«Indépendance : pour ou contre?»

««« Indépendance du Québec - 178

L’ÉTAT QUÉBÉCOIS

Du principe fédéral au principe d’indépendance

Bruno Deshaies
jeudi 13 mai 2004

L’Académie de l’indépendance

« Toute fédération de nations ne peut se concevoir
que dans le respect mutuel le plus strict.
Dès lors qu'une des parties essaie
de dominer et absorber l'autre,
il s'agit d'impérialisme et d'agression. »
(Anonyme)

« Il ne faut jamais oublier que
le fédéralisme lui-même repose sur
la mise en œuvre d’une certaine coercition.
C’est par le recours à la force
qu’il maintient l’ordre qu’il a
la mission d’établir. »
(Michel Brunet, 1964/1968, RÉF.)

« Si les Québécois d’aujourd’hui
ne décident pas d’entreprendre, d’exécuter, de procéder
à réaliser leur indépendance politique,
ils n’y arriveront jamais.
Les débats sémantiques sont terminés.

Il faut AGIR. »
((Bruno Deshaies, Vigile : 29.03.2001) )

L’extension de la signification d’un mot peut souvent porter à confusion. Le concept d’État est un terme polysémique . Quelle différence y a-t-il entre l’État allemand, américain, britannique, canadien, français et l’État québécois, new-yorkais, californien, pendjabien, etc. ?

Les Québécois-Français devraient cesser de divaguer sur l’appellation « l’État québécois » ou « l’État du Québec ». Il est inutile de pratiquer un mode d’inflation verbale à l’américaine, car la réalité nous rattrape après assez vite. Par exemple, la modernisation de l’État du Québec proposée par la ministre libérale du Conseil du trésor n’est qu’une réorganisation administrative d’un État provincial qui n’en finit plus depuis plusieurs décennies de se réorganiser, de se restructurer ou de se redéployer – semble-t-il – pour rendre l’État provincial du Québec moins coûteux et en même temps plus efficace (voir RÉF., VASTEL). Et, en plus, comme un pince-sans-rire, le premier ministre cherche à nous faire croire que les contribuables québécois pourront bénéficier un jour de certaines diminutions fiscales. À cet égard, Lucien Bouchard ou Jean Charest, c’est du pareil au même autant que Robert Bourassa ou Bernard Landry. Les citoyens et les citoyennes savent que toute la classe politique parle faux. Ils et elles savent que c’est un mirage. Le mécontentement persiste sans que la classe politique de la nation saisisse l’ampleur du malaise (NOTE no 1).

Un autre exemple. Comment croyez-vous qu’un État sérieux se tromperait de plusieurs centaines de millions de dollars concernant un projet de prolongement de métro sans le savoir ? Comment le gouvernement canadien a-t-il pu engouffrer une dizaine ou plusieurs centaines de millions dans le programme des armes à feu sans le savoir un jour ? Comment la classe politique responsable et soucieuse de la démocratie et du bien commun en arrive-t-elle à banaliser ses erreurs avec la complicité d’une très grande majorité de personnes dans les appareils d’États et de communication (NOTE no 2).

Le scandale des commandites a démontré une fois de plus aux politiciens et politiciennes aveugles qu’il ne faut jamais chômer ni au gouvernement ni dans l’opposition. Les gouvernements sont dans la politique-action beaucoup plus que dans la politique-programme (NOTE no 3). Toutefois, la politique-spectacle peut réserver de douloureuses surprises. Ce qui fut le cas aux élections générales québécoises le 14 avril 2003 (cf. NOTE no 4). La politique-spectacle à Ottawa a dégénéré dans les scandales de favoritisme politique. Par-delà la politique, c’est l’État lui-même qui est attaqué dans sa crédibilité d’instrument du bien commun et de l’intérêt général de la chose publique.

L’État du Québec est un État PROVINCIAL. Il faudra bien des efforts pour en faire un État souverain, c’est-à-dire un État-Nation indépendant. Le fait a été clairement exposé par l’historien Michel Brunet dans un mémoire important qu’il a rédigé pour la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1964. Dans les quatre premiers chapitres de ce mémoire, l’auteur expose la nature du fédéralisme, le caractère originel de la constitution de 1867, ses transformations durant le siècle qui suivit et les principales étapes de l’évolution historique de la collectivité canadienne-française depuis la Conquête jusqu’à la présente décennie (consulter l’ANNEXE). Cependant, l’auteur n’a pas voulu reproduire le dernier chapitre du mémoire, car ce « chapitre recommandait l’adoption d’une nouvelle constitution canadienne et la création de deux États associés ». En fait, cette partie « représentait exclusivement les voeux du Conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et de son comité du mémoire. » (Voir RÉF., BRUNET, p. 234.)

