«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le coquetel de la mort ! Lucien Bouchard et l’Empire Desmarais sont dans le coup !

RÉVÉLATIONS EXPLOSIVES !

Voici ce que cachait l’industrie du pétrole et du gaz de schiste aux Québécois

Et dire que le gouvernement Couillard vient de donner le feu vert à l’industrie pour reprendre ses activités !

Chronique de Richard Le Hir
dimanche 8 juin 2014
8 114 visites 18 messages

Modifié à 06h45 le 7 juin 2014

Dans un article signé Alfredo Jalife-Rahme, Professeur de Sciences politiques et sociales à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), le Réseau Voltaire diffuse aujourd’hui un rapport du Comité de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des Représentants des États-Unis intitulé CHEMICALS USED IN HYDRAULIC FRACTURING qui date de 2011 et contient la liste des « 2 500 produits chimiques contenant 750 composés parmi lesquels 650 contenaient des substances chimiques considérées comme étant des agents cancérigènes ou de dangereux polluants atmosphériques » utilisés par l’industrie pour la fracturation hydraulique entre 2005 et 2009.

Il a fallu attendre trois ans pour que ce rapport demeuré largement inconnu sorte enfin au grand jour. En font foi selon Google la faible fréquence de consultation du document et l’absence de toute mention de reprise par un média quelconque depuis trois ans avant la diffusion sur Réseau Voltaire.

S’appuyant sur ce document, le professeur Jalife-Rahme précise que :

Les multinationales pétrolières et gazières, comme Halliburton et Schlumberger, utilisent pour la fracturation hydraulique des produits « contenant 29 substances chimiques ayant trois caractéristiques :
- Elles sont reconnues comme étant cancérigènes pour les êtres humains ;
- Elles sont assujetties à la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau (Safe Drinking Water Act en anglais) en raison des risques qu’elles comportent pour la santé publique ;
- Elles figurent sur la liste des polluants atmosphériques établie par la Loi sur l’air pur.

Par conséquent, pendant le laps de temps susmentionné, les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé 95 produits contenant 13 substances cancérigènes différentes, dont le naphtalène, le benzène et l’acrylamide.

Les entreprises qui « ont utilisé le plus grand volume de liquides contenant une substance cancérigène ou plus sont celles du Texas, du Colorado et de l’Oklahoma ».

La majeure partie des substances chimiques prétendument réglementées en vertu de la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau ont été les composés connus sous le nom de BTEX (benzène, toluène, xylène et éthylbenzène).

Selon le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, le Centre International de Recherche sur le Cancer et l’Agence pour la protection (sic) de l’environnement (EPA en anglais), « le benzène est une substance cancérigène pour l’être humain » et « l’exposition chronique au toluène, à l’éthylbenzène ou au xylène peut également endommager le système nerveux central, le foie et les reins ». Rien que cela !

Les multinationales du domaine de la fracturation hydraulique « ont injecté dans le sous-sol de 19 États plus de 30 millions de gallons de carburant diesel ou de liquide en contenant » avant que l’EPA publie en 2004 un rapport indiquant que « l’utilisation de carburant diesel dans les liquides servant à la fracturation hydraulique représentait la principale menace des nappes phréatiques », dans la mesure où il contient des substances toxiques, dont les BTEX. […]

Dans le même laps de temps, les multinationales ont utilisé « 595 produits contenant 24 polluants atmosphériques différents, et notamment le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol ».
- Le fluorure d’hydrogène est « extrêmement corrosif et il s’agit d’un poison systémique » potentiellement mortel.
- Le plomb est un métal lourd « particulièrement nuisible au développement neurologique des enfants » et qui, en outre, « peut causer des problèmes de santé chez les adultes, comme des dérèglements du système reproducteur, de l’hypertension et des troubles nerveux ».
- Le méthanol est un polluant atmosphérique toxique « présent très souvent dans les produits de la fracturation hydraulique ».

Ainsi, le fait que « diverses substances chimiques présentes dans les liquides de la fracturation hydraulique utilisés par les entreprises » aient été considérées comme des « secrets commerciaux » ou des « produits exclusifs » est tout simplement une aberration.

Bien sûr, la commission en question a demandé aux multinationales du domaine de la fracturation hydraulique de lui divulguer la composition de ses produits pour s’informer sur « les secrets commerciaux et les produits exclusifs » utilisés, mais elles ont puérilement déclaré être dans l’impossibilité de le faire « faute de ne pas connaître la composition des produits pour les avoir achetés tels quels aux fournisseurs ».

