«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Chronique de la croqueuse de mots

Vous avez dit... "EGIQ" ?

Chronique de Thérèse-Isabelle Saulnier
vendredi 22 août 2008
887 visites 14 messages

Lundi dernier paraissait, sur Vigile, le texte de Simon Roy, "Pour les Etats généraux de l’indépendance du Québec" (EGIQ). Depuis lors, un nouveau débat est entamé, après celui sur la Constitution québécoise, qui avait été amorcé par le chroniqueur André Savard.

Bien sûr, l’idée d’EGIQ a quelque chose de séduisant, surtout pour la réunification et, donc, le renforcement de toutes les forces souverainistes, pour le moment assez éparpillées et divisées, et pour cesser de courir dans la voie, trop longtemps parcourue, des chicanes intestines et du lavage de linge sale sur la place publique. (Vigile n’est tout de même pas un lieu privé, n’est-ce pas !)

Quant à moi, ayant suivi le débat sur la Constitution québécoise, une chose m’a frappée et une idée claire m’est venue à l’esprit : pour accéder à l’indépendance, il faut qu’un parti indépendantiste prenne le pouvoir avec une forte majorité et que, référendum ou pas, élections référendaires ou pas, il la fasse. Mais pour cela, une condition sine qua non est nécessaire : convaincre une bonne majorité de Québécois de la nécessité de l’indépendance et, puisque plusieurs éprouvent un sentiment d’urgence (certains pensent que dans 7 ans, il sera trop tard...), convaincre cette majorité de cette urgence. Or, il est bien évident, comme ça s’est dit ces derniers temps sur Vigile, que la majorité de la population québécoise ne voit pas encore cette nécessité et encore moins l’urgence : tout va relativement bien et on a parfaitement le temps d’attendre !

Alors, si le discours indépendantiste doit s’unifier, c’est en se concentrant sur LES RAISONS DE FAIRE L’INDÉPENDANCE. Ces raisons, il me semble que ça fait très longtemps que je ne les ai pas entendues. Peut-être que ça fait si longtemps que nous-mêmes en sommes convaincus qu’on les a oubliées ! C’est devenu un simple réflexe, une évidence à nos yeux, qui n’a plus besoin d’être expliquée. Il y a, d’un côté, les décolonisés, et de l’autre, les colonisés ou semi-colonisés...

Ce n’est sûrement pas ainsi, avec pareille dichotomie, que nous allons réussir à faire l’indépendance ! Il faut rendre le discours indépendantiste majoritaire et, pour cela, CONVAINCRE les fédéralistes, les tièdes, les "mous" et les indifférents. Il faut "faire sortir le vote", comme on dit en temps d’élections.

Je propose donc, plutôt que de tels Etats généraux qui font beaucoup penser à une certaine "conversation nationale" fort décriée et même ridiculisée, que chacun et chacune se contraigne à l’exercice de développer au moins une raison de faire l’indépendance, en ayant à l’esprit que son explication s’adresse à... des fédéralistes ou des indifférents ! Car c’est eux qu’il nous faut convaincre ! Et ça a bien l’air que ça leur prend de maudites bonnes raisons !

Il me semble que ça serait bien simple (quoique...il faut essayer pour voir !) de commencer par un examen de conscience sur les raisons qui nous ont menés, chacun et chacune d’entre nous, à opter pour l’indépendance, pour un pays à nous. SE RAPPELER de ces raisons et les redéployer sur la place publique et, particulièrement, dans notre entourage, car qui a réussi, depuis un certain nombre d’années, à convaincre un ami, un collègue, une connaissance, de devenir souverainiste ou indépendantiste ? Et comment se fait-il qu’on n’y réussisse pas, ou si peu ? (Le pourcentage de souverainistes stagne depuis des années, quand il ne baisse pas.)

Pour ma part, je suis convaincue que ce qui manque, ce sont les RAISONS, les MOTIFS, nets et précis, de faire l’indépendance. Sur le terrain, sur le champ de bataille, qu’on ne doit jamais perdre de vue, ce sont ces raisons qui importent, qui sont la fibre essentielle avec laquelle se tisse le choix souverainiste. C’est ainsi que nous, convaincus de la nécessaire indépendance, y sommes arrivés, et c’est ainsi que tous les autres y parviendront à leur tour. - Encore faut-il leur rappeler ces raisons, et les en convaincre !

