«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Silence sur l’indépendance : vidéo 1

Voici la preuve que le PQ rit de ses militants !

C’est votre dernière chance d’élire un vrai indépendantiste comme chef du PQ !

Tribune libre de Vigile
lundi 30 mai 2016
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Puisque la présente course à la chefferie du Parti Québécois nous donne une dernière chance pour élire un véritable indépendantiste à la tête du parti, je me dois de montrer aux militants que les plus hautes instances du PQ ont décidé d’abandonner le projet d’indépendance pour celui, plus exaltant pour elles, de se faire élire et réélire. C’est le sujet de la présente vidéo.

Bon visionnement,

Jean-Jacques Nantel, ing.

Voici le résumé écrit de la vidéo :

Nous avons plusieurs preuves que le PQ trompe ses militants et qu’il n’a plus du tout l’intention de tenter de réaliser l’indépendance, de tenir un référendum ou même de le gagner.

La première preuve, c’est que le PQ, de connivence avec les fédéralistes, cache soigneusement à ses militants que la proportion des Québécois de souche dans la population québécoise - le principal groupe ethnique qui supporte le projet - est passée de 82% en 1995 à au plus 75% en 2016 et que cette proportion va désormais diminuer d’au moins 1% tous les deux ans. Le but de ces cachotteries est d’éviter de créer un sentiment d’urgence dans la population pour qu’elle ne réalise pas qu’il est hyper-urgent de tenir un référendum si on veut avoir une chance raisonnable de le gagner avant qu’il ne soit trop tard.

La deuxième preuve que le PQ nous trompe et ne veut plus réaliser l’indépendance, c’est que ses propres chefs ne cessent de multiplier les étapes et les obstacles inutiles à franchir avant de pouvoir tenir un référendum : se faire élire, obtenir une pétition de dizaines de milliers de noms, des commissions d’étude, un référendum en fin de mandat (ce qui rend obligatoire une réélection du PQ avant de faire l’indépendance), etc. etc.

S’ils font cela, c’est parce qu’ils connaissent les chiffres mentionnés plus haut et qu’ils ne croient plus qu’il soit possible de gagner un référendum. Ils ont donc décidé de se donner une stratégie en deux volets qui, selon leurs calculs, leur permettra de se faire élire et réélire en trompant les militants qui, eux, ne veulent que sauver leur patrie en danger.

Pour leur permettre de jouer sur les deux tableaux en même temps, le premier volet de cette stratégie, qui est caractérisé par un secret absolu, est destiné aux militants qui ignorent totalement si, quand, comment et parfois même pourquoi on fera l’indépendance. Le truc ici est de ne jamais leur donner de date pour le référendum pour qu’ils ne puissent pas focaliser leurs énergies en conséquence.

Le deuxième volet de la stratégie péquiste est destiné au grand public à
qui on cherche à faire comprendre qu’il n’y a plus de ¨danger¨ à voter PQ puisque ses chefs promettent de ne jamais dépenser un sou ou une seconde à faire la promotion de l’indépendance et qu’ils vont même faire tout en leur pouvoir pour ne pas faire de référendum, voire pour le faire si loin dans l’avenir qu’il sera devenu presque impossible de le gagner.

La troisième et la meilleure preuve que le PQ trompe ses militants, c’est que ses chefs refusent obstinément de répéter DEVANT LES CAMÉRAS DE TÉLÉVISION les arguments économiques les plus convaincants qui montreraient à toute la population, immigrants compris, que l’indépendance sera une affaire très payante.

Devant les militants et loin des caméras, les chefs souverainistes se montrent indépendantistes à s’en faire péter les veines, mais dès que les caméras apparaissent, ils changent de discours et se présentent comme un simple gouvernement de rechange qui promet de ne pas faire de référendum.

Si le PQ parvient à ses fins et fait élire un chef qui luttera contre l’idée de faire un référendum, ce dernier va tasser l’indépendance dans un petit coin sombre, très loin des media, par exemple dans l’Institut de PKP qui produira des rapports que le PQ refusera totalement d’utiliser.

Une dernière preuve que le PQ nous trompe, c’est qu’il reprend systématiquement les insultes et les arguments des fédéralistes, par exemple l’idée voulant que les Québécois ne voudraient pas d’un troisième référendum. Ils ne se gênent d’ailleurs plus pour nous traiter de référendistes, de pressés, etc.

