«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La dynamique démographique-économique du Québec fait des francophones des citoyens de seconde zone

Discrimination ?

Une université et un super-hôpital de trop

Quand deux réseaux économiques sont concurrents, le plus fort impose sa discrimination

Tribune libre de Vigile
jeudi 8 décembre 2016
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Texte revu et corrigé pour VIGILE. À l’origine écrit à l’occasion d’une Soirée débat des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) tenue le 7 novembre 2016, publié en tant que « Mot du président Pierre Serré » dans l’Info-IPSO de décembre 2016 ; en ligne : https://www.facebook.com/notes/les-intellectuels-pour-la-souverainet%C3%A9-ipso/info-ipso/10154890301999924.

La discrimination systémique vécue par chaque minorité québécoise tient-elle davantage de la communauté francophone, démographiquement majoritaire, ou de la communauté anglophone ? Celle-ci est évidemment démographiquement minoritaire à l’échelle du Québec, mais à l’échelle montréalaise, elle est suffisamment puissante politiquement et économiquement pour être dotée d’un réseau économique parallèle à celui des francophones. Démographiquement, la communauté anglophone comprend plus d’un million d’individus selon la Première langue officielle parlée (la PLOP), ce qui ressemble en gros à ce que serait une « langue publique commune » qu’utilisent les gouvernements. À Montréal, quiconque ne parle pas anglais se voit limité dans ses perspectives d’emploi, de revenus, d’accès à un logement, etc. Mais d’autres affirment qu’il faut plutôt obligatoirement parler français. En réalité, il est toujours possible, en 2016, de vivre à Montréal sans connaître le français, sans le parler et sans le comprendre. De là, la question qui se pose : la discrimination systémique dont souffrent de multiples groupes à caractère raciste, sexiste, homophobe, religieux, etc., est-elle doublée d’une discrimination systémique envers la communauté francophone, dominée économiquement ?

À n’en pas douter, les francophones montréalais sont suffisamment puissants économiquement pour imposer une discrimination systémique envers les groupes qui cherchent à s’intégrer au réseau économique francophone. La même chose vaut pour la communauté anglophone. Celle-ci impose une discrimination systémique envers qui cherche sa réussite socio-économique dans le réseau économique anglophone. Dans les deux cas, il apparaît que les communautés les plus démunies font les frais des luttes de pouvoir entre francophones et anglophones. Les premiers imposent leurs critères d’entrée dans leur réseau aux seconds, tandis que les seconds imposent les leurs aux premiers. Les deux communautés sont donc appelées à examiner les barrières discriminatoires existant dans les institutions qu’elles contrôlent. En la matière, l’État est évidemment contrôlé par les francophones, mais une partie de l’État échappe à ces derniers : les institutions qui sont contrôlées par la communauté anglophone. (Malheureusement, l’attention médiatique se porte essentiellement sur la discrimination systémique qui émane des institutions contrôlées par les francophones. Beaucoup reste à dire à propos des institutions contrôlées par les anglophones.)

La dynamique démographique et économique est ici fondamentale. La minorité historique anglo-québécoise, celle de langue maternelle anglaise et d’origine britannique née au Canada, est complètement disparue. À force d’effectifs provenant de l’immigration internationale, des migrations interprovinciales, de l’assimilation linguistique de francophones et d’allophones (personnes de langue maternelle française ou tierce mais utilisant plutôt l’anglais comme langue parlée à la maison), de l’intégration linguistique de ces derniers (sans assimilation, des personnes parlant français ou une langue tierce à la maison mais l’anglais en public), les effectifs d’origine ethnique britannique de 1971, d’environ 750 000 personnes, ont été presque entièrement remplacés. Les « néo-anglophones » d’aujourd’hui comptent plus d’un million de locuteurs, selon la PLOP, et l’écart entre ces derniers et les personnes de la minorité anglo-québécoise est de plus de 800 000 personnes, auxquelles il faut ajouter un demi-million d’anglophones (selon la PLOP) qui ont quitté le Québec de 1971 à 2011.

Économiquement, la communauté anglophone est, en gros, incapable de produire toute la main-d’œuvre dont elle a besoin. C’est ce qui explique que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, dans Le Devoir du 7 décembre 2016, puisse prétendre à la fois qu’il y a « un manque criant de main-d’œuvre au Québec » et que la main-d’œuvre immigrée, qui est pourtant plus scolarisée que la population native et qui est également, à Montréal, la plus scolarisée de toute l’Amérique du Nord, connaisse aussi le plus haut taux de chômage parmi les seize grandes villes canadiennes et américaines étudiées.

Malgré l’effondrement démographique de la minorité anglo-québécoise, les institutions contrôlées par la communauté anglophone n’ont pas diminué de taille depuis 1971. Puisque les institutions sont demeurées en place, la communauté anglophone a donc eu besoin de clients, de beaucoup de clients. Nourrie au petit lait par les deux gouvernements, c’est toujours elle qui, en 2016, mène le bal. Malgré la Loi 101, les deux gouvernements l’ont protégée, aucun n’a reconnu ni géré sa décroissance démographique. Le fédéral comme le provincial ont laissé le plus extrême laisser-aller diriger le développement du Québec. Tous deux ont travaillé à fournir de nouveaux travailleurs à la communauté anglophone, à fournir de la clientèle en pigeant du côté francophone, allophone et immigré. Tout en fournissant de manière continue une main-d’œuvre de pointe à ses voisins canadiens : un demi-million de jeunes formés – dont bon nombre à McGill et à Concordia –, prêts à produire, représentent une subvention de formation à la main-d’œuvre de combien de milliards ? Que dire de plus ?