Il me semble qu’à cette fin, on pourrait ouvrir une section spéciale sur Vigile, appelée "Les raisons de faire l’indépendance". Devraient y être inclus non seulement les raisons, mais aussi les "dangers" de l’indépendance, comme l’a signalé Gilles Bousquet, en démontrant que les raisons sont supérieures, en effets positifs, aux possibles effets négatifs des dangers. (Car, ne nous le cachons pas, bien des gens craignent ces effets négatifs, et croient que ça pourrait ou que ce serait pire dans un contexte d’indépendance.)

De plus, les diverses analyses produites et publiées sur Vigile devraient toujours mettre de l’avant ces raisons, ou l’une d’entre elles, et servir de démonstration de la nécessité et de l’urgence de faire l’indépendance. Si, par exemple, je prends le cas de mes chroniques, axées sur l’analyse du rapport Bouchard-Taylor, je pourrais les modifier en ce sens, en ayant toujours pour but de montrer et de conclure que "voilà une autre raison de devenir souverains et indépendants".

Voici comment j’envisage cette section spéciale. Premièrement, ça prend une personne coordonnant les textes, qui ne devraient pas dépasser une page à simple interligne : SIMPLE, et COURT ! qui FESSE ! Que ça frappe l’imaginaire, comme un slogan. Cette personne gérerait donc cette section et pourrait, sinon devrait faire des synthèses hebdomadaires et relancer la discussion si celle-ci bifurque vers des questions connexes aux raisons comme telles.

L’objectif visé est d’arriver au choix de, disons, trois (3) raisons majeures, et fortes, convaincantes, de faire l’indépendance, puis d’en faire l’essentiel de la prochaine campagne électorale. Les élections se gagnent souvent par un slogan puissant, ou par une image forte qui sait réveiller l’imagination et la fibre nationaliste, la FIERTÉ d’être Québécois et le DÉSIR d’être souverain, libre.

Donc, si ma proposition est agréée, voici une piste de départ, car j’ai commencé à faire l’exercice que je demande à chacun et chacune d’entre nous.

La principale raison pour laquelle je veux l’indépendance du Québec, c’est la DÉPENDANCE POLITIQUE que subit notre gouvernement face au gouvernement fédéral, la prédominance constante des lois canadiennes sur les lois québécoises qui nous empêchent de réaliser nos objectifs sociétaux. - CQFD, évidemment, en une page.

La seconde, qui lui est liée de près, c’est la prédominance du multiculturalisme canadien et de la Charte canadienne des droits et libertés sur celle du Québec et qui, se faisant, nous réduit à une minorité et à une culture parmi d’autres et met en cause l’existence d’un Québec français. - CQFD, évidemment, en une page.

Il reste, bien sûr, la démonstration (le CQFD, ce qu’il faut démontrer). Ce sont là deux raisons, mais certainement pas les seules, ni nécessairement les plus fortes. A nous tous et toutes de nous mettre au travail et de regrouper ces raisons ! Une fois les trois (3) essentielles trouvées, d’ici les prochaines élections, le discours public devra être RÉPÉTITIF, frapper sans cesse sur le même clou et devenir évident pour une large majorité de la population.

Commentaires

  • Denis Julien Lotbinière, 6 septembre 2008 15h48

    Si je vous comprends bien monsieur B., vous semblez dire qu’entre la stratégie offensive et la défensive ; vous choisissez la première ?
    Est-ce que je vous saisis bien ?
    Lisa Frulla ne disait-elle pas à l’émissions des Ex à la télévision de Radio-Canada qu’on était en politique pas en pastorale.
    Qu’attend le PQ pour cesser de dormir au gaz !
    Il doit expliquer aux québécois et québécoises ce qui est menacé par les conservateurs. Parce que ce sont nos valeurs québécoises fondamentales qui le sont. L’élection fédérale est l’occasion rêvée de le démontrer. Si la Canada veut suivre la voie du militarisme à la G. W. Bush et du capitalisme sauvage, pourquoi le Québec devrait-il les suivre ? Le PQ et le Bloc doivent faire front commun afin de bloquer la voie aux reptiliens. Ils doivent attaquer les conservateurs sur tous les fronts. Dire aux québécois ce qui les attend. Leurs dire à quoi va servir leurs impôts dans un gouvernement dirigé par Harper. Que veulent les québécois, plus d’éducation, plus de santé, plus d’environnement ou plus de polices, de militaires, plus de pénitenciers, plus d’armes à feu, plus d’hélicoptères ? C’est cela qu’on doit dire au peuple québécois. Ce sont ces mêmes reptiliens qui seront évincés du pouvoir chez nos voisins du sud en novembre. C’est malheureusement cette même racaille qui continuera leurs basses oeuvres ici au Québec.
    Faisons en sorte que ce soit et le Canada et les États-Unis qui se débarassent de cette droite dogmatique.

