION ;
UN CANADA FRANÇAIS PROVINCE.


· Deux nations anglaises, une province française ;
· Ou plus exactement : une province semi-française.
· Un peuple majeur indépendant et un peuple mineur annexé.
· Le drame des deux impossibles et de l'inévitable survivance.
─ impossible indépendance ;
─ impossible disparition ;
─ inévitable survivance dans la médiocrité.
· La justesse de l'arrangement constitutionnel de 1867, en 1867 (*)
(*) Pour l’édition de 1965-1966, Séguin ajoute « en 1867 ».

DEUX SIÈCLES APRÈS 1760 : MÊME CONTEXTE.

· Toujours au lendemain de 1760.
· Une défaite organique qui n'a rien perdu de son intensité.
· Toujours deux Canadas qui ne peuvent se fusionner.
· Les mêmes relations commandent leur coexistence.
· Parmi les Canadiens français, (**)
- les croulants (de 15 à 90 ans) acceptent…
- les jeunes (de 15 à 90 ans) se révoltent.
(**) Séguin ajoute ce commentaire dans son édition de 1965-1966.

Maurice SÉGUIN, « La notion d'indépendance dans l'histoire du Canada. » La présente version provient de la feuille du cours HC-480 / 1965-66, non-paginée et identifiée « REMAKE REVISÉ » (in Fonds Maurice-Séguin). Une première version a été publiée par la Société historique du Canada, Rapport annuel 1956, p. 83-84

Depuis la Révolution tranquille, que peut nous sembler être réellement le Québec-Français ? La question est cruciale pour la génération présente et les suivantes qui auront à porter le lourd fardeau de l’inaction collective des Québécois-Français.

Dans le prolongement de la pensée exprimée par Maurice Séguin, il faudrait ajouter un complément à son analyse critique et synthétique de « la notion d’indépendance dans l’histoire du Canada ».

Le Québec est rendu en 2004. Les Québécois-Français ont vécu un supplément d’histoire de quarante-quatre ans. Quelle signification critique et synthétique pourrions-nous exprimer pour ces deux générations de Québécois-Français ? En résumé, comment les choses se sont-elles déroulées entre 1960 et aujourd’hui ?

DEUX GÉNÉRATIONS APRÈS 1960 :
une mentalité d'entretenu(e)s
· Deux générations qui reçoivent au lieu d'acquérir (comme hier) ;
· Un processus de canadianisation qui s'accélère (plus qu’hier) ;
· Le supplice de la survivance continue (survivre n'est pas vivre).

Tout citoyen peut condamner cette évaluation. Toutefois, s’il veut la contester, il doit trouver des faits et des arguments qui pourront rendre crédible son jugement. Celui qui a contesté cette interprétation de l’histoire jusqu’à se pourfendre l’âme a été un certain ex-ministre québécois, Stéphane Dion, dans le gouvernement Chrétien. (Un autre dans le même genre, mais au style différent, est le mari de la gouverneure générale du Canada, monsieur John Ralston Saul.) Après avoir flirté avec la souveraineté, voilà que le politologue Stéphane Dion, sur un coup de téléphone de Jean Chrétien, adopte les yeux fermés sa canadianisation « in the Canadian Way from coast to coast to coast », c’est-à-dire le pancanadianisme. Finalement, il a été mis de côté par Paul Martin, le successeur de Jean Chrétien.

Attention ! Ce fait ne doit pas nous mystifier pour autant. Il y aura d’autres Dion qui viendront consolider à leur manière l’unité canadienne au grand dam des nationalistes québécois. Mais après une bataille serrée, ils rentreront l’un après l’autre dans le rang et se convertiront à la culture de leur propre jardin (comme Louise Beaudouin). Parfois, c’est même le jardin de l’Autre. La « Canadian Way » est la voie royale vers le maintien d'une mentalité d'entretenu(e)s. Généralement, ils ou elles ont peur de perdre ce qui leur a été donné si généreusement. Ils ou elles oublient que la richesse, c’est acquérir – soit tout le contraire de recevoir. Or, un ou une entretenu(e) n’acquiert pas, il ou elle reçoit. Les avantages personnels ne sont jamais négligeables.

1842 : une grande date

Si l’on revient au passé, dans quelle mesure les générations des années 1830 et 1840 sont-elles si différentes des générations des années 1960 et 1970 et celle de la génération des années 2000 ? Au plan « national », « la grande noirceur » des années 1940 et 1950, provinciale, et la « la grande clarté » de la « Quiet Revolution » qui est demeurée provinciale, ont-elles modifié suffisamment les plans économique, politique et culturel, pour dire que le Québec est sorti de son état permanent de survivance ?

