«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pour qui voter

Vote stratégique ou idiot utile ?

Un choix existentiel pour notre nation.

Tribune libre de Vigile
vendredi 10 août 2012
1 894 visites 20 messages

Le gouvernement libéral est tombé. À nous de faire en sorte qu’il ne se relève pas.

Pour prévenir cette fatalité, la nécessité d’un Pacte entre les partis s’est imposée à plusieurs comme une nécessité stratégique. Finalement la montagne a accouché d’une souris, entre Québec Solidaire et Option Nationale, le Parti Québécois passant pour le mauvais coucheur, si on se fie à la version de Françoise David. Nous sommes donc devant la perspective de voir la division du vote favoriser la réélection du gouvernement le plus corrompu de notre histoire, plus encore qui donne dans la trahison de l’intérêt national. Dans ce contexte, il nous revient donc à tous de comprendre ce qui a mené à cet échec et de faire un choix pour palier aux conséquences. Dans les circonstances, il importe de comprendre que ce choix est lourd de conséquences pour la suite de l’histoire ; en fait, il est existentiel.

Retour sur la proposition d’un Pacte et de la raison première de son échec.

L’appel le plus clair et le mieux argumenté de la nécessité d’un Pacte a été lancer le 21 aout 2011, lors de l’assemblée du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ). Daniel Breton, après avoir dressé un réquisitoire implacable sur le détournement de l’héritage de la Révolution tranquille (énergie et ressources) a lancé un appel pressant aux partis pour qu’ils concluent le Pacte (le terme qu’il a employé, et non une coalition) :

http://www.tagtele.com/videos/voir/73448/ à 12:50.

Durant l’automne, des tractations ont eu lieu, jusqu’au moment où Françoise David a décidé de se présenter dans Gouin. Cette décision de s’en prendre à l’excellent Nicolas Girard a été une fatalité pour le Pacte au PQ, peu importe les efforts louables de certains pour ranimer cette proposition par la suite.

En fait ce Pacte entre le Parti Québécois et Québec Solidaire était mort né.

La raison en est simple. Les statuts de QS prévoient que se sont les instances qui décident en congrès. http://archives.quebecsolidaire.net/files/Statuts_Quebec_solidaire_-_Avril_2012.pdf

Or un très grand nombre de délégués des comtés, des régions et des campus appartiennent à des collectifs trotskistes (Gauche Socialiste, Socialisme international, Tendance marxiste internationale) qui se seraient opposés à toute entente de Pacte avec le PQ. Pour ces tendances trotskystes "internationalistes", le nationalisme est une forme de racisme. Ce sont ces idéalistes sectaires qui auraient opposé un droit de veto à ce Pacte avec un véritable parti nationaliste.

Il faut savoir que les électeurs de QS ne comptent que 55 % de souverainistes. http://www.ledevoir.com/documents/pdf/sondage28janvier.pdf page 11.

Comment s’étonner alors que l’axe gauche droite prime sur l’axe souverainiste fédéraliste. François David le savait et sa demande d’avoir une proposition du Parti Québécois pour le compromettre publiquement, pour mieux la rejeter par la suite relève de l’enfumage et de la petite politique, alors qu’il y a péril en la demeure. http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Juin2012/20/c2748.html

Finalement, Françoise David est arrivée à son objectif avec Option Nationale ; celle d’améliorer ses chances dans Gouin alors que l’avantage de ce Pacte pour J M Aussant est marginal. Ce dernier savait-il la position de cette dernière sur le déclin du français à Montréal avant de s’allier avec QS pour faire battre Nicolas Girard dans Gouin ? Voici ce que rapporte J F Lisée dans son blogue à ce sujet :

"Mon amie Françoise David a même indiqué que, puisque tant d’allophones parlent le français à la ville, on ne pourrait s’inquiéter que si la proportion de Montréalais parlant français au petit-déjeuner avec leurs enfants chutait à… 20%. Donc, pas question de sonner l’alarme avant que 80% des habitants de l’île ne parlent une autre langue en tartinant leurs rôties. Et encore, ce n’est pas certain."