Combien de nationalistes souverainistes québécois sont restés accrochés à ce concept d’États associés qui a été la base du MSA de René Lévesque afin de contourner le fédéralisme canadian – pouvoir fédérant, s’il en est un, capable d’utiliser la négociation, la coercition ou la force (chantage politique, recours constitutionnel ou l’usage du bras armé) en vue d’imposer son programme politique d’unité canadienne. La démocratie dans tout ça, où est-elle ? Ce fut l’époque du grand justicier Trudeau.

Pas plus tard qu’hier et avant-hier, La Presse publiait deux articles de Guy Laforest, politicologue de l’Université Laval sur l’avenir du fédéralisme canadien. En bon soldat du fédéralisme, le professeur se demande : « quelle sera la place du principe fédéral dans le Canada du XXIe siècle ? » (RÉF., LAFOREST, 11.05.04.) Comme Michel Brunet, Guy Laforest cherche à son tour des avenues pour « construire l’union canadienne en partant de nouvelles prémisses [et] en s’appuyant sur de nouvelles bases » (consulter l’ANNEXE). Tous les deux, à quarante ans d’intervalle, misent sur l’État du Québec et de nouveaux rapports entre le Canada et le Québec. Au demeurant, c’est le statu quo ; au pire, c’est la subordination toujours plus forte du Québec ; au mieux, c’est l’indépendance du Québec. Ni l’un ni l’autre ne parvient à franchir le mur du son ! (Consulter plus bas la liste des articles de Bruno Deshaies parus sur Vigile.)

L’État du Québec est un État local, provincial, depuis 1867. Il l’est encore aujourd’hui. Les oscillations entre plus d’autonomie provinciale et moins de centralisation ou une centralisation plus grande des pouvoirs de dépenser et de défendre l’unité canadienne et l’affaiblissement des capacités d’action des gouvernements provinciaux ne changent absolument rien à la nature réelle du fédéralisme (canadien). En cela, Michel Brunet a raison d’écrire : « Lorsqu’une fédération s’organise c’est parce les parties qui le constituent ont dû se soumettre à l’une d’entre elles qui avait les moyens de placer les autres sous sa domination. » (RÉF., BRUNET, p. 236.) De la théorie à l’histoire, c’est le rapport de force qui peut modifier l’ordre des choses. Autrement, le fédéralisme fédère, il n’ouvrira jamais la porte à plus d’autonomie locale à moins que la collectivité nationale « minoritaire » impose sa vision des choses et prenne les moyens d’acquérir son indépendance. Toutes les discussions portant sur le principe fédéral ne peuvent qu’aboutir à du fédéralisme. L’indépendance à une seule nation n’est pas la tasse de thé des fédéralistes. Par conséquent, il la rejette naturellement. Les nationalistes québécois préfèrent l’optimisme des deux traditions que génèrent les Fédéralistes optimistes et les Indépendantistes optimistes. Ils saisissent mal l'annexion canadienne-française ou québécoise avec l’ampleur des conséquences sur l’agir par-soi-collectif sans nation interposée et le besoin pour une nation indépendante d’assumer par elle-même sa présence au monde. C’est justement ce qu’ont réalisé les Canadians en 1867 (consulter RÉF., SÉGUIN) : une nation britannique avec un État complet à l’échelon national et provincial.

Dans les deux articles de Guy Laforest, nous ne trouvons rien pour nous dépêtrer de l’imbroglio canadian. Pourquoi ? Sa position de fédéraliste optimiste l’empêche de démasquer l’annexion inhérente à tout régime fédéral quel qu’il soit et le pouvoir inévitable de coercition du central en cas de besoin ou de force majeure. L’union comporte des risques énormes pour une nation minoritaire. Les assemblages de « nations » ne garantissent ni la paix ni le bonheur ni le niveau de vie. Une nouvelle société peut naître du fédéralisme sous des apparences trompeuses. Et nous savons aujourd’hui que les fédérations comme les empires ne sont pas éternels. Pourquoi autant s’entêter à ne voir que la solution fédéraliste à l’organisation des sociétés multinationales, multiethniques, multireligieuses ou multilinguistiques ?