  • L.P., 2 septembre 2008 17h34

    Les raisons-

    Est-ce qu’on doit trouver des raisons pour justifier l’existence de sa famille qui veut une maison pour se loger au lieu de rester locataire ? De sa famille culturelle ou nationale qui veut un pays pour sa nation au lieu de rester locataire provincial au coût de 45 milliards l’an ? La famille, le pays, ce sont des lieux de vie normaux, de partage, de croissance et de développement auxquels tous ont droit s’ils s’en donnent les moyens sans peur et sans reproche. Le droit des peuples à disposer d’eux-même le dit dans Charte d’Helsinki que le Canada a signé. On a le droit de garder tous nos taxes et impôts, les administrer et devenir plus prospère. Nous sommes de bons administrateurs, ingénieux et besogneux. Alors, de quoi avons nous peur ? De cesser la duplication des services, de la cessation de querelles entre Ottawa et Québec, de ne faire vivre qu’une fonction publique, d’être TOTALEMENT MAÎTRE CHEZ-NOUS ?

  • Ben, 1er septembre 2008 10h12

    Exercice particulièrement futile. Ce n’est pas à coup d’arguments qu’on devient indépendantiste. Vous ennuyez profondément les fédéralistes quand vous vous mettez à ce genre d’activités occupationnelles.

    Je me souviens avoir convaincu un fédéraliste de voter OUI en 1995. Je ne suis pas allé à lui, c’est lui qui est venu me voir. Je ne l’ai pas submergé d’arguments, je l’ai écouté. Il était ébranlé par la campagne populaire et j’ai compris qu’il voulait simplement que je le conforte dans sa démarche. Je n’en ai pas rajouté. L’important était que quelqu’un, "de l’autre coté", lui confirme qu’il ne posait pas un geste insensé, que je ne le voyais pas comme quelqu’un qui enfin avait "vu la lumière", mais comme un nouveau frère d’armes accueilli avec bonheur.

    Développer des arguments pour convaincre un fédéraliste est un peu comme chercher à séduire quelqu’un qui n’est pas du tout attiré par vous ; vous renforcez ses convictions que vous êtes un casse-pieds qui veut le soumettre.

    Lâchez les réunions d’indépendantistes et allez au devant des milieux fédéralistes. Pas pour les convaincre, mais pour les confronter, les combattre. Quand les plus ébranlés sortiront le drapeau blanc, vous n’aurez qu’à les accueillir. Leurs raisons ne concernent qu’eux-mêmes.

    (Puis-je me permettre une allusion aux propos partisans incohérents de certains commentaires précédents : si vous trouvez que la division n’est pas bonne, il est tout à fait stupide de vouloir l’attribuer à l’une des factions en présence.)