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/lindignation-linguistique-ce-serait-un-bon-debut/13994/

Ni Québec Solidaire, ni Option Nationale, ne voient l’urgence de sortir Charest du pouvoir et de reprendre le contrôle de notre État. Voici la position de J M Aussant dans Le Devoir :

"Face à l’hypothèse d’un « parti souverainiste qui prendrait le pouvoir sans faire la souveraineté », il préfère encore « attendre une élection de plus » et, dans l’intervalle, laisser la place à un gouvernement formé des libéraux ou de la Coalition avenir Québec. « Pour le mouvement, ce serait pire d’avoir des souverainistes qui restent au pouvoir quatre ou huit ans mais ne font pas la souveraineté. »

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/344332/point-chaud-l-independance-et-rien-d-autre

Ni Québec Solidaire ni Option Nationale ne prennent la mesure de la gravité de la situation. Le feraient-ils que cela nuirait à leurs intérêts partisans.

Depuis 9 ans, par le processus de nominations partisanes, Charest a placé ses pions, et a mis l’État au service des amis du régime et de puissants réseaux d’intérêts étrangers. La dépossession du bien commun est systématique. Un autre mandat lui permettra de saigner à blanc le Québec. Voici deux éléments clés de ce plan de grande envergure qui s’inscrit dans la stratégie néolibérale mondialiste :

Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne, selon un avis juridique alarmant (qu’il faut lire) : « représentent un changement radical qui, si elles devaient être mises en oeuvre, influencerait de manière omniprésente, contraignante et sans précédent l’autorité des gouvernements provinciaux ».
http://www.ledevoir.com/documents/pdf/avisjuridiquescfp.pdf

Cet accord équivaut à ouvrir toutes grandes les portes aux prédateurs de tout horizon pour qu’ils viennent se servir sur notre territoire. Il faut savoir que cette entente n’est renégociable que par le Canada, et, que dans le sens de plus d’ouverture à la mondialisation. Et le Plan Nord qui a pour but de financer notre dépossession (85 % des investissements seront publiques et para publiques : Hydro Québec va investir 47 milliards pour produire de l’électricité et la revendre en bas du coût de revient. Et y inclus la Caisse de dépôt qui sera mis à contribution !).

Le Plan Nord s’emboite parfaitement dans l’AÉCG. Deux éléments clés taillés sur mesure pour servir les intérêts de Paul Desmarais, selon M Richard Le Hir. Une stratégie vise les assises même de notre État et nos actifs collectifs ; ce qui nous permet d’avoir une prise sur notre destin comme nation :

"Nation : Peuple en possession d’un État" (K Deutsch).

"L’action de l’État est une conquête sans cesse renouvelée de sa compétence sur son territoire" (Charles Chaumont).

Bref la mondialisation néolibérale, en braquant les États, visent la dissolution des nations.

Québec Solidaire et Option Nationale sont enfermés, chacun à leur manière, dans un schéma conceptuel (doctrine) qui les coupe de la réalité. Pour eux la politique est affaire d’idées (auxquelles il faut demeurer "authentique"). Une vision platonicienne qui mène à un cul de sac stratégique. En réalité la politique est affaire d’intérêts, les idées étant accessoires. Ce qu’Aristote a bien compris en ramenant le tout à l’essentiel : Qui contrôle l’État au profit de qui ?

Cette élection est historique. L’enjeu en est le contrôle de notre État ; le véhicule du projet souverainiste. Le choix qui se pose est simple. Ou on vote stratégique pour le seul parti souverainiste de masse qui peut reprendre le contrôle de notre État. Ou bien on divise le vote et on devient les alliés objectifs des affairistes (libéraux ou caquistes). Bref :

Vote stratégique ou idiot utile ?

Un choix existentiel pour notre nation.

Commentaires

  • JCPomerleau, 21 août 2012 09h29

    Un organisateur libéral qui ne votera pas idiot utile :

    (...)

    « Voter libéral à la prochaine élection serait, pour moi, un gaspillage qui ne servirait qu’à diviser le vote fédéraliste au profit des indépendantistes », insiste-t-il.

    (...)

    Jean-Paul Boily est un organisateur et un militant dont la parole a été entendue plus d’une fois ces derniers mois.

    (...)

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-quebecoises/201208/20/01-4566717-un-organisateur-liberal-appelle-a-voter-legault.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_elections-quebec-2012_1965459_accueil_POS1

  • JCPomerleau, 19 août 2012 14h09

    Daniel Breton : Khadir n’a pas de parole

    ......

    http://blogues.journaldemontreal.com/elections2012/taieb-moalla/daniel-breton-voitrouge/#.UDERchctwxA.facebook

    .............

