«« Manifestations étudiantes à Concordia lors de la visite de Benjamin Nétanyahou

Université Concordia :

La gauche invoque le devoir de désobéissance

Pierre Dostie, Vice-président porte-parole Union des forces progressistes

Montréal, le 14 novembre 2002. La liberté d'expression est menacée à Concordia par un projet d'injonction interdisant la venue de conférenciers traitant du conflit au Proche-Orient.

Dénonçant les mesures répressives qu'entend déployer l'administration pour interdire la prise de parole de Svend Robinson et de Judy Rebick, Molly Alexander co-porte-parole de l'UFP et étudiante à Concordia explique qu'il est ridicule de vouloir entraver le débat politique à coup d'injonction et de déploiement policier.

«L'administration doit comprendre que de telles menaces ne vont qu'envenimer les choses. Le recteur doit respecter et faire respecter la liberté d'expression à l'université. Il doit se rappeler que les mots université et universalité ont la même racine» de souligner Mme Alexander.

Depuis la fin du moyen-âge, les universités dignes de ce nom ont toujours farouchement défendu leur liberté contre tous les pouvoirs. Les libertés universitaires ont eu leurs grands défenseurs, mais aussi leurs censeurs. Si le recteur met sa menace à exécution, l'histoire retiendra qu'il appartient à la seconde catégorie. «On veut rien savoir de cette pédagogie de poste de police et de salle d'audience. Il doit lever immédiatement cet absurde moratoire. Sinon, nous utiliserons notre droit à désobéir pacifiquement. Svend et Judy doivent parler» de conclure la jeune porte-parole de l'UFP.