Si l’on simplifie, cette position des Fédéralistes optimistes a pour thèmes généraux :

1° l'égalité politique dans un régime fédéral (ou d'union fédérale) entre le Canada-Anglais et le Canada-Français considérés comme groupes ethniques. L’indépendance à deux ;

2° une inégalité sur le plan économique, due à des causes temporaires et qui peut être corrigée : ou l'égalité économique possible ;

3° l'avantage de deux cultures pour une nation.

Cette position ne doit pas nous surprendre, car c’est cette histoire qui a été enseignée (et est encore enseignée) dans les universités canadiennes-anglaises ou canadiennes-françaises en général. Elle n’est qu'une réédition des discours, conférences ou articles des hommes politiques, des hommes d'affaires et des journalistes du passé. En gros, c’est l’idée initiale d’une indépendance possible à deux (voir Maurice Séguin, Les Normes, 0,3,1 et 0,3,8).

Les défenseurs de cette thèse insistent principalement sur le partage de la souveraineté. C’est le point de vue de Guy Laforest. Il l’a soutenu dans son premier article en des termes explicites. « Dans les sociétés modernes, écrit-il, le fédéralisme est une forme avancée de gouvernement basée sur le partage de la souveraineté entre deux niveaux de gouvernement agissant d’une manière directe auprès des citoyens et apte, au moins en théorie, à favoriser la gestion de la diversité. Le fédéralisme, c’est l’autonomie et la participation (self-rule et shared rule). Dit autrement, c’est une forme de souveraineté-association (coming together et taking part). Dans un régime fédéral, les activités des deux ordres de gouvernement sont coordonnées sans qu’il n’y ait subordination entre l’un et l’autre. » (Voir RÉF., LAFOREST 11.05.04.) Dans le deuxième article, il se rend à l’évidence des faits. « L’esprit du fédéralisme (souveraineté partagée, coordination sans subordination, etc.) ne va pas de soi dans les démocraties modernes. » (Voir RÉF., LAFOREST 12.05.04.) Les fervents du fédéralisme s’évertuent à défendre le principe fédéral, mais le discours de John A. Macdonald à l’ouverture de la Conférence de Québec se dresse toujours solennellement devant eux :

• En élaborant la constitution, nous devons prendre soin d'éviter les erreurs et les faiblesses du système américain [...]. Nous devons établir un gouvernement central puissant [...].

• Mieux vaudrait que le Canada demeure sous le régime de l'Union législative, plutôt que d'être membre d'une ligue confédérale composée de cinq États souverains.

• Un gouvernement central puissant est indispensable pour le succès de l'expérience que nous tentons. (Cité dans RÉF., SÉGUIN, p. 379.)

Cette opinion est même partagée par Georges-Étienne Cartier. Toutefois, Cartier comprendra que l’union fédérale de 1867 était un « gain » sur l’union législative de 1840, car le Canada-Est n’avait même pas son propre budget. Il n’en restera pas moins que le Canada français devra se contenter d’un régime provincial. Ce qui donne finalement une nation canadienne-française avec un demi-État provincial (cf. Ibid., p. 389 et 362).

Malgré tout, Guy Laforest s’entête : « En résumé, l’équation me paraît simple : pas de fédéralisme en 1867, pas de création d’un nouveau Dominion canadien. » (Voir RÉF., LAFOREST 11.05.04.) Le problème demeure toutefois entier, car comment peut-il nous expliquer pourquoi le fédéralisme canadien a-t-il été plus généralement centralisateur que décentralisateur ou fédéraliste selon la théorie de la souveraineté partagée ? Et que même dans le temps où l’autonomie provinciale a été plus forte, ce provincialisme triomphant n’en demeure pas moins sous surveillance par les partisans du centralisme.

De son côté, l’historien Michel Brunet a parfaitement étudié l’évolution du fédéralisme canadien (voir l’ANNEXE). Il a surtout retenu que les Québécois avaient besoin de renforcer au maximum « la primauté de l’État du Québec ». En revanche, il a cru toute sa vie à une « union canadienne » renouvelée et à une modification du dialogue entre le Québec et le Canada anglais. D’où sa lutte acerbe envers Trudeau (NOTE no 5).