    Signe de la chaude lutte que péquistes et solidaires se livrent dans la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques, plusieurs solidaires se délectent sur Facebook en partageant un vieil article édifiant du candidat péquiste Daniel Breton.

    Le papier intitulé « La condescendance péquiste » a été publié, en février 2006, sur le site Internet du Devoir. M. Breton y écrivait notamment ceci :

    « Les dirigeants et de nombreux membres de ce parti (Le Parti québécois) affichent une telle condescendance envers ceux qui ne sont pas de même allégeance qu’eux que c’en est épeurant. Lorsque j’entends la présidente du Parti québécois dire des membres de ce nouveau parti de gauche qu’ils ne sont que des gérants d’estrade, qu’est-ce sinon du mépris ? », se demande-t-il.

    Piqué au vif par la reprise de cet article sur la page Facebook d’un-ex candidat solidaire (Jonathan Vallée-Payette), M. Breton a vivement réagi. Voici une série de messages instructifs postés ce samedi par le candidat du PQ :

    Breton_Facebook

    Capture d’écran : Facebook

    - Eh oui ! Je ne suis pas fou ! Contrairement à vous, j’ai constaté que le PQ a changé et est redevenu social-démocrate depuis ce temps !

    - Bon… 1- j’ai toujours dit que j’étais souverainiste, même lorsque je me suis présenté au NPD. 2- Contrairement à Amir, j’ai une parole. 3- Le programme du PQ et le projet Maîtres chez nous-phase 2 prouve que le PQ est redevenu social-démocrate.

    - En 2003, Amir m’a appelé pour me demander que le PVQ ne présente pas de candidat dans Mercier. En échange, je lui ai demandé que son parti nous laisse Ste-Marie-St-Jacques. Nous nous sommes entendus. J’ai fait adopter cela par notre exécutif. Le soir de l’investiture d’Amir, je me suis présenté au local et j’y ai été accueilli par… le candidat de son parti de Ste-Marie-St-Jacques !!!!! Lorsque j’ai vu ça, j’ai demandé à Amir de s’expliquer. Il m’a alors répondu : »Je n’étais pas au courant ». Ce à quoi j’ai rétorqué que son parti n’avait qu’à retirer ce candidat… ce qui a été refusé. NOUS avons tenu parole et n’avons pas présenté de candidat dans Mercier. Et ce que j’écris n’est que le début des arnaques…

    - Ça me prend tout mon petit change pour ne pas tout révéler ce qu’Amir et sa gang ont fait comme duperies parce que je veux me concentrer sur les libéraux, mais ne me cherchez pas parce qu’après ce qui est arrivé CE MATIN à Lévis avec QS, ma mèche commence à être dangereusement courte.

    Interrogé par le blogue électoral qui le « cherchait » justement depuis le début de l’après-midi, M. Breton a refusé de donner plus de détails sur « ce qui est arrivé ce matin à Lévis ».

    « Si j’étais revanchard, je le dirais, mais comme ça implique d’autres personnes, je préfère m’abstenir », nous a-t-il fait savoir.

    Daniel Breton trouve qu’Amir Khadir « joue une game » en s’attaquant à Stéphane Labrie, candidat péquiste dans Lévis. Il goûte peu que les solidaires rappellent à tout bout de champ que M. Labrie a déjà été inscrit au Registre des lobbyistes afin de promouvoir le projet Rabaska.

    Selon nos informations, un maraudage intense (avec pour toile de fond les positions des uns et des autres sur le projet de port méthaniser à Rabaska) oppose les péquistes et les solidaires lévisiens. Cet enjeu local incontournable envenime particulièrement les relations entre les deux équipes rivales sur le terrain. Le fait que M. Breton soit un opposant notoire à Rabaska n’y change rien.

    Et, pour ne rien arranger, les péquistes voient rouge lorsque les solidaires glissent plus ou moins discrètement que Manon Massé a toutes ses chances de faire mordre la poussière au « candidat vedette » Daniel Breton.

    ......