Ça se passe de commentaires !

Au Québec, ces révélations revêtent un caractère franchement explosif dans le contexte où le gouvernement Couillard, à peine élu, a donné le feu vert à l’industrie du gaz de schiste pour la reprise de ses activités.

Pour un gouvernement dirigé par un médecin et qui en compte deux autres dans ses rangs, la légèreté avec laquelle cette décision a été prise témoigne d’une insouciance pour la santé publique qui mérite d’être dénoncée à leur ordre professionnel pour manquement grave à l’éthique. Se sont-ils seulement posés la question de savoir si l’industrie du pétrole et de gaz de schistes pouvait menacer la santé publique ? La rapidité avec laquelle la décision a été prise permet les plus grands doutes.

Mais le gouvernement Couillard n’est pas le seul en cause. L’ancien premier ministre Bouchard, qui a dirigé l’Association pétrolière et gazière du Québec et qui encore récemment, 3 jours à peine après les élections – il n’a pas perdu de temps – plaidait pour une reprise des activités de l’industrie au Québec et notamment à Anticosti, doit aussi répondre de ce qu’il savait sur les techniques qu’elle emploie.

Compte tenu de toutes les alertes sonnées dans le monde entier sur les dangers de la fracturation hydraulique depuis plusieurs années, on ne peut imaginer qu’une personne de son calibre intellectuel n’ait pas fait les vérifications nécessaires à moins d’être un naïf « tendance niaiseuse » ou assez vénal pour avoir pratiqué l’aveuglement volontaire. Dans un cas comme dans l’autre, il se trouve à déshonorer la fonction qu’il a occupée comme premier ministre.

Et que dire de ceux qui, derrière les rideaux, tirent les ficelles ? L’Empire Desmarais peut-il plaider l’ignorance, associé comme il l’est avec l’industrie depuis maintenant une trentaine d’années ? Poser la question, c’est y répondre.

Dans trois articles parus sur Vigile, le premier en février 2011, le second en février 2012 et le troisième en février 2014, j’expose le modus operandi des spoliateurs du Québec.

Le premier, intitulé Bouchard le schisteux, raconte comment j’ai découvert qui payait véritablement Bouchard lorsqu’il dirigeait l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), et le second, intitulé Au service de l’Empire, raconte comment j’ai découvert que l’Empire Desmarais était impliqué dans l’industrie du pétrole et du gaz de schiste au Québec. Dans le troisième, intitulé Brutus Diplodocus et Thomas Diafoirus, je raconte comment l’ancien premier ministre fédéral Brian Mulroney a orchestré la première rencontre entre Lucien Bouchard et Paul Desmarais père.

Les deux premiers articles m’ont servi de base pour la rédaction de mon livre intitulé Desmarais : La Dépossession tranquille, paru aux Éditions Michel Brûlé en avril 2012. Et l’on retrouve encore à l’oeuvre le duo de choc Desmarais-Bouchard dans mon dernier livre paru en avril de cette année et intitulé Henri-Paul Rousseau, le siphonneur de la Caisse de dépôt.

Avec un tel palmarès, le comble du cynisme, c’est cette tentative grossière pour jeter de la poudre aux yeux des Québécois que constitue le don récent d’un orgue Casavant de 5 millions de dollars à l’OSM par la succession Desmarais, orchestré - c’est le cas de le dire - par nul autre que Lucien Bouchard. Dans les circonstances que relate le présent article, c’est ce qui s’appelle s’acheter une bonne conscience à bon marché !

Mais pour l’instant, il faut se retourner de toute urgence vers le gouvernement Couillard – on n’a guère le choix, même s’il a été démontré en moins d’un mois qu’on ne pouvait aucunement lui faire confiance – pour lui demander de rescinder sa décision et d’exiger de l’industrie qu’elle fournisse aux Québécois toutes les assurances nécessaires que la fracturation hydraulique ne présente aucune menace pour la santé publique nonobstant la preuve accablante au contraire.

Commentaires

  • Pierre Bourassa, 2 janvier 2016 10h35

    2016-01-02
    États-Unis. Californie : une catastrophique fuite de gaz identifiée

    Et même sans produits chimiques ajoutées,les fuites de gaz peuvent devenir incontrôlables :

    ’’Depuis deux mois, une colossale fuite de méthane rend malades de nombreux habitants de Californie. Elle vient d’être identifiée. Plus de 4 600 foyers doivent être relogés.’’