Le 13 mai 1839, Étienne Parent supputait les conséquences du rapport Durham sous l’angle de l’assimilation. Il écrivait dans Le Canadien :

En nous résignant au plan de Lord Durham, ce qui ne veut pas dire que nous l'acceptions comme une mesure de justice et de saine politique, nous entendons qu'on le suivra dans toutes ses parties favorables. Durham cite l'exemple de la Louisiane; nous nous attendons, par conséquent, à ce qu'on ne nous fera pas un sort pire que celui de nos anciens compatriotes de la Louisiane ; nous comptons sur l'égalité dans la représentation, sur la révision, non pas sur la destruction de nos lois, sur le libre usage de notre langue jusqu'à ce que la langue anglaise soit devenue familière parmi le peuple. Ainsi ce que nous entendons abonner, c'est l'espoir de voir une nationalité purement française et nullement « nos institutions, notre langue et nos lois » en tant qu'elles pourront se coordonner avec le nouvel état d'existence politique qu'on se propose de nous imposer.

L'assimilation, sous le nouvel état de choses, se fera graduellement et sans secousse et sera d'autant plus prompte qu'on la laissera à son cours naturel et que les Canadiens-Français y seront conduits par leur propre intérêt.

Au mois d’août 1840, LaFontaine publie son « Adresse aux Électeurs du Comté de Terrebonne ». Elle résume toutes les leçons de pancanadianisme que Hincks lui a apprises. On peut lire que « Le Canada est la terre de nos ancêtres, il est notre patrie ». Le Canada est déjà idéologiquement la « Terre de nos aïeux » ! Et plus encore : « Leurs enfants devront être, comme nous et avant tout, CANADIENS. » Par ces propos, LaFontaine montre qu'il accepte le Canada britannique majoritaire. À son tour, Étienne Parent accepte le Canada britannique majoritaire.

En septembre 1842, les Canadiens-Français, du moins la très grande majorité sous l'emprise de LaFontaine, de Morin et de Parent, approuvent l'union ; de ce fait, ils acceptent un rôle minoritaire dans la « britannique » Province of Canada. Le 13 septembre 1842, la capitulation politique de LaFontaine est marquée par deux aspects importants : le premier, c’est le triomphe de l’autonomie provinciale ; le second, c’est l’annexion du Canada-Français au Canada-Anglais. 1842 est une grande date : c’est la semi-émancipation du Canada-Français, c’est déjà le triomphe de l’autonomie provinciale. En revanche, c’est l’acceptation par les Canadiens-Français de leur sort de minoritaire dans une union britannique. « En obtenant l'autonomie locale, soutient Maurice Séguin, ils se soumettent paisiblement à un peuple étranger, désormais plus nombreux, – depuis toujours plus riche et plus puissant. L'union vient raffermir sa puissance politique et économique. Ce peuple étranger consolide par le nombre, grâce à l'union, sa prépondérance. » (Voir RÉF., SÉGUIN, p. 319, 320 et 368.)

Il est tout à fait raisonnable que le gouverneur Sir Charles Bagot se félicite des événements dans une lettre confidentielle qu’il expédie à Londres le 26 septembre 1842 où il écrit : « J'ai admis les Canadiens-Français, mais ils ne maîtrisent pas le gouvernement, ils n'y détiennent pas la prépondérance. Je ne leur ai donné qu'une part raisonnable dans l'administration [...] ». (Voir Ibid., p. 319.)

1867-1967

Source : Canada. Un siècle 1867-1967. Rédigée par la Division de l’Annuaire du Canada, de Canada et de la bibliothèque. Bureau fédérale de la statistique. Ottawa, 1967, viii + 504 p.

L’histoire continue. 1867, une autre date, c’est l’union fédérale qui n’est que l’union législative de 1841 améliorée en ce qui concerne les concessions locales, provinciales, faites au Canadiens-Français (voir Ibid., p.389). Cent ans plus tard, le Canada fête son centenaire : un siècle, 1867-1967. Le même esprit règne sur tout le pays.

À l’occasion du centenaire de la Confédération canadienne, le gouvernement canadien a publié un ouvrage sur le Canada qui donne une image fidèle de la pensée pancanadienne. Dans ce livre publié pour le Centenaire du Canada, on peut lire en toutes lettres que le passé est garant de l’avenir. On lit explicitement ceci : « La période 1867-1967 constitue réellement la mesure-étalon de l’histoire du Canada. » Le point de vue exprimé par les autorités canadiennes est sans équivoque.

Il est impossible de définir le Canada – ou les Canadiens. Le pays est trop vaste, trop varié ; sa population est trop diverse dans ses goûts et ses origines pour pouvoir être appelée « typique ». En fait, il y a beaucoup de Canadas [...]. Cette année, la nation canadienne célèbre son centième anniversaire de fédération [...]. Elle a maintenant les yeux tournés vers son bicentenaire, il n’est pas surprenant de la voir se retourner vers le siècle qui s’éteint avec un regard pensif, voire nostalgique. La période 1867-1967 constitue réellement la mesure-étalon de l’histoire du Canada. » (Mots mis en gras par nous.) [...] Tout ce qu’on aurait pu rêver il y a un siècle est aujourd’hui l’apanage d’une nation.