    JCPomerleau

  • JCPomerleau, 17 août 2012 10h44

    « Dans notre perspective, c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement », (Amir Khadir)

    http://blogues.journaldemontreal.com/elections2012/taieb-moalla/amir-khadir-a-t-il-trebuche-sur-la-souverainete/#comment-6311

    JCPomerleau

  • Denis Julien, 14 août 2012 17h31

    Oui je voterai utile, oui je voterai stratégique !
    Les Québécois ne sont pas plus cons que les français !
    Ils ont voté stratégique et ils ont eu raison !
    Ils ont voté pour le Parti socialiste comme nous voterons pour le Parti québécois.
    La France a évité la récession. Elle n’a pas progressé mais elle n’a pas reculé et tous les espoirs sont à nouveau permis.
    Marois a pris des engagements nets et précis.Elle s’est engagée à renforcer la loi 101, à réintroduire un cour musclé d’histoire nationale et mettre sur pied une charte de la laïcité. Ce sont les bases de la maison québécoise indépendante. Nous sommes à quelques semaines d’un gouvernement péquiste majoritaire qui fera un référendum que npous remporterons alors ça va faire le chiquage de guenilles.
    En ce qui me concerne, le PQ aura mon vote et sans me boucher le nez. Marois est correcte ! Elle fait une campagne extraordinaire, honnête. Je suis fier d’elle !

  • Henri Marineau, 11 août 2012 18h28

    Je ne compte plus les commentaires à l’effet qu’il faut éviter la division du vote souverainiste et se ranger derrière le seul « parti souverainiste » qui puisse déloger le gouvernement Charest du pouvoir, à savoir le PQ. De là, est née la pernicieuse dichotomie entre le vote stratégique et le vote authentique.

    À la défense du vote stratégique se dressent des ténors tel que vous M.Pomerleau qui affirmez, dans votre article
    qu’« en réalité la politique est affaire d’intérêts, les idées étant accessoires ».

    En fait, pourquoi les « idées » en politiques seraient-elles devenues « accessoires » au détriment des « intérêts » si ce n’est que le PQ les a reléguées dans le placard au profit de ses « intérêts » électoralistes ? Et quel parti, mieux que le PQ, a réussi cet exploit peu reluisant depuis sa création au début des années ’70 au moment où il nous promettait un avenir meilleur ?

    Et, plus de quarante ans plus tard, vous voudriez m’embarquer dans la galère de la gouvernance souverainiste en me faisant accroire que le PQ représente « le véhicule du projet souverainiste » alors qu’un autre véhicule, à savoir Option nationale, m’invite à monter à bord du vaisseau-amiral qui me conduira à bon port.

    En réalité, la division du vote souverainiste et son corollaire, le vote stratégique, conduisent à un faux débat qui contribuent à favoriser l’intérêt du pouvoir au détriment des idées et qui ne font que servir de béquilles à ceux qui sont devenus trop usés par les attraits du pouvoir « stratégique » pour marcher résolument vers la réalisation de leurs « idées » qu’ils qualifient cavalièrement
    d’ « accessoires ».

    En terminant, je vous laisse sur l’image de Jean-Martin Aussant qu’il véhicule depuis le début de la campagne…Si vous avez un caillou dans le soulier, vous pouvez soit ne pas en tenir compte et continuer de marcher difficilement, soit essayer de vous y habituer tout en tentant de vous en accommoder, soit vous arrêter, l’enlever et poursuivre votre marche confortablement.

    Actuellement, deux partis, soit le PLQ et la CAQ, nous proposent la première hypothèse et deux autres, à savoir le PQ et QS, la deuxième solution…ON nous propose plutôt la troisième voie. Alors, qu’est-ce qui nous empêche de l’emprunter et de marcher avec confiance vers notre indépendance les deux pieds bien installés dans nos souliers ?

    En conséquence, je refuse d’être gavé par la « galette de la gouvernance souverainiste » que m’offre le PQ-Marois. Je préfère de loin miser sur un parti qui prône l’authenticité des « idées » au lieu de la stratégie bassement électoraliste. Voilà pourquoi, le 4 septembre, sachez que j’accorderai fièrement mon vote au candidat d’Option nationale dans ma circonscription !

  • Pierre Schneider, 11 août 2012 16h48

    J’entends d’ici le PQ-Marois lancer des cris d’orfraie au lendemain d’un quatre septembre où il aurait été battu par l’alliance secrète PLQ-PLQ. Alliance conclue et planifiée à un niveau bien supérieur à celui des chefs d’opérette qui jouent sur la scène.

    J’entends donc madame Marois accuser les dissidents, les progressistes et les vrais indépendantistes d’être la cause de cette infamie et de cette calamité qui risque d’écraser le Québec (qui en a vu bien d’autres) pour quelques années de plus.