    ’’L’organisation américaine Environmental Defense Fund (EDF), qui estime la quantité déversée en temps réel, évalue l’impact climatique de la fuite à « la conduite de 7 millions de voitures par jour pendant un an ».La vidéo,réalisée grâce à une caméra thermique (voir ci-dessous),a permis de filmer les émanations de méthane, invisibles à l’œil nu. Elle confirme que cette colossale fuite de gaz représente l’une des plus grandes catastrophes écologiques depuis la fuite de pétrole de la plateforme Deepwater Horizon de la compagnie BP dans le golfe du Mexique, en 2010. ’’
    http://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/etats-unis-californie-une-catastrophique-fuite-de-gaz-identifiee-3949425

  • Pierre Bourassa, 15 juin 2014 22h08

    Toujours dans le cadre des forces derrières les rideaux catégorie : la planète et l’être humain on en a rien à cirer !!! ,
    voici que l’armée a découvert comment faire du carburant avec de l’eau de mer :
    Les chercheurs de la Marine américaine ont réussi à transformer de l’eau de mer en carburant, espérant à terme s’affranchir de la dépendance au pétrole. Voici comment.
    http://www.challenges.fr/entreprise/20140407.CHA2453/comment-l-us-navy-transforme-de-l-eau-de-mer-en-carburant.html

    Bravo ! Ils vont pouvoir tuer plus longtemps sans ravitailler.
    Ont-ils offert cette invention pour les applications civiles ?Jamais de la vie.

    Les véhicules automobiles ?Pan-toute.

    Alors les leaders visibles et invisibles de la race humaine ne passent pas le test.Et nous devenons le chaînon manquant,celui qui a brisé la connexion avec la ligne de vie de l’Univers.
    Merci M. Le Hir de hisser le fanal de la Conscience bien haut dans cette nuit de brouillard généralisé.

  • André Duval, 11 juin 2014 20h05

    Vous faites un travail de recherche remarquable. C’est digne de l’émission "Enquête". À force d’être nourri par la main de nos petits princes, la flamme nationale en prend un coup. Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin les raisons de l’appauvrissement de notre conscience politique collective. Nous vivons le déclin que bien des nations avant nous ont vécu. Donnez au peuple du pain et des jeux, le reste est futile et inintéressant. Le déficit démocratique est enclenché, si rien n’est fait, nous sommes cuits.

  • Francis Déry, 10 juin 2014 10h17

    @Pierre Bourassa,

    « Tant qu’à l’image du Christ,je la trouve gagnante.Elle me donne de l’énergie. »
    Elle est gagnante pour ceux qui se disent ses adeptes. Elle est très bonne pour les Canadiens-Français parce que la religion catholique fait partie de leur composante psychique. On ne peut le dire d’un Québécois athée, Juif ou Bouddhiste. Mais son utilisation reste une instrumentalisation de la religion pour contrôler les esprits. Si on se clame de la Laïcité, c’est une hypocrisie de l’utiliser.

    « Notez qu’au moment de sa vie,la religion catholique n’existait pas. Ce sont les hommes,plusieurs centaines d’année plus tard qui l’érigèrent en système,nous imposant le symbole le plus déprimant qui soit,celui d’un homme torturé à mort,cloué sur une croix,vidé de son sang, pour avoir défié les dirigeants de l’époque,image à afficher dans nos salons et à l’assemblée nationale. »

    C’est le culte pharisaïque qui primait dans sa société. Avant les Romains, les intégristes juifs ont mené des luttes sanglantes pour se déhelléniser.
    Vous avez perdu la signification du symbole. Le Christ en croix, c’est le prix qu’il offre de sa personne pour affranchir l’humanité du péché originel. Ses adeptes clament sa résurrection. C’est un pied de nez magistral à l’autorité pharisaïque qui accablait de restrictions et de tabous le peuple et ceux qui entreprenaient une démarche spirituelle. Le dynamisme du Christ est perpétué au delà de sa mort, alors que son supplice aurait dû arrêter la propagation de son enseignement hérétique.

    C’est comme si on clamait que l’idée de la Souveraineté ne serait pas morte avec la défaite du PQ. Comme si chacun des Québécois clamerait : "Aujourd’hui, j’agis comme si le Canada n’est pas mon pays. Je ne reconnais pas les lois d’Ottawa et je m’autodétermine." La Presse aurait beau mettre l’Option Souverainiste en croix, nous brandirions cette croix en signe d’affirmation.