Un processus de canadianisation qui s’accélère plus qu’hier. Elle prend la forme de l’établissement d’un gouvernement unitaire avec des « provinces » encore plus dépendantes du central. Une suite logique de l’union fédérale de 1867.

Projet d’une union centralisée tous azimuts au Canada

Le duel Lévesque contre Trudeau se termine par le rapatriement de la constitution canadienne et l’enchâssement de la Charte des droits et libertés. Les provinces sont encore plus soumises à l’autorité générale du Canada. À preuve, le gouvernement Chrétien a pu se maintenir au pouvoir assez longtemps afin d’étouffer pour un temps les revendications souverainistes et imposer la Loi de clarification en 2000 qui visait directement le Québec, soit une sorte de pouvoir de désaveu préventif ! Un autre legs du fédéral qui complète le rapatriement de la constitution canadienne sans le consentement du Québec.

Si Paul Martin est élu, l’offensive canadienne va porter sur la présence internationale accrue du Canada à l’externe. À l’interne, l’offensive est déjà en marche. Elle concerne l’enseignement universitaire et la recherche, la santé et les municipalités, sans compter toute la capacité de dépenser du gouvernement fédéral dans la culture et l’économie. Cette perspective de l’avenir laisse peu de place aux gouvernements provinciaux comme gouvernements véritablement autonomes dans leurs sphères d’activité. Par conséquent, pour le Québec, c’est le supplice de la survivance qui se perpétue. « Le retour au social » réclamé par l’Institut du Nouveau Monde ne changera rien à cet état de fait ni demain ni après-demain ni dans cent ans.

En 2004, un gouvernement libéral vient de s’installer à Québec. Il est dirigé par un premier ministre qui a fait ses apprentissages politiques sur la scène fédérale au sein du parti conservateur canadien. À la tête du Parti libéral du Québec, il manifeste surtout des réflexes plus favorables au milieu des affaires. Il est un routier de la politique, mais il lui reste quand même à développer des réflexes politiques plus ouverts aux cordes sensibles des Québécoises et des Québécoises. Cet apprentissage reste à faire.

Son gouvernement comme les précédents au Québec est soumis aux pressions du pouvoir de dépenser d’Ottawa. Il aura beau couper partout, il en manquera toujours. L’habile négociateur Lucien Bouchard devenu premier ministre du Québec n’a pas fait mieux. Si bien qu’aujourd’hui, il est possible d’affirmer que nos gouvernements successifs depuis les années 1970 ont su machiavéliquement noircir les employés du secteur public et parapublic au point que la population a presque pris en grippe les fonctionnaires, les enseignants et les enseignantes, les infirmiers et les infirmières, les médecins (hommes et femmes) et les syndiqués et le syndicalisme devant l’opinion publique pour des fins purement électoralistes.

Si « la mesure-étalon de l’histoire du Canada » est devenue réellement « l’apanage d’une [seule] nation », il est raisonnable de se demander si le XXIe siècle ne sera pas la fin de l’union fédérale à l’avantage d’une union centralisée tous azimuts au Canada.

Si le gouvernement du Québec n’agit pas maintenant pour se maintenir, ne serait-ce comme un gouvernement provincial avec suffisamment d’autonomie pour gérer ses propres domaines de compétences et d’activités politiques, il est raisonnable de penser que la conquête de la maîtrise politique à l’interne et à l’externe ne sera pas réalisable dans le court terme ni dans le moyen terme. Pour le long terme, seule l’histoire pourra nous le dire.

Très bientôt, « la Terre de nos aïeux » ne sera probablement pas aussi française qu’on l’imagine. En outre, il est fort possible que les compétences politiques du Québec actuel soient particulièrement diluées à l’intérieur de nombreux cadres nationaux ou de politiques d’encadrement national qui ne laisseront pas beaucoup de jeu politique aux divers gouvernements provinciaux. La nouvelle fédération canadienne ne sera certainement pas celle dont ne rêvent ni les souverainistes ni les fédéralistes québécois.

Bruno Deshaies

RÉFÉRENCE :

Maurice SÉGUIN, Histoire de deux nationalismes au Canada, Montréal, Guérin, 1997, xxvii + 452 p. (Coll. « Bibliothèque d’histoire » sous la direction d’André Lefebvre.)

NOTES :

(1) Sylvain Larocque, « Unité canadienne. Une réserve bien garnie. » De la Presse canadienne dans La Presse, lundi 26 avril 2004, p. A1.

(2) CANADA. Un siècle 1867-1967. Rédigée par la Division de l’Annuaire du Canada, de Canada et de la bibliothèque. Bureau fédéral de la statistique. Ottawa, 1967, p. 2 et 3.