Si les militants veulent empêcher que les dirigeants du PQ ne continuent à les exploiter à des fins personnelles, ils doivent se servir de la présente course au leadership du PQ pour se révolter et pour obliger les candidats à changer de tactique et à parler des meilleurs arguments en faveur de la souveraineté DEVANT LES MEDIA et ce, pendant les 2 ou 3 prochaines années qu’ils vont passer à ne rien faire dans l’opposition, pour ensuite tenir un référendum en début de mandat et le gagner.

C’est peut-être votre dernière chance dans ce siècle de pouvoir faire l’indépendance. Saisissez-la !

Commentaires

  • Normand Paiement, 6 juin 2016 07h08

    Monsieur Nantel,

    Suggestion de réplique aux personnes qui nous accusent d’être des indépendantistes « pressés » ou des « caribous » : « Contrairement à vous, nous sommes des indépendantistes assumés et décomplexés ! » En effet, nous sommes convaincus que l’indépendance permettra de faire du Québec un pays riche et prospère. Par conséquent, la stratégie gagnante consiste justement à le démontrer clairement, comme vous le faites si bien. Vouloir cacher l’option souverainiste sous le tapis comme s’il s’agissait d’une maladie honteuse, ce n’est rien de plus qu’une stratégie d’éternels perdants. Par conséquent, sortons l’indépendance du placard où elle est restée enfermée depuis trop longtemps !

    Cela dit, pourquoi les leaders souverainistes ne reprennent-ils pas vos arguments à leur compte ? Trois explications sont possibles : 1° ils craignent pour leur réélection, comme vous dites ; 2° ils préfèrent ne pas dévoiler lesdits arguments publiquement, de manière à ne pas donner de munitions à leurs adversaires (« Chut ! il s’agit d’un élément de notre « stratégie secrète » ! ») ; 3° ils sont persuadés que vos arguments sont sans valeur. D’après vous, laquelle de ces explications est la bonne ?

    Au sujet de la fameuse question référendaire, Pierre Cloutier a publié ce commentaire fort intéressant susceptible de clouer le bec à ceux et celles qui nous traitent de « référendistes » : « À 50% des votes plus un lors de l’élection, on a la légitimité nécessaire pour faire une déclaration d’indépendance. On annonce avant l’élection que si l’élection ne permet pas de conclure à une majorité des voix lors de l’élection, la population sera consultée le plus tôt possible sur la question suivante : "Voulez-vous que le Québec devienne, oui ou non, un État-pays souverain et indépendant, membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies ?" (http://vigile.quebec/Le-debat-sur-la-question-me) » Autrement dit, il y aurait référendum seulement si c’était nécessaire ! Qu’en pensez-vous ?

    Dans le même ordre d’idée, je soutiens que la convergence tant souhaitée par certain(e)s ne pourra se réaliser de la façon dont ils ou elles le prétendent en répétant ce mot comme s’il s’agissait d’un mantra ou d’une formule magique. Il est en effet irréaliste de croire que les partis actuels vont s’entendre sur une formule quelconque de répartition des circonscriptions électorales lors des élections de 2018. Par contre, il est bien possible que les forces souverainistes et nationalistes et toutes les forces de la société civile convergent pour appuyer massivement le parti qui n’hésiterait pas à inscrire le projet de pays au coeur de sa stratégie électorale.

    Encore faudrait-il pour cela que le PQ élise un chef disposé à mettre résolument le cap sur l’indépendance en expliquant à la population que la meilleure façon de se débarrasser définitivement des libéraux et des fédéralistes qui appauvrissent artificiellement le Québec, c’est encore de sortir le plus vite possible du Canada ! Car si ce parti devait encore une fois renier sa raison d’être pour des raisons purement électoralistes, je ne donne pas cher de sa peau et de ses chances de battre Couillard dans deux ans...

    Cordialement,
    Normand Paiement

    PS – Comment pensez-vous qu’il sera possible de mettre en pratique vos idées concernant notamment l’application de droits de passage sur le territoire d’un Québec indépendant ?

  • Pierre Cloutier, 1er juin 2016 11h03

    Petite coquille : 2012 au lieu de 2011.

