«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Voyons voir le bilinguisme institutionnel, un dead duck électoral ?

Si la tendance actuelle se maintient…

Tribune libre de Vigile
lundi 25 mai 2015
253 visites

Avez-vous remarqué le silence des Libéraux, du NPD et même du Bloc en matière linguistique à l’aube de la prochaine élection fédérale ? Auriez-vous peut-être cette impression qu’ils ont peur de perdre des votes s’ils en parlent, un peu comme le sujet du « réchauffement climatique » l’était et le demeure ? Le tabou persiste et les politiciens préfèrent parler d’économie, de jobs, jobs, jobs, le mantra habituel.

Pourtant le discours du bilinguisme de Trudeau-père n’a jamais véritablement été mis-à-jour avec les résultats de plus de 40 ans de régime des langues officielles, de plus de 30 ans de charte des droits et d’énormes changements dans nos sociétés. Alors on se retrouve en 2015 avec une allocation de 1 milliard aux 5 ans allouée au plan d’action des langues officielles jamais auditée indépendamment, détournée par le parti au pouvoir à des fins partisanes et d’anglicisation, cela sous un régime de coupures majeures dans les dépenses publiques et des médias débordés à l’ouvrage ... et coupés !

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), organisme porte-parole pour des communautés durement affectées par ces coupures, demeure incapable de dénoncer cette situation absurde, de peur d’en subir la coupure finale, plus même capable de rejoindre sa base, susciter des intérêts de couverture ou d’en discuter durant ses propres élections. Et l’organisme, élection après élection, s’attend à ce que les francophones interviennent auprès de leurs partis politiques et députés, incapable de montrer l’exemple en premier lieu. e.g. tenir son propre débat.

En attente de sa pension, le Commissaire aux Langue Officielles est supposé veiller mais s’est endormi à l’ouvrage à force de rédiger des rapports ronflants année après année, de junket en junket, de colloque en colloque. Les seuls que ces rapports réussissent à déranger sont ces souverainistes québécois choqués par les larmoiements hypocrites du Commissaire à l’égard de la minorité linguistique anglophone la plus gâtée au monde alors que l’autre minorité officielle du pays se retrouve en voie terminale. Coût annuel grotesque du commissariat : 25 millions !

Le bilinguisme institutionnel se porte fort mal et a atteint l’état de dead duck pour ces prochaines élections. Si la tendance actuelle se maintient, il ne semble pas que le dead duck se réincarne prochainement. En ce qui à trait au « leadership », passons et voyons voir encore une fois. Pendant ce temps, les barbares continuent à tout détruire impunément sur leur passage.

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