  • M Dubé, 9 juin 2014 07h13

    C’est la dose qui fait le poison. Mais combien de petite doses chaque jours, un peu de ci sur les carottes, un peu de cela dans la soupe, encore un peu de ceci dans l’air, dans l’eau, dans la terre et encore combien de petites doses ici et là, tout les jours partout. Les marchands ajoutent des produits, les gouvernements imposent, les réservent de vie se vident, et les poches des spoliateurs s’emplissent, sûrement moins vite que les hôpitaux ou les cimetières. Ce n’est pas la dose qui fait le poison, c’est ce qui est essaimé partout chaque jour, et si on ajoute les prétendus médicaments ..... Ce n’est pas le prix de la bouteille que tu peux te payer qui fait ta santé.

  • Pierre Bourassa, 9 juin 2014 05h37

    Francis Déry:Belle image de l’anonyme (Christ chassant les marchands du "Temple"), quoique opposé à la mission laïciste de Vigile.

    J’étais certain d’avoir inscrit mon nom pourtant.Merci de me le souligner.
    Tant qu’à l’image du Christ,je la trouve gagnante.Elle me donne de l’énergie.Notez qu’au moment de sa vie,la religion catholique n’existait pas.Ce sont les hommes,plusieurs centaines d’année plus tard qui l’érigèrent en système,nous imposant le symbole le plus déprimant qui soit,celui d’un homme torturé à mort,cloué sur une croix,vidé de son sang, pour avoir défié les dirigeants de l’époque,image à afficher dans nos salons et à l’assemblée nationale.
    Je sais je sais ce n’est pas la version officielle.Mais le Québec tout entier depuis le début a subit les effets de cette image d’impuissance et d’intimidation d’où l’image d’un Christ dynamique qui chasse les congressistes de la Maison Blanche achetés par les grandes corporations,nous donne,(selon les écrits en tout cas),la vraie dimension du personnage et nous transmet sa vitalité sa lucidité et sa conscience peut importe s’il était homme ou dieu.

  • Francis Déry, 9 juin 2014 04h15

    @Gabriel Boisvert

    « C’est la dose qui fait le poison. »
    Lorsque le poison est administré en une seule fois.
    Mais lorsque le poison est administré de manière assez régulière, plus vite qu’il ne se fait éliminer, il agit sur le long terme, par cumul. D’où les maladies de notre civilisation reliées aux pesticides, au tabac et aux OGM de Monsanto.

    Pouvez-vous assurez de la dose absorbée ?

    « Avoir la liste des composants sans en connaitre la quantité utilisée ne permet pas de conclure à la nocivité du mélange. Le rapport ne fournit pas non plus ces quantités. »
    Bref, on ne peut conclure. D’où la nécessité du principe de précaution qui appelle à l’abstention.

    « C’est comme pour le fluor dans l’eau potable. La dose de fluor injectée dans l’eau potable n’est pas nocif pour la santé et à même un léger bienfait chez la dentition des enfants (si seulement ils buvaient de l’eau). Par contre, augmenté la dose injectée de quelques mg/L et nous aurions des cas de fluoroses généralisées. »

    Sur le long terme, que savons-nous des effets du fluor dans nos organes ?
    Hormis l’eau des aqueducs qui ont accepté ce rejet industriel, nous en absorbons via l’eau de bouteilles importé des États-Unis qui est prise directement d’un aqueduc municipal. En l’occurrence, Dasani (Coca-Cola) qui puise à travers l’aqueduc de Philadelphie si ma mémoire est correcte.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dasani

    La compagnie Campbell refusait de dire clairement si l’eau qui forme la base de ses soupes est fluoré ou pas.
    http://www.youtube.com/watch?v=2kGia4fd4PM

    Dans un contexte de libre-échange, je doute que ce soit intelligent de déverser ce poison dans notre eau potable (qui risque d’être dévalué) sous prétexte d’améliorer notre santé dentaire (ce dont je doute).

  • Francis Déry, 8 juin 2014 18h37

    Belle image de l’anonyme (Christ chassant les marchands du "Temple"), quoique opposé à la mission laïciste de Vigile.

  • Gabriel Boisvert, 8 juin 2014 14h57

    C’est la dose qui fait le poison.

    Avoir la liste des composants sans en connaitre la quantité utilisée ne permet pas de conclure à la nocivité du mélange. Le rapport ne fournit pas non plus ces quantités.