    Six (6) élections depuis 1995 sans que la "souveraineté" et encore moins l’indépendance soit à l’ordre du jour. Et aujourd’hui on a le front de nous dire que "nous ne sommes pas prêts". Quelle farce.

  • Normand Paiement, 1er juin 2016 07h14

    Messieurs Nantel et Cloutier,

    Qu’attendez-vous pour vous lancer dans la course au leadership, l’un comme candidat, l’autre comme directeur de campagne ?

    Vous feriez une équipe du tonnerre ! Vous formeriez (ne serait-ce qu’officieusement) l’Équipe Vigile, car je ne doute pas qu’une majorité de vigiliens comme moi vous accorderaient leur soutien et mettraient leurs talents et leurs énergies, voire leurs économies, à votre disposition.

    Vous seriez au moins assurés d’embêter royalement l’establishment péquiste ! Quelle que soit l’issue de la course, vous gagneriez en notoriété et en respectabilité tout en faisant rayonner Vigile par la même occasion.

    Les leaders souverainistes ne pourraient plus feindre d’ignorer vos arguments ou de nous ignorer, car les médias traditionnels se feraient certainement une joie de braquer leurs projecteurs sur des trouble-fête (des empêcheurs de tourner en rond, de vrais « emmerdeurs », quoi !) tels que vous deux !

    Au point où en est la situation au PQ, qu’avez-vous à perdre en passant à l’action ?

    Cordialement,

    Normand Paiement

  • Pierre Cloutier, 31 mai 2016 13h04

    Message à D.Drouin

    Je comprends parfaitement l’exaspération d’un Jean-Jacques Nantel qui a produit plus de 55 vidéos sur l’indépendance. Et vous qu’avez-vous fait ?

    Quelques faits objectifs que vous serez incapable de contredire.

    [1] Depuis 1995, soit depuis 21 ans, il y a eu 6 élections : 1998, 2003, 2007, 2008, 2011 et 2014.

    [2] Aucune de ces élections n’a eu comme thème l’indépendance. Aucune.

    [3] Sur les 6 élections, le PQ en a perdu 4 et cela sans parler de souveraineté et encore moins d’indépendance, soit 66,6%.

    [4] Sur les 2 élections gagnées, une - celle de 1998 - a été possible grâce à la popularité de Lucien Bouchard et a conduit le Québec dans la gestion de l’austérité. La deuxième - celle de 2011 - a été minoritaire. Et aujourd’hui on nous dit que si on parle d’indépendance et de référendum, on va perdre ! Quelle farce !

    [5] Depuis la fondation de ce parti, on a eu droit à la souveraineté-association et au beau risque de René Lévesque, à l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson, aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard, à la "feuille de route provinciale" d’André Boisclair et à la "gouverance provinciale déguisée en gouvernance dite souverainiste" de Pauline Marois. Indépendance ? Connais pas !

    [6] Les seules exceptions à la règle : le détermination de Jacques Parizeau et le projet de pays du congrès de juin 2005 - où étiez-vous ? - de Bernard Landry, vite jeté aux poubelles par le PQBoisclair et le PQMarois.

    [7] Maintenant on a une nouvelle génération aux commandes et qu’a-t-on dans le paysage ? : un Jean-François Lisée qui nous annonce qu’on n’est pas prêt - après 50 ans d’existence ? - Véronique Hivon et Alexandre Cloutier qui patinent sur la bottine : référendum ? oui, non, peut-être,bien au contraire et Martine Ouellet qui nous annonce un référendum à la fin du mandat près d’une autre élection où rien ne sera sûr.

    [8] Et vous voulez que les militants ne se posent pas des questions ? Qu’ils soient soumis et obéissants comme les croyants à qui on fait miroiter un paradis mythique après la mort, mais qui se sont enfumer toute leur vie par les curés, les rabbins et les imams ?

    [9] Vous nous prenez pour des idiots ou quoi ?

    [10] Quand on veut un pays, on doit avoir le courage minimal - je dis bien minimal - de le mettre sur la table, le matin, le midi, le soir, la semaine, la fin de semaine, avant, pendant et après les élections. On propose un projet de pays et le peuple en dispose. Si le peuple est trop cave pour se dire non, on rentre chez soi et on se reprend lors de la prochaine élection. La terre n’arrêtera pas de tourner pour autant.