    Et je ne peux m’empêcher de retourner au livre de Me Pierre Cloutier "Le PQ a trahi ses militants" dans lequel il explique magistralement tous les errements et toutes les trahisons du Parti québécois devenu le parti du petit pouvoir provincial coûte que coûte.

    Si madame et sa clique avaient eu le courage et l’honneur de ne pas s’accrocher et de laisser le parti aux desiderata de ses militants, nous n’en serions pas là.

    Alea jacta est. Les dés sont jetés. Les égos surdimensionnés et les intérêts personnels auront tout gâché. Encore une fois.

    Et sachez que ça me crève le coeur.

  • André Tanguay, 11 août 2012 12h38

    M. André Meloche, ajouter à vos paroles ne ferait qu’embrouiller le débat.

    Tout est clair depuis longtemps pour moi et je voterai aussi Option Nationale parce que j’ai des valeurs et Dieu me garde de les débaucher en les laissant aux mains du PQ-Marois.

    L’acharnement du PQ à réclamer le vote stratégique de même que ses attaques vicieuses de Québec Solidaire (Duceppe, Laviolette-Dubuc) ne font que révéler l’impuissance qu’a ce parti à recueillir une majorité de voix. Nous vivons le chant du cygne d’un parti déplumé parce qu’à moins d’un gouvernement majoritaire il sera décapité et éviscéré. C’est le prix à payer pour avoir laissé aussi longtemps la lampe sous le boisseau.

  • 11 août 2012 11h58

    D’abord élire Aussant et Khadir, ensuite faire rentrer le PQ avec une minorité qui pourrait se muer en majorité conditionnelle grâce à ON et QS avec deux (?) députés. Une indispensable caution sur le PQ. Autrement dit, voter PQ là où le vote individuel peut compter ; voter ON et QS là où la chance de l’emporter de ces derniers est sérieuse.

    Affaiblir la chaîne de commandement américano-sioniste, réduire l’influence verticale de Washington/Tel Aviv - Ottawa - Québec en la privant de son relais québécois dévoué... Je ne personnalise pas le débat, on le fait déjà à l’excès, ce qui laisse croire qu’il s’agirait de déplacer un homme alors que ce sont les forces inamovibles derrière l’État qu’il faut comprendre. Savoir que le changement réel est un chemin si étroit qu’il semble devenir impraticable. Mêmes cas ailleurs, l’exemple récent de l’élection présidentielle en France est éloquent : Sarkosy - Hollande deux discours une seule politique générale. La démocratie dans ses formes dévoyées permet-elle encore le changement ? Le pouvoir profond s’il permet d’amuser et de tromper les foules par le bien nommé jeu démocratique verrouille toute possibilité d’échapper à sa dictature. Comprenons que les présentes élections, hormis des enjeux locaux bien légitimes, ne peuvent rien en ce concerne les grandes orientations. L’indépendance du Québec, mais pas seulement, est à ranger au nombre des possibilités qui ne sont pas autorisées. Dans ces circonstances historiques peu reluisantes où les souverainetés nationales s’érodent en même temps que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, que faire ?

    Pour que l’asservissement programmé du Québec à l’enchaînement mondialiste devienne juste moins garanti, votons pour le maillon faible, élisons le PQ. Par lui, l’indépendance pourrait arriver par hasard, par le choc des grands enjeux qui vraisemblablement le dépassent et au sujet desquels, ce PQ replié sur le seul horizon provincial ne pèse pas et n’oserait même pas.

    Plein de gens autour de moi s’apprêtent à voter en soustrayant leur vote à toute partisanerie. Êtes-vous de ceux qui déjouent le système ? Comme de voter PQ pour des motifs qu’il s’empresserait de récuser.

    GV

  • Jacques Bergeron, 11 août 2012 10h05

    Le chef de « ON » ne comprend vraiment pas l’urgence de la situation pour le Québec, ses ressources et son peuple.Selon cet individu qui n’a pas eu le courage de respecter la démocratie électorale qui lui a permis de se faire élire comme député du « PQ », et non comme député indépendant et anti-PQ,il est préférable de se laisser déposséder plutôt que d’élire le Parti Québécois. Quel bel exemple de sens politique, d’engagement social et de protection des ressources de l’État québécois ? Ce monsieur fait la preuve qu’il ne possède pas les qualités nécessaires d’un chef, préférant la politique du pire afin de faire avancer son Option « anti-nationale » en souhaitant la victoire de Charest et la défaite du Parti Québécois. Quel triste individu et quel triste chef de parti ? Permettez-moi de souhaiter que cet individu, que l’on devrait situer « dernier de classe », ne soit jamais élu premier-ministre du Québec ; c’est la grâce que je demande à Celui qui ,contrairement au chef de « l’ON », est venu pour nous libérer de tous ces imposteurs politiques et économiques à la sauce d’un néolibéralisme anti-social.