  • L.P., 28 août 2008 14h42

    Les états généraux avec la SNQ, la SSJB, Jacques-Yvan et Rosaire Morin en 1968 ont abattu un bon travail aboutissant à la souveraineté du Québec . Sans partisannerie, des personnes de diverses opinions politiques ont travaillé ensemble à définir l’avenir de notre nation. Les libéraux étaient peu représentés cependant. Les résultats ont surpris les médias de Gesca qui ont rejeté les recommendations de ces EGQ. Johnson père, alors premier-ministre semblait accueillir les travaux et les conclusions de ces EGQ. Mais il mourut peu de temps après les travaux et J.J. Bertrand ne fut pas réceptif aux recommandations de ce rapport. Il perdit l’élection et Bourassa refusas de s’y attêter sérieusement. Donc aucun gouvernement n’y donna suite. Leçon à tirer : avant de faire des Egiq, il faut trouver un gouvernement et des partis politiques qui s’unissent pour réaliser le pays dès la prise du pouvoir. Il faudrait aussi que ces états généraux soient à nouveau précédés d’une nouvelle sorte de commission itinérante sur l’avenir du Québec par catégorie d’âge , des ados jusqu’aux aînés. La population, particulièrement les néos, a besoin d’animation et de réflexion pour se conscientiser en dépit des médis, Gesca-RC. Quand un parti indépendantiste déblatère contre le PQ et le QS, se considérant comme le détenteur du brevet de l’indépendance, j’imagine l’union sacrée pour le pays après des nouveaux états généraux pour le moment. Nous avons besoin de grandir un peu. Cinq lettres et textes d’opinion sur six parlent contre le PQ et ses leaders et ses membres sur Vigile. Beaucoup de lettres sont censurés ( non publiés) et on assiste à des réponses PRIVÉES maintenant à presque toutes les chroniques. La censure s’y développe à vue d’oeil. Nous ne sommes pas m^rs pour un dialogue ouvert.

  • Grégory Vézeau, 27 août 2008 03h26

    Quelques pensées...

    Faire l’indépendance, c’est se donner les outils pour régler les problèmes d’aujourd’hui et prévenir ceux de demain.

    Le fait d’avoir le pouvoir politique nous permet de construire une société à notre image

    Chaque sous payés en taxes et Impôt nous reviens en services.

    Terminons la guerre, commencée en 1755, par une éclatante victoire ! Et nous retrouverons ainsi la fierté d’être ce que nous sommes.

    En affirmant ce que nous sommes, nous nous respectons. Ce qui fera en sorte que les autres nous respecterons. Car n’inspire le respect, que celui qui sait se respecter d’abord.

    Notre ouverture sur le monde passe par l’affirmation de notre identité. Car présentement, un autre dit nous représenter sur la scène internationale, tout en prenant nombre de décision contraire à notre volonté.

    L’indépendance pour ;

    Plein pouvoir politique, contrôle de tous nos revenus.

    Ce qui nous permet de :

    - De sortir de la monarchie britannique.
    - Régler nos problèmes actuels de santé et d’éducation.
    - De ne pas entrer en guerre contre notre volonté.
    - Promouvoir et renforcer notre culture.
    - Promouvoir et renforcer notre langue.
    - Promouvoir et renforcer la fierté d’être Québécois.
    - Enseigner l’histoire du Québec, la vraie.
    - Enseigner un langue seconde (AU CHOIX)
    - D’avoir une voix et une image sur la scène internationale.
    - De relancer notre économie.

    Bon vite comme ça, c’est ce qui me vient à l’esprit.

    Mais je vais me soumettre à votre réflexion, je suis convaincu que j’ai omis plusieurs points importants.

  • O, 26 août 2008 10h15

    Mme Saulnier,

    Je vous cite : « …au moins une raison de faire l’indépendance, en ayant à l’esprit que son explication s’adresse à... des fédéralistes ou des indifférents ! Car c’est eux qu’il nous faut convaincre ! Et ça a bien l’air que ça leur prend de maudites bonnes raisons ! »

    Vous vous rendez compte, encore une fois : Eux vs Nous…

    Dès qu’ils ont cessé de se considérer comme des Nous pour aller se fondre dans la masse des Eux « internationalistes » victorieux et « successfull », ils méprisent la différence qui Nous anime et ridiculisent Notre agitation à vouloir Nous sentir victimes et à chercher à singulariser Notre destin, Notre liberté, et par-dessus tout, NOS MÉDIAS D’INFORMATION. Les Eux ne sont plus convertibles.

    En conséquence, le problème est entre Nous ! Pour endiguer Notre inpatience d’expulser le Canada de Notre territoire, et surtout les Canadians qui, parmi Nous se sont déguisés en réformistes de l’indépendance en créant toujours de nouveaux partis dits indépendantistes pour nous scinder, il faut, bien sûr, rappeler les raisons que proclamait Marcel Chaput, mais surtout, les moyens de RALLIER toutes les tendances à l’intérieur de Notre pulsion indépendantiste ! À tous ceux qui reconnaissent au départ que Nous constituons une nation en soi, il n’est pas nécessaire d’argumenter longtemps pour démontrer Notre imminence de disparition par attrition (français abandonné, immigration cavalière). L’urgence est de s’assurer que Nous votions TOUS en bloc, démunis d’argent, mais en vote ethnique. Pour régner, diviser les Eux, déjà un bloc, et les Nous, bloc majoritaire. Ensuite, Nous serons accueillants pour les ethnies invitées à se joindre à Notre projet de vie.