    [11] Vous n’êtes pas écoeurée, chère Madame, de vous faire enfumer par des beaux parleurs, dont l’objectif premier n’est pas l’indépendance de la patrie, mais de se faire élire et réélire et de faire 3 petits tours et puis s’en vont avec leurs fonds de pension ?

    [12] Qu’ils mettent le pays sur la table ici et maintenant et on va les appuyer. S’ils sont incapables de le faire, on les dénonce. Point final. Et fuck la petite politique provinciale professionnelle de merde.

  • Jean Lespérance, 31 mai 2016 11h46

    Tout le monde constate qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au sein du PQ, mais ce quelque chose, c’est quoi ? C’est devenu un parti de désemparés qui s’est retrouvé sans chef et qui s’imaginaient que le chef avait la baguette magique qui allait les conduire vers la victoire finale. Sans chef, ils ne savent plus quoi faire. On dirait que dans ce parti, personne ne lit Vigile. Car dans Vigile, il y a une foule d’idées, de solutions qui leur sont offertes. Un triumvirat, vous souvenez-vous de Trudeau, Marchand, Pelletier, appelés les 3 colombes ? Rédaction d’une constitution, sauter l’étape du référendum qui semble être un obstacle insurmontable, mettre l’accent sur la souveraineté plutôt que sur l’indépendance. Manque de cohésion entre le PQ, Vigile et la société St-Jean-Baptiste, manque de stratégie, de "stunts publicitaires," de coups d’éclats.

    Pourquoi le PQ ignore Vigile, son plus important allié ? Pourquoi les aspirants chefs du PQ ne font même pas un don symbolique au PQ, ne serait-ce que de 1$ ? Pourquoi le PQ fuit Vigile comme si c’était La Presse ? Il serait peut-être temps que les vigiliens rendent visite au PQ et que nous leur sonnions les cloches. Le PQ sans alliés n’ira pas loin. Ignorer Vigile est bien pire qu’ignorer Marine Le Pen. À quand un comité de stratèges pour le PQ choisi au sein des vigiliens ? Vigile soutient le PQ, pourquoi le PQ ne soutient pas Vigile ? Est-ce que je pose les bonnes questions ?

  • Guy Drolet, 31 mai 2016 07h48

    En quoi l’indépendance assure le maintien de la proportion de Québécois de souche ?
    Je crois comprendre que vous prenez cela pour acquis.
    Le programme du PQ en parlerait-il ? Quel député au PQ y est sensibilisé ? La proportion actuelle sera garantie par la Constitution ?
    Ou… peut-être que pour vous, cela n’a plus aucune importance une fois l’indépendance acquise.
    Éclairez moi.

  • D. Drouin, 30 mai 2016 21h19

    Vous avez baissé énormément dans mon estime en publiant cette vidéo qui se promène sur les réseaux sociaux. Vous êtes frustré et enragé depuis que Lisée a reporté le référendum et n’avez pensé qu’à vous défouler avec cette démarche. J’espère que ça vous a soulagé.

    Accuser le PQ de tromper ses militants, affirmer qu’il ne veut pas faire l’indépendance et même pas gagner un référendum, qu’il est de connivence avec les fédéralistes... votre petite théorie du complot, vos présomptions très subjectives, juste avant la course à la chefferie, et votre invitation à ne plus financer le PQ, etc., désolée mais ça ne déborde pas d’honnêteté intellectuelle. Franchement vous y allez un peu fort. Et même trop loin. Vous biaisez la réalité, exagérez et ce que vous dites n’est pas tout à fait exact. Vous n’avez pu vous empêcher d’en rajouter, monsieur.

    Le PQ a assez de misère à remonter la pente, il n’avait pas besoin de votre discours dénigreur, d’une aussi basse attaque de votre part. Vous êtes froissé qu’il ne se serve pas de vos vidéos ? Belle vengeance !

    Les chiffres que vous dites "cachés" sur la proportion des Québécois de souches, je les ai vus plus d’une fois sur le Net. Et je ne suis pas certaine que des péquistes n’en ont pas parlé. Je vérifierai.