On dirait que parce qu’il ne veut pas verser dans l’optique des Indépendantistes optimistes, il cherche une autre voie qu’il situe au niveau de l’État québécois. Pour cela, il accepte la juxtaposition avec le Canada-Anglais, mais refuse les inconvénients de l’oppression essentielle. La position de Michel Brunet se distingue donc du courant indépendantiste québécois-français qui soutient (si l'on n'entre pas dans les détails) :

1° l’obtention de l'indépendance politique pour le Canada-Français
a) comme possible, assez facilement, si l'on veut cette indépendance ;
b) comme quelque chose qui va de soi,

2° ou le recouvrement possible d'une indépendance politique perdue ou refusée par accident :

3° percevant l'inévitable inégalité politique d'une nationalité minoritaire.
(Consulter Maurice Séguin, Les Normes, Introduction : interprétations anciennes et nouvelle interprétation. Voir aussi Histoire de deux nationalismes au Canada, Tableau 1 : Les tendances possibles en politique, p. XV.)

Cette position est très près de la thèse de l’indépendance à une seule nation.

Par rapport à cette thèse, Michel Brunet a surtout retenu le renforcement du rôle de l’État du Québec comme gardien légitime de la nationalité majoritaire canadienne-française. Il a surtout privilégié l’importance du rôle du gouvernement du Québec. Jusqu’à un certain point, il a idéalisé la capacité du gouvernement du Québec à réaliser une politique-programme très autonomiste au point d’être un gouvernement national du Québec-Français dans une « union canadienne » renouvelée. Ce faisant, il a sous-estimé les limites des capacités réelles d’un pareil gouvernement du Québec si la tradition de 1867 se maintenait sans égard à un Québec toujours plus revendicateur.

Le constat est net. Les quarante dernières années du fédéralisme canadian n’ont pas permis l’éclosion d’un Québec plus autonome et plus sûr de ses moyens. Depuis l’échec au référendum de 1995, ce serait plutôt le contraire en ce moment. Gouvernement souverainiste ou gouvernement fédéraliste à Québec, les citoyens et les citoyennes comme les contribuables québécois vivent une surdose de politique-spectacle, de politique-programme et de politique-action.

L’expérience québécoise contemporaine démontre clairement que si la thèse de l’indépendance à une seule nation ne prévaut pas dans les débats actuels, c’est la thèse mitoyenne de Michel Brunet qui continuera un certain temps à faire son petit bout de chemin parmi les nationalistes souverainistes ou fédéralistes québécois. Dans ce cas, on en restera toujours à se demander : « Quel avenir pour le fédéralisme ? » (RÉF., LAFOREST 12.05.04.)

L’analyse minutieuse de tous les détails de l’évolution et des circonvolutions du fédéralisme canadien depuis 1867 ne changera rien à la situation actuelle de l’État du Québec. Cet État est un demi-État provincial. Il lui manque tout le reste qui constitue l’indépendance de l’État canadian. Tant et aussi longtemps que le pas n’est pas franchi entre le principe fédéral et le principe d’indépendance pour supporter l’édifice de la société québécoise, le Québec-Français végétera comme toute minorité nationale en s’esquintant quotidiennement à revendiquer à la pièce des droits collectifs.

Au sujet des revendications nationales et des problèmes de minorités nationales, Raymond Aron a bien expliqué la distinction à faire entre la recherche de l'indépendance complète et les protestations de minorités nationales contre les inégalités et les discriminations.

Dans son livre Les désillusions du progrès. Essai sur la dialectique de la modernité publié en 1969 (Paris, Calmann-Lévy), Raymond Aron fait remarquer ce qui suit :

« La revendication nationale devient nationaliste lorsque l'ethnie, par la voix de ceux qui parlent en son nom, a pour objectif l'indépendance totale, le droit de se constituer en État souverain. Les problèmes de minorités nationales concernent les ethnies qui protestent contre les inégalités ou discriminations sans se donner pour but la séparation. (p. 74) »

Le problème majeur dans un État fédéral, ce ne sont pas les revendications des minorités nationales contre les injustices mais la revendication nationale qui vise l'indépendance totale (NOTE no 6).