  • Mona Simard, 11 août 2012 08h42

    Et pendant que les Québécois entretiennent leurs divisions, les ultra-fédéralistes libéraux d’outre-Outaouais serrent les rangs et s’invitent dans la campagne par la porte d’en arrière. Comment voir autrement l’entrée en scène de Duchesneau, la pointe de l’iceberg libéral fédéral qui s’est toujours trouvé sur la course du navire québécois ? Comment expliquer autrement la profession de foi de Legault pour le Non ? Comment voir l’appui de Libman à la CAQ ?

  • JCPomerleau, 11 août 2012 08h13

    J’aimerais préciser pour ceux qui ne sont pas familier avec le terme idiot utile, que cette expression a un sens bien précis en science politique. C’est dans ce sens là que je l’ai utilisé et non pas comme l’expression de mépris des autres que certains me prêtent :

    "L’expression « idiot utile » s’applique à des personnes qui servent de fait, bien involontairement, des desseins qui leur échappent et qui contredisent leurs aspirations profondes."

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Idiot_utile

    JCPomerleau

  • Michel Bélisle alias Didier, 11 août 2012 00h57

    Monsieur Savoie,

    J’ai bien peur que vous ayez raison. Le PLQ et la CAQ, c’est la même "gang". Ils représentent la même classe socio-économique.

    Les progressistes d’ON ou de QS, parce qu’ils sont polis et qu’ils essayent de ratisser large, n’osent pas la plupart du temps pointer le fait que les partis politiques représentent au fond des classes sociales.

    Le PLQ et la CAQ représentent certainement les "heureux" et les "satisfaits" de la société, autrement dit les classes aisées et fortunées.

    Le PQ représentait davantage les classes moyennes et ouvrières jusqu’au second référendum. Après cela, il a tenté davantage de conquérir les classes aisées et fortunées.

    C’est maintenant ON et QS qui sont davantage les partis des classes moyennes et ouvrières.

    Depuis le début de ce siècle, l’identification à une classe socio-économique a pris le pas sur l’identité nationale. C’est une autre raison pourquoi le PQ a tenté de séduire les classes aisées et fortunées voyant que le nationalisme perdait des plumes.

    Aucun doute qu’aujourd’hui, une personne de classe aisée du Québec se sent plus proche d’une personne de classe aisée de la Colombie-Britannique que d’un compatriote québécois de classe modeste.

    Et pour les classes socio-économiques favorisées, la CAQ fait autant leur affaire que le PLQ.

  • Serge SAVOIE, 10 août 2012 23h01

    Charest a reçu l’instruction de laisser le chemin libre à la CAQ. Se sera donc un gouvernement majoritaire caquiste qui gouvernera la belle province pour cinq longues années. Par ailleurs, je viens de quitter un local de campagne d’ON du centre-ville où la candidate de QS nous a rendu visite. Ce fut tout à fait cordial et chaleureux.

  • André Meloche, 10 août 2012 21h20

    Monsieur Pomerleau,

    Ce qui me frappe dans votre commentaire, c’est son éternel régionalisme mais surtout son irrespect envers ceux qui ne pensent pas comme vous. Je vous cite : « Vote stratégique ou idiot utile ? Un choix existentiel pour notre nation. »

    Amalgamer idiot et utile m’apparaît réducteur et dénote une peur viscérale de la différence. De grâce, laissez les forces en présence s’exprimer et n’essayez pas d’endoctriner voire de culpabiliser les citoyens. Vous avez mieux à faire il me semble.

    Lors de cette élection, le nivellement de la pensée sera la norme, gracieuseté de nos médias de masse. Chaque individu, dans sa solitude la plus essentielle, entendra ce qu’il est prêt à entendre.