    La question réelle est donc par quel moyen réaliser la nécessaire alliance stratégique électorale entre tous ceux qui reconnaissent déjà Notre différence et veulent l’exhiber au monde, florissante. Mme Saulnier, vous avez sur les bras plus de dossiers que vous pouvez en gérer mais vous pourriez mettre un nègre sur la tâche de répertorier toutes les formules d’alliance déjà mises de l’avant parmi les moins émotifs, les plus réalistes d’entre nous.

  • 26 août 2008 00h04

    La nation québécoise peut survivre mais son affaiblissement et sa perte de pouvoir sont tendantiels au sein du canada. Or, son histoire, sa culture, son enracinement dans ce territoire fait qu’elle mérite de vivre. C’est ce que la proclamation d’indépendance déclare : vivre pour mettre fin à la survivance. Nous pouvons fièrement témoigner au monde de notre existence et de notre épopée nationale. Nous avons d’abord à nous reconnaître nous-mêmes notre propre valeur et ce n’est qu’en mettant fin à notre inclusion forcée au sein du Canada que nous y parviendrons. Il existe une telle chose que la pauvreté politique et c’est le mal dont nous sommes atteints. Dans le monde moderne, une nation dépourvue des pouvoirs qui lui permettraient de maîtriser son destin est vouée au folklore, à l’ethnicité, à la mendicité politique. C’est pourquoi il faut faire l’indépendance, il n’y a pas d’autre remède à ce mal.

    GV

  • O, 25 août 2008 23h31

    Je vous offre ma page déjà présentée à Bousquet :

    Avantages et inconvénients de l’indépendance du Québec ?
    18 août 2008, par Ouhgo

    QUÉBEC FRANÇAIS ! Constitution d’un Québec libre, pays normal.

    Budget et lois, votés sans l’interférence d’un autre peuple, sans dédoublement et traductions coûteuses,

    sans pelletage fiscal et intrusion dans nos priorités : éducation d’une nation d’expression française majoritaire et accueillante.

    Protection du territoire et représentation directe à l’étranger : sans BigBrother aux priorités contradictoires. Libre-échange mais surveillance des frontières.

    Vie normale autonome en harmonie avec les voisins : FIERTÉ NATIONALE sans éteignoir aux entournures ni mépris conquérant.

    Fin de la morosité : avenir emballant pour la jeunesse et développement moderne d’une nation libérée des sempiternelles chicanes constitutionnelles. (Une nation ne peut être reconnue par une autre à condition de la dominer.)

    INCONVÉNIENTS ?………euh……inconvénients ?……bin fatiguant, la liberté ?

  • Thérèse-Isabelle Saulnier, 25 août 2008 20h05

    Soupirssss... - J’attends VOS RAISONS de faire l’indépendance ! Des raisons EXPLIQUÉES ! (en une page max, comme je l’ai dit, mais une page qui FESSE !)

    Je me charge de les examiner et de les éprouver auprès de certaines personnes, mais encore, diantre, faut-il que je les aie !

  • Mathieu Gauthier-Pilote, 25 août 2008 13h51

    L’objectif des États-Généraux du mouvement indépendantiste québécois devrait être de construire le consensus autour 1) d’une stratégie globale de promotion de l’indépendance du Québec (ici et à l’étranger) et 2) d’une stratégie et d’un calendrier d’accession à l’indépendance que les partis politiques qui se déclarent favorables à l’indépendance devront accepter de suivre s’ils veulent nos voix.

  • 23 août 2008 00h12

    Les états généraux sont séduisants mais ils représentent aussi un risque important de camper tout le monde sur ses positions. Le Parti indépendantiste serait prêt à participer mais il y présenterait son point de vue. Le Pq n’est pas prêt à y participer car il n’a rien à y gagner, s’étant déjà clairement positionné dans le sens que l’indépendance est une question qui ne figure pas à l’ordre du jour. Pour QS, je n’en sais trop rien. Par ailleurs, le texte de Mme Saulnier nous met sur la piste d’un dialogue moins contraignant entre les indépendantistes ; je pense que cette piste mérite d’être suivie.