Le point final à cette chronique est de savoir si l’État du Québec se contente d’un pouvoir fédéré ou s’il veut devenir un pouvoir fédérant. La question a été bien posée par l’historien Michel Brunet. Il s’agit maintenant de choisir et d’agir en conséquence. Pour renverser le poids du pouvoir fédérant canadian, les Québécois-Français doivent donc endosser la perspective de l’indépendance à une seule nation. Ce renversement idéologique presse. Ni l’optimisme de Michel Brunet ne suffit à fonder un Québec indépendant ni les attentes de « la dernière chance » de Guy Laforest ne feront du Québec un État national indépendant.

Si c’est l’indépendance du Québec qui est l’objectif des souverainistes, il faut que ces derniers fondent l’État québécois de demain sur le principe d’indépendance.

Bruno Deshaies

RÉFÉRENCES :

Michel BRUNET, Québec Canada anglais. Deux itinéraires. Un affrontement. Montréal, Éditions HMH, 1968, 309 p. (coll. « Constantes », no 12). Voir la Quatrième partie (p. 231-286). Un exposé systématique du caractère NATIONAL « d’une confédération sans fédéralisme » (p. 238-248) de la constitution des British Americans ou Canadians de 1867. Consulter l’ANNEXE.

Guy LAFOREST (11.05.04), « Quel avenir pour le fédéralisme ? Les prochains mois devraient permettre de débattre de la place du principe fédéral dans le Canada du XXe siècle. » Dans La Presse, mardi 11 mai 2004, p. A19 (« Forum »).

Guy LAFOREST (12.05.04), « Dernière chance ? Des prochaines élections, le fédéralisme ressortira renouvelé ou irrémédiablement voué à la dégénérescence. » Dans La Presse, mardi 12 mai 2004, p. A19 (« Forum »).

Maurice SÉGUIN, Histoire de deux nationalismes au Canada, Montréal, Guérin, Éditeur, 1997, xxvii + 452 p. (« Bibliothèque d’histoire » sous la direction d’André Lefebvre). Voir la magistrale Leçon XV : « Création du Dominion of Canada 1864-1867 (p. 371-389).

Michel VASTEL, « Le verre à moitié plein d'une lilliputienne. » Dans Le Soleil samedi 8 mai 2004. « Si, par exemple, son objectif était de réduire de 20 % la taille de la fonction publique, qu'elle le dise ! »

ARTICLES DE BRUNO DESHAIES PARUS SUR VIGILE :

NOTE : Dix chroniques du jeudi portant sur la notion globale du « pouvoir fédérant » dans les unions fédérales et des difficultés de définir le Québec comme État-Nation indépendant.

UN ATAVISME DES QUÉBÉCOIS-FRANÇAIS : LE RÉFLEXE DU FÉDÉRALISME Autocritique Vigile. Chronique du jeudi 15.06.2000
N. B. « La vraie souveraineté ne peut d’aucune façon être compatible avec le vrai fédéralisme. Dans son essence même, le vrai fédéralisme est de la centralisation. »

LE FÉDÉRALISME, LA LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1867 ET LES QUÉBÉCOIS La déprogrammation mentale des Québécois-Français Vigile. Chronique du jeudi 30.11.2000
N. B. Un article qui comporte une référence directe au mémoire de Michel Brunet ainsi que plusieurs extraits du mémoire de 1964 (cf. RÉF., BRUNET). Il y est question surtout de pouvoir fédérant et de pouvoir fédéré (voir le « Plan du mémoire » dans l’ANNEXE).

PETITE LEÇON SUR L'HISTOIRE DE L’EMPIRE BRITANNIQUE Lettre à l'intention des ministres Facal, Dion et Pettigrew Vigile. Chronique du jeudi 15.03.2001
N. B. Les problèmes reliés à la création d’une fédération impériale et son échec retentissant avec la publication du Rapport Balfour de 1926.