    Pour ma part, mon choix est simple, étant depuis des années aux aguets concernant l’état du monde. Je ne considère pas le processus électoral comme une fin en soi mais comme un élan vers autre chose. Comme le disait Coluche, « Si le fait de voter pouvait réellement changer les choses, il y a belle lurette qu’on aurait aboli le droit de vote. »

    Cela dit, le droit de vote doit s’exprimer dans l’isoloir. C’est le principe de la conscience de faire face à tout ce qui la détermine, le monde extérieur, ou elle-même. Notre travail à tous consiste à chercher la vérité, à la dévoiler sans se l’approprier. Je comprends votre hâte de congédier le clan Charest, mais il ne faudrait pas stigmatiser la dissidence, même si elle n’arbore pas vos couleurs. Après tout, il y aura bien un 5 septembre...

    Je vous cite de nouveau : « Ou on vote stratégique pour le seul parti souverainiste de masse qui peut reprendre le contrôle de notre État. Ou bien on divise le vote et on devient les alliés objectifs des affairistes (libéraux ou caquistes). »

    Vous croyez peut-être détenir le monopole de la vérité sur le monde actuel. C’est vous qui divisez les citoyens en les forçant à adopter une position – celle du Parti Québécois qui, je vous le rappelle, est le seul parti qui ne s’engage pas formellement pour la construction de la nation québécoise, en contradiction avec ses propres statuts – contraire à leur conviction. Je voterai Option Nationale, même si je sais que ce parti n’a aucune chance de l’emporter. S’il faut souffrir afin de voir le peuple québécois – que je respecte profondément mais qui doit peut-être connaître la souffrance avec laquelle composent d’autres peuples – prendre conscience des dangers que vous décrivez si bien, alors quatre années de pouvoir capitaliste seront nécessaires. Il faut aller vers son destin et le prendre en main. Je pense que les Québécois ne sont pas encore près à souffrir pour créer notre pays. Et dans le contexte mondial actuel, les alliances seront essentielles. Allez dire ça à Madame Marois qui n’a pas la grandeur étatique nécessaire – après tout, quand a-t-elle exprimé quelque idée que ce soit sur le contexte géopolitique mondial actuel ? Dites-moi ? – pour gouverner autre chose qu’une province.

    Vous semblez méconnaître le contexte international et vous accordez beaucoup trop de crédit aux institutions classiques actuelles et sous-estimez le pouvoir de la vie, de la masse et de la rue.

    Ayez confiance. Notre parcours est semé d’embuches mais notre identité n’en sera que plus forte.

    La soirée électorale du 4 septembre sera historique. Là-dessus, je vous donne entièrement raison. Sur fond de dépression économique mondiale, de raidissement des souverainetés, d’escalade des armements classique et nucléaire en vue d’un conflit potentiel majeur, on votera pour élire un gouvernement « provincial ». Et on prétend faire un pays avec Ça, notre inconscient collectif...

    Autant rêver qu’un pays, au vingt-et-unième siècle, ça ne naît pas dans les prémisses d’un « Bon Gouvernement » paternaliste !

  • Henri Marineau, 10 août 2012 18h43

    Vous dites :

    "Québec Solidaire et Option Nationale sont enfermés, chacun à leur manière, dans un schéma conceptuel (doctrine) qui les coupe de la réalité. Pour eux la politique est affaire d’idées (auxquelles il faut demeurer "authentique"). Une vision platonicienne qui mène à un cul de sac stratégique. En réalité la politique est affaire d’intérêts, les idées étant accessoires."

    En d’autres termes, soyez pragmatiques, votez stratégiques, il faut sortir sortir Charest du pouvoir et le PQ, peu importe ses idées, puisqu’elles sont "accessoires" , demeure la voie privilégiée pour parvenir à "contrôler notre État".

    En bien moi, M. Pomerleau, je dis non à la "galette de la gouvernance souverainiste" que m’offre le PQ-Marois...je préfère de loin miser sur un parti qui prône les "idées" avant la stratégie bassement électorialiste, à savoir Option nationale !

  • Michel Laurence, 10 août 2012 18h17

    Au sujet de l’ « Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne ». Pas un seul mot sur le sujet par le Parti québécois depuis le début de la campagne électorale et la « lutte » qu’il a menée à l’Assemblée nationale à ce sujet n’a d’égal que sa volonté de faire l’indépendance.

    On a beau évoquer Platon et Aristote, ça ne change rien à la réalité : le PQ a abandonné le combat pour l’indépendance depuis 1995. Si tant est qu’il l’ait jamais mené.

    Vous nous avez rappelé dans un de vos textes, « l’équipe du tonnerre » de Jean Lesage du début des années 60 ; vous utilisez vous-même l’expression pour qualifier le PQ ( http://www.vigile.net/Un-seul-choix-veritable-le-Parti ).