    Elle pourrait prendre la forme d’une assemblée publique de 12 heures pendant lesquelles 300 ou 1000 discours de trois paragraphes sur les raisons de faire l’indépendance seraient livrés. Pas de foire d’empoigne comme il risque de s’en produire lors d’éventuels états généraux, simplement un rassemblement, un événement rassembleur où les discours les plus éloquents pourraient se mesurer avec les plus poétiques ou les mieux argumentés, le tout devant une foule obligatoirement nombreuse. Pourquoi pas quelques discours chantés ? Les indépendantistes ont à l’heure actuelle surtout besoin de se parler et de se sentir forts dans leurs arguments et dans leur nombre. Un tel événement pourrait y contribuer. Il pourrait faire partie de ce que nous pourrions convenir d’appeler la relance de l’indépendantisme.

    GV

  • José Fontaine, 22 août 2008 17h54

    Une autre raison, ce serait de renforcer la Francophonie dans son pluralisme. Le Québec serait la deuxième puissance française au monde et cela permettrait peut-être de nuancer ce sentiment que l’on a qu’une voix française est pratiquement toujours une voix de France. Il est possible que les Français s’en flattent, mais ce n’est pas à l’avantage de leur langue dont la seule chance à mon avis est d’être la langue d’une diversité humaine très très grande (quelles différences, ne serait-ce qu’entre Wallons, Québécois, Haïtiens et Sénégalais !).

    On dit la Francophonie abstraite ? Peut-être. J’ai beau collaborer toutes les semaines à un quotidien québécois, ce sentiment m’envahit aussi. Mais toute communauté humaine est une abstraction en un sens. Pourtant, même quand j’étais enfant, peut-être à cause d’émissions du type "Nos cousins de langue française" (à la télévision française ou chez nous), et malgré pour nous la proximité formidable de la France, que son langage soit aussi parlé "au Canada français" (comme on disait alors), me procurait la joie d’appartenir à une communauté large.

    Le rêve que l’on peut faire ensuite, c’est que cette communauté large, qui peut être assez sûre d’elle-même, aide nos amis d’Afrique - l’Afrique noire ou l’Afrique du Maghreb - que nous négligeons trop, mais avec qui il est si agréable de parler que j’éprouverais une tristesse immense de ne plus pouvoir le faire.

    Défendre une langue, oui, mais défendre surtout ce qui unit pas mal d’êtres humains en une autre configuration que la nation et moins étroite que ce qu’elle est fatalement. D’autant plus qu’il n’y a que quatre communautés importantes (mondiales), de ce genre : le monde anglo-saxon, le monde hispanique, le monde lusitanien et nous, les Francophones.

  • MichelG, 22 août 2008 11h39

    Notre Pays le Québec doit devenir indépendant pour pouvoir rapatrier au Québec tous nos impôts et nos fonds consolidés , pour pouvoir franciser le Québec et pour pouvoir avoir une représentativité dans tous les pays et toutes les instances internationales en cessant d’être une colonie canadian.

  • 22 août 2008 07h58

    Chère Madame,

    Le tour du jardin a été fait. Tout a été dit sur l’indépendance du Québec. Et il n’y a qu’un seul mot qui résume tout ce qui a été dit et écrit : LIBERTÉ.

    Entre la liberté et le confort, je parie que les gens aiment mieux le confort. La nature humaine est ainsi faite. Les grands bouleversements politiques ont été opérés par quelqu’un qui a réussi à CANALISER les aspirations profondes de chacun. Ce n’est pas attendre le messie que d’écrire cela. C’est tout simplement se confronter à la réalité. Chacun, dans son petit coin, dans le fond de lui-même, peut bien rêver au pays à nommer, à faire, à construire, mais si quelqu’un ne devient pas le « grand timonier » qui présidera aux mutations nécessaires, le rêve de chacun s’estompera...

    Pauline Marois propose pour l’automne 2008 une tournée provinciale pendant que Legault veut mettre la souveraineté sur la glace. Avec un tel chef et un ancien aspirant, le pays restera en friche.

    Le jour où un chef indépendantiste criera dans tous les micros du Québec, « VIVE LE QUÉBEC LIBRE »...le Québec deviendra rapidement un pays.

    Pierre B.

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