LES ATTENTES DE BERNARD LANDRY. Le Québec forme une nation : un espoir possible ou impossible ? Vigile. Chronique du jeudi 30.03.2001
N. B. « Si le gouvernement du Québec veut véritablement mobiliser effectivement, intellectuellement et mentalement la communauté nationale québécoise, il se doit d’AGIR plutôt que d’ergoter sur des idées floues d’union confédérale. »

PLACE MAINTENANT À L’UNION CULTURELLE La « voie canadienne » contre le « modèle québécois » : un combat égal ? Vigile. Chronique du jeudi 10.05.2001
N. B. Par rapport au financement des arts et la culture par le gouvernement canadien de Jean Chrétien.

L’EUROPE ET NOUS Que voulons-nous ? Vigile. Chronique du jeudi 14.03.2002
N. B. Peut-on prétendre défendre la souveraineté et la fédération en même temps ?

HISTOIRE DES PARTIS POLITIQUES Entre la politique-programme, la politique-action et la politique-spectacle Vigile. Chronique du jeudi 06.06.2002
N. B. « La politique-spectacle domine les débats actuels. Elle fait perdre sa crédibilité à toute la classe politique sans distinction de partis. »

UNE NATION DANS L’O.T.A.N Est-ce différent pour une nation dans un État fédéré ? Vigile. Chronique du jeudi 28.11.2002
N. B. En relation avec la notion de fédéralisme et l’organisation de l’OTAN.

Le projet de constitution européenne D’après Paul Stanway du quotidien The Edmonton Sun Vigile. Chronique du jeudi 05.06.2003
N. B. « Pauvres Européens, ils ne savent pas dans quoi ils s’embarquent. On les plaint, qu’est-ce qu’on les plaint ! » (Paul Stanway, journaliste en Alberta) Quelle utopie !

« LA saison des fédérations ? » La question des « mises en commun » dans le partenariat négocié Vigile. Chronique du jeudi 08.04.2004
N. B. Les indépendantistes qui conçoivent plus clairement le sort du Québec comme État-Nation indépendant et présent au monde sans nation interposée seraient-ils détraqués au point de ne pas comprendre qu’ils existent véritablement des États indépendants dans le monde ?

NOTES :

(1) Par exemple, quand un ou une contribuable retraité(e) doit remettre en impôt la totalité de ses revenus provenant du RRQ pour payer ses impôts malgré des déductions directes d’impôt sur ses revenus et en dépit d’une facture de frais médicaux (médicaments et soins de santé approchant les quatre milles dollars) au fisc, il est tout à fait normal que la grogne s’installe contre les suppôts de la classe politique. D’autres exemples d’exaction de l’État sont connus, mais les politiciens et les politiciennes semblent voyager au-dessus des nuages dans l’éther de leur idéologie.

(2) Alain Dubuc, « Commandites : les vrais scandales. » Dans La Presse, mercredi 12 mai 2004, p. A19 (« Forum »). « L’idée du programme des commandites était ridicule et reposait sur une conception primaire de l’identité [...]. Un projet simpliste et méprisant [...]. Mais qui l’a dénoncé ? Pas les autres partis fédéralistes qui partageaient sans doute la même vision, ni le Bloc québécois qui dénonçait avec la même véhémence toute intervention canadienne, qu’elle soit légitime ou non. Ni les Québécois eux-mêmes, soucieux de ne pas tarir la manne fédérale. » C’est bien humain !

(3) Bruno Deshaies, « Histoire des partis politiques. La politique-programme, la politique-action et la politique-spectacle. » Vigile. Chronique du jeudi 6 juin 2002.

(4) Bruno Deshaies, « L’indépendance. Un mot, un concept, une vision, un objectif et LA FIN. » Vigile. Chronique du jeudi 17 avril 2003.

(5) Michel Brunet, « Victime de l’accélération de l’histoire, M. Trudeau deviendra-t-il le fossoyeur du Canada contemporain ? » Article publié dans Le Devoir, 30 décembre 1970, puis révisé et reproduit dans Notre passé, le présent et nous, Montréal, Fides, 1976, p. 215-226 (« Bibliothèque canadienne-française. Histoire et documents. »)

(6) Bruno Deshaies, « L'affrontement de deux nationalismes au sein d'un même État : des compromis possibles ou une situation intenable ? Les affrontements nationaux dans l'histoire. Un exemple : le cas canadien. » Conférence prononcé à l’Université Laval sous l’égide de la Société nationale des Québécois et des Québécoises de la Capitale, 23 janvier 2000. Voir le point de vue de Raymond Aron.

L’Académie de l’indépendance