    Vous appelez une preuve que le PQ nous trompe le fait qu’il soit conscient que la majorité de la population ne veut pas de référendum. C’et un fait, monsieur, et le PQ ne peut pas l’ignorer. Vous les accusez de ne rien faire dans l’opposition. Suivez-vous l’actualité ? Leurs nombreuses conférences de presse pour dénoncer, regardez-vous l’Assemblée nationale ? Moi oui. Et je peux vous dire qu’ils travaillent fort, c’est parfois de l’acharnement et qu’ils ont même réussi à faire reculer le PLQ plus d’une fois.

    Je peux comprendre que vous soyez pressé, que ça ne va pas assez vite pour vous, il n’en demeure pas moins que vos propos ne peuvent que nuire à la cause. Des militants disent qu’ils préfèrent aller vers la CAQ plutôt que de faire rire d’eux. D’autres sont démotivés ou découragés, ont perdu toute confiance et vous avez su susciter la haine du PQ plus que jamais. Bravo !

    Si votre intention était de brasser la cage, vous vous y êtes bien mal pris. Vous auriez dû réfléchir plus longtemps.

    Je sais que les haineux du PQ sur Vigile vont jubiler et vous féliciter, mais moi j’ai passé la soirée d’hier et une partie de la nuit à lire et à échanger des commentaires sur Twitter et FB et je puis vous assurer que votre petite sortie n’a apporté rien de positif.

    J’aurais aimé que vous soyez assez honnête pour ne pas ignorer délibérément Martine Ouellet qui, elle, a pris l’engagement de faire un référendum au premier mandat. Je sais, ça aurait affaibli vos prétentions.

  • Jean Lespérance, 30 mai 2016 20h26

    Malheureusement monsieur Nantel, vous avez raison. Le référendum non obligatoire parce qu’on peut passer tout de suite à l’étape de la constitution est un piège à cons. On se bute à une possible date de référendum parce que personne ne croit dans le PQ qu’on pourrait le gagner. Voilà pourquoi j’ai proposé qu’on saute cette étape en proposant quelque chose de concret : une constitution.

    Après avoir lu le commentaire de M. Le Hir sur Nicholas Marceau, Mireille Jean et Alain Therrien qui proposent que l’on accepte un Canada renouvelé, il est maintenant évident que l’on se paye la tête des militants.
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201605/30/01-498571-pq-trois-deputes-veulent-donner-une chance-a-un-canada-renouvele.php

    Il va falloir penser à des référendums au sein du PQ pour nous donner le droit de les mettre à la porte. Avec de telles initiatives, ils sont indignes de faire partie du PQ. Que vaut le PQ ? C’est la question à $ 100,000 à laquelle je ne veux pas répondre. Si ça continue, les québécois n’auront pas d’autres choix que de se tourner vers le Parti communiste ou fonder un autre parti.

  • François Ricard, 30 mai 2016 17h38

    Je suis indépendantiste depuis des lunes et des lunes. Je fus de l’Alliance Laurentienne, du RIN, du PQ.
    Je suis âgé. J’aimerais bien que le Québec obtienne son indépendance le plus tôt possible. J’aimerais mourir Québécois.
    Dans le meilleur des mondes, le prochain référendum pourrait être gagnant. Puis l’année d’après un gouvernement fédéraliste est élu. Il va arriver quoi ?
    Dans les années cinquante, l’Alliance laurentienne proposait une constitution copiée sur celle du Portigal, une dictature. Et pourtant les gens s’y intéressaient. Au moins leur intérêt était soulevé. Ce n’était pas le pays dont rêvait la population, mais, au moins, il y avait un projet sur lequel il pouvait plancher.
    Le PQ, depuis bientôt 50 ans, n’a à offrir qu’une abstraction, l’indépendance, et un outil qui devient le projet, le référendum.
    Personnellement je crois que l’indépendance doit se gagner par des batailles sur le terrain comme la fédération camnadienne a été imposée aux Canadiens-Français. On a concédé aux Canadiens-Français des pans d’intervention qu’on ne pouvait, initialement, imposer. Mais petit à petit, le fédéral a grugé dans les prérogatives provinciales. Tant et si bien que la fédération canadienne n’est plus une véritable fédération.
    Pourtant en cinquante années, le PQ n’a pas été foutu de récupérer la moindre parcelle d’autorité. Et je demeure convaincu qu’un référendum gagnant, si nous n’avons au préalable établi certaines assises, ne sera qu’un gros pétard éblouissant qui ne portera aucun fruit.

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