    C’est comme pour le fluor dans l’eau potable. La dose de fluor injectée dans l’eau potable n’est pas nocif pour la santé et à même un léger bienfait chez la dentition des enfants (si seulement ils buvaient de l’eau). Par contre, augmenté la dose injectée de quelques mg/L et nous aurions des cas de fluoroses généralisées.

    Mais que tout cela soit gardé secret n’augure rien de bon.

  • 8 juin 2014 10h17

    ’’La commission dénonce l’utilisation d’une grande partie de ces substances chimiques au motif qu’elles « constituent un risque considérable pour la santé humaine et l’environnement ».
    http://www.voltairenet.org/article184047.html

    Merci M. Le Hir de sonner l’alerte et surtout de nous permettre de voir à quel point votre travail acharné des dernières années se met en place comme un puzzle qui s’assemble sous nos yeux.Chapeau !
    Et bravo également à tous les citoyens(ennes) du Québec qui se sont levés pour contrer ces forages abusifs basés sur la vétuste loi fédérale des mines,surtout qu’ils n’avaient pas toutes les informations que nous possédons maintenant.Çà prenait du caractère pour suivre son intuition et passer à l’action.
    Maintenant,on a qu’à regarder Harper justifier ses sables bitumineux,malgré toutes les données scientifiques internationales d’avis contraires,pour voir à quel point ce sont les compagnies qui dirigent les gouvernements, tuant de facto la démocratie.Le langage Orwellien est devenu la norme et le faux devient le vrai et vice-versa en autant que t’as le cash pour diffuser le mensonge de façon massive et répétitive.Les dirigeants de l’ombre ne sont pas connectés à la vie,c’est une gouvernance pathologique,peut-être même une secte pathologique.

  • Huguette, 8 juin 2014 10h09

    À quoi va nous servir la fortune si on a plus de sous-sol sous les pieds et que notre terre ne sert plus à nourrir la population ?

  • Hélène Hainault, 7 juin 2014 19h27

    J’ai malheureusement été témoin de cette folie du forage d’un puits de gaz de shiste dans la municipalité où je demeurais, à Saint-Denis-sur-Richelieu. Il y a eu des manifestations, de la résistance des citoyens. On doit comprendre que ces forages où on brise le shiste en profondeur et toute l’industrie qui s’ensuit est aussi dangereux pour l’environnement que l’énergie nucléaire. Les puits peuvent fuir et si un tremblement de terre survient, j’aime autant pas imaginer la suite... Tous les citoyens furent marqués par cet invasion "sauvage" de leur territoire, ils ne furent pas consulter ; les citoyens a proximité du puits ont vu leurs maisons dévaluées sur le marché. Cet événement a eu un impact indélébile que vous pouvez voir dans le film :"20,000 puits sous les Terre".

  • Marie-France Doucet, 7 juin 2014 12h34

    Pour votre information, à Francis Déry et à tous-toutes, concernant le fluor dans l’eau potable. Ce n’est pas vraiment l’endroit, dans cet article, pour en discuter, mais on peut toujours suivre un lien pour s’informer.

    https://www.youtube.com/watch?v=XtfmnQ6ZAyE&feature=youtu.be

  • Pierre Poisson, 7 juin 2014 08h39

    Les raisons de refuser l’exploitation du GAZ DE SCHISTE ne manque pas.

    Ce refus repose sur les éléments suivants :
    - Les atteintes irréversibles à la santé (produits cancérigènes, métaux lourds…).
    - L’absence d’information et de débat publics.
    - Les conséquences environnementales désastreuses (pollution des réserves d’eau potable du sol et des sous-sols).
    - L’aberration énergétique et la fuite en avant que ce choix représente.
    - Les ravages en terme socio-économiques (agriculture, tourisme, …).
    - L’imputation des responsabilités et les compensations des dommages dus aux fuites déversements, pollutions de l’air, des eaux et des terres pendant et après les travaux.
    - Les restrictions liées aux installations du gazoduc.
    - La diminution de la valeur foncière et de la garantie hypothécaire de la propriété.
    - Les hausses des primes d’assurance.
    - La perte de certifications biologiques en raison d’altérations aux conditions environnementales.
    - Les pertes de revenus en produits maraîchers, céréaliers, laitiers.
    - Les mises en quarantaine d’animaux d’élevage.
    - La restauration inappropriée des terres et des boisés.
    - Les poursuites pour cause de désagréments tels que les bruits, les émanations des camions et des machineries ainsi que les fuites de gaz et les déversements de fluides pollués.
    - L’avenir des jeunes génération, nos enfants.
    - etc..