    J’ajoute que le PQ a repris le slogan du Parti libéral de Lesage « Maîtres chez nous » en y ajoutant 2. Et particulièrement Daniel Breton. Parlons-en de Daniel Breton celui pour qui toutes les indépendances sont prioritaires à celle du pays. Nous assistons en fait à la remise à l’honneur de l’étapisme si cher à Claude Morin. Étapisme 21e siècle. C’est ça le programme du PQ.

    Le Parti québécois est devenu une pâle imitation du parti libéral de Jean Lesage ; pâle, parce que Lesage poussé par Lévesque a nationalisé l’électricité. Qu’est-ce que le PQ propose de nationaliser en 2012 ? Rien. Et pourtant, le danger de dépossession de nos ressources est réel, vous l’affirmez vous-même.

    Évidemment, à la fin de votre texte, vous ne pouvez résister, à l’instar d’une majorité de membres du PQ qu’on peut lire dans les réseaux sociaux, à cracher votre venin sur tous les Québécois qui oseraient même songer à voter QS ou Option nationale.

    Il serait temps, pour vous, de réaliser que le Parti québécois est le seul responsable de la division du vote souverainiste parce qu’il a « utilisé » notre noble objectif d’avoir notre pays à ses seules fins électoralistes. Le PQ a détourné notre longue marche vers l’indépendance pour répondre à ses propres intérêts de petit parti affairiste.

    Et vous nous demandez de voter « stratégique » ?

    La seule vraie stratégie qui vaille est de ne pas voter pour le PLQ.

    Pour le reste, faites donc ce que le PQ n’a jamais fait depuis sa création : faites confiance au peuple et arrêtez de le mépriser.

  • 10 août 2012 17h41

    Qui contrôle l’État et au profit de qui ?

    Je ne vois rien dans le programme du PQMarois ni dans les déclarations de ses leaders qui me permet de conclure qu’avec le PQ, le Québec sera dirigé par et pour les citoyens, pas plus que je ne vois rien qui me permet de croire qu’on va avoir notre indépendance nationale.

    Le PQMarois c’est comme une vieille soupe à l’ancienne servie à la moderne.

    Pierre Cloutier

  • Gilles Jean, 10 août 2012 17h18

    Votre article est très éclairant et démontre la gravité de la situation.

    Il est clair et net que voter QS ou ON= favoriser le PLQ ou la CAQ..

    Gilles Jean

  • 10 août 2012 16h43

    Cher Jean-Claude,

    Je ne voterai pas pour le PQMarois et je l’ai expliqué en long et en large et en détails, à plusieurs reprises sur Vigile et dans un livre que j’ai écris.

    J’ai plus de 40 ans de militantisme pour l’indépendance de ma patrie et je n’accepte pas de me faire traiter d’idiot utile parce que Pauline Marois et sa doctrine de gouvernance provinciale déguisée en gouvernance dite souverainiste pour les naïfs ne me fait pas bander.

    Je vote avec mon coeur, ma passion du pays et je ne vois pas pourquoi je voterais pour un parti dont je n’approuve pas la doctrine.

    Le PQ est seul responsable de la division des forces nationalistes et il doit en supporter les conséquences. Ce n’est pas une élection qui fixe le destin d’une nation.

    Enfin, c’est uniquement dû à la faiblesse du leadership actuel du PQ si ce parti n’est pas plus haut que cela dans les sondages malgré l’impopularité de Charest.

    Pierre Cloutier

  • Michel Bélisle alias Didier, 10 août 2012 15h46

    Les "heureux" et les "satisfaits" de notre société semblent plus habiles à voter "stratégique" que les souverainistes.

    Par exemple, s’ils sentent que la CAQ a plus de chance que le PLQ, ils vont voter "stratégique" pour la CAQ avec beaucoup d’aisance et sans rechigner.

    Mais c’est plus facile pour eux que pour les souverainistes car ils n’ont pas d’autres idéaux à défendre lorsqu’ils votent que de continuer la "belle vie" sans dérangement. Ainsi, ils ne sont pas tiraillés intérieurement, par exemple, comme quelqu’un de QS pour qui la justice socio-économique importe plus que tout et qui voudrait voir la mesure du revenu minimum garanti adopté, mais qui se voit contraint de voter PQ parce qu’il est également souverainiste.

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