    Des 31 puits creusés au Québec, 19 ont eu des fuites dont certaines ne sont toujours pas maîtrisées. Considérant que le rapport du BAPE avance l’hypothèse de 20 000 puits à venir, soit environ 1 puits à tous les 2 km, les probabilités sont très élevées que les fuites et les autres risques énoncés ci-dessus surviennent de nombreuses fois.

    Il existe heureusement une stratégie pour se protéger contre la campagne de forages et de fracturations qui se profile à l’horizon. En quoi consiste cette stratégie ?

    Signifier sans délai à la compagnie gazière l’interdiction de faire des travaux d’exploration du gaz de schiste sur ses terres en lui adressant une lettre conçue à cet effet.

    Les citoyens ont tout avantage à se tenir très informés du dossier du gaz de schiste au Québec et dans leur milieu et à prendre sans tarder les actions qui s’imposent. Pour tous et chacun, il en va de la protection de la santé, de l’environnement et de la préservation des ressources.

  • Marie-France Doucet, 7 juin 2014 07h38

    « [...] d’exiger de l’industrie qu’elle fournisse aux Québécois toutes les assurances nécessaires que la fracturation hydraulique ne présente aucune menace pour la santé publique nonobstant la preuve au contraire. »

    Non mais, ce n’est pas sérieux cette phrase ? L’industrie dit déjà n’importe quoi et le gouvernement aussi avec son soi-disant respect des plus hauts standards en environnement, vous ne croyez tout de même pas que l’industrie a la compétence nécessaire pour fournir quelle qu’assurance que ce soit ? Tout de même ! Cette assurance ne peut émaner que de spécialistes en la matière indépendants, et ce, tant de l’industrie que du gouvernement qui lui-même a des préjugés favorables envers l’exploitation des hydrocarbures de tout acabit.

    De plus, avec le rapport dont vous venez de mettre à jour les grandes lignes, il faut vraiment vouloir être aveugle pour oser penser que l’industrie agirait différemment parce qu’elle est au Québec ! Voyons donc ! La seule décision logique et intelligente qui doit être prise est un moratoire permanent et définitif sur le développement de toute la filière des hydrocarbures, peu importe la méthode d’extraction utilisée. L’enjeu n’est pas à ce niveau. L’enjeu véritable, c’est le changement climatique qu’il faut essayer de ralentir à défaut de ne plus pouvoir l’arrêter.

    C’est de la pure perte de temps, d’énergie et d’argent que d’essayer d’avoir une garantie ou une assurance et c’est, encore une fois, occulter le véritable problème.

  • Francis Déry, 7 juin 2014 07h07

    Dans le même laps de temps, les multinationales ont utilisé « 595 produits contenant 24 polluants atmosphériques différents, et notamment le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol ».
    - Le fluorure d’hydrogène est « extrêmement corrosif et il s’agit d’un poison systémique » potentiellement mortel.

    Le fluorure d’hydrogène, est-ce un sous-produit de l’addition de fluor dans l’eau potable ? Ce n’est pas supposé nocif à ce que dit notre Direction de la Santé Publique.

  • Michel Matte, 6 juin 2014 22h03

    Les compagnies pétrolières n’ont aucun souci de l’environnement ni du bien public.

    Voici un article qui décrit les conséquences désastreuses du projet de pipeline Énergie Est de TransCanada :

    http://www.mondialisation.ca/projet-oleoduc-energie-est-rimouski-quebec-la-face-cachee-de-la-grande-seduction/5385864

    Ça vaut la peine de faire circuler.

  • Inukshuk, 6 juin 2014 20h38

    Merci pour cette information. En lien avec ce sujet, si je peux me permettre... il y a les "Marcheurs de la Terre Mère" pour protester contre le transport du pétrole des sables bitumineux par les pipelines de TC qui sont arrivés à Montréal... un rassemblement/manifestation au Square-Victoria, samedi le 7 juin 2014 à 14 h. Il est demandé si possible de s’habiller en noir avec un chandail de couleur en dessous pour l’occasion.

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Quand l’intérêt privé commande à l’intérêt public, nous sommes en régime fasciste.

 

« Redevances, congés fiscaux et subventions, prises de participation dans les entreprises, 2e/3e transformations, voilà autant de questions d’intérêt public qui méritent d’être débattues, particulièrement à l’aube d’un Plan Nord fortement axé sur les mines et dans la foulée du dépôt du nouveau projet de loi sur les mines », affirme Henri Jacob.

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