Ceci. La dynamique démographique-économique du Québec fait des francophones des citoyens de seconde zone. Citoyens qui paient pour la réussite économique de leurs voisins, qui s’appauvrissent pour faire fonctionner des institutions qui luttent contre l’intégration à la majorité. Par rapport à leurs coreligionaires immigrés unilingues anglais, les immigrés unilingues français qui tentent de se faire une place dans le réseau francophone le ressentent avec plus de force encore : leurs revenus sont plus faibles, leurs taux de chômage sont plus élevés, leurs taux de sécurité du revenu aussi. Être francophone, de naissance ou d’adoption, diminue ses chances de réussite quand on sait que l’argent public et privé suit la langue du réseau. Le gouvernement fédéral n’est pas seul à soutenir financièrement la communauté anglophone de manière outrageante, le gouvernement provincial et ses créatures municipales et péripubliques en font autant, ainsi que le réseau d’institutions de langue anglaise et les entreprises du secteur privé, particulièrement les multinationales et leurs filiales – pensons ici au financement des chaires de recherche ; à l’existence d’une université de langue anglaise de trop ; d’un hôpital universitaire de langue anglaise, le CUSM, de trop, financé au même niveau que l’hôpital de langue française, le CHUM ; au territoire à majorité francophone confié au CUSM et à son CIUSSS, incluant l’Ungava (mais aussi l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue, les Laurentides et l’ouest de l’Estrie, en plus de l’ouest de Montréal) ; à la mise sur pied d’un faculté de médecine en Outaouais, confiée à McGill, qui y sera incapable de donner les cours théoriques en français ; au statut bilingue de municipalités et de quartiers constitués de minorités infimes d’Anglo-québécois, etc.

L’économie comme le sport témoignent de la supériorité des réseaux de langue anglaise. Voici un cas exemplaire : le hockey à Montréal. PK Subban fut recruté par les Canadiens de Montréal sur la foi d’une réputation médiatique fabriquée en Ontario (qui donc suivant les activités du hockey junior au Québec le connaissait ?). Or on sait qu’il existe une discrimination systémique envers les francophones dès que le personnel de recrutement, d’évaluation et de sélection des joueurs viennent de milieux de langue anglaise – le fait est bien documenté. Cette discrimination est d’autant plus forte lorsque les joueurs ne peuvent être évalués de manière précise, ce qui est le cas des joueurs défensifs, attaquants comme défenseurs. Pour les autres, les meilleurs, percer dans l’alignement exige qu’ils soient supérieurs aux anglophones et qu’ils s’illustrent de manière à battre les préjugés qui servent de critères de sélection, et qui pénalisent les Québécois francophones – étrangement (?!), les Québécois anglophones ne sont pas autant pénalisés.

À Montréal, malgré un directeur général francophone, la culture de ce dernier, ex-joueur, exprime son entière dépendance à l’égard du modèle dominant de repêchage et d’administration des clubs, modèle qui lui a d’ailleurs permis de graduer lui-même dans le circuit. Une fois en poste, sa faible autonomie l’a amené à reproduire le modèle dominant de sélection des joueurs. Après la sélection de PK Subban, le directeur général du tricolore a naturellement poussé pour que les exploits de son joueur soient reconnus et diffusés partout en Amérique du Nord – la valeur de ce dernier sur le marché des échanges en dépendait. Ainsi Subban gagna-t-il un trophée en 2013. Puis de juteux contrats publicitaires. Enfin, l’athlète originaire de Toronto obtint en 2014 le contrat le plus important de l’histoire des Canadiens : 72 millions $ étalés sur neuf ans. Subban a brillé sur la patinoire lors de ses premières années, mais ses contrats publicitaires et l’abus de relations publiques en ont fait une figure dérangeante pour ses coéquipiers. Dès son relâchement général et l’émergence de ses limites en tant que joueur, l’échange survint.

Peu importe, c’est bien Subban, le joueur étoile, qui donna 10 millions $ à la Fondation du Montreal Children Hospital (dont la moitié a été financée par déductions fiscales), une institution de langue anglaise, et non à l’Hôpital Sainte-Justine, pourtant plus imposant et plus performant. Subban n’a fait que suivre la voie tracée par le club : les joueurs font la charité envers les institutions qu’ils connaissent, celles du réseau anglais. Au début des années 2000, le capitaine Saku Koivu avait aidé à amasser 8 millions $ pour la Fondation du Montreal General Hospital. En 2011, Max Pacioretty avait aidé à récolter 3,5 millions $ pour le Montreal Children Hospital. En 2001, Patrice Brisebois et sa femme ont donné… 50 000 $ à l’Hôpital Sainte-Justine. Ah, la charité…Subban s’est aussi engagé à siéger au CA de la Fondation du Montreal Children. Il accepta également d’en être le porte-parole.

Le parcours de Subban ressemble à celui de nombreux nouveaux immigrants qui ont eu leur chance au Québec (et, dans certains cas, leur citoyenneté) grâce aux entreprises et aux institutions du réseau économique anglais. Quant à la langue de la charité, malgré six années passées à Montréal, le français de Subban… tabou sur la question. A-t-on même le droit d’observer ce qui se passe ? D’oser quelques questions ? Il semble, surtout à la télé fédérale, Radio-Canada, que lorsqu’un joueur prononce quelques mots lus en conférence de presse et quelques phrases toutes faites apprises par cœur du genre « Mon tailleur est riche » et « J’aime Montréal », ce genre de folklore suffise à faire baisser bien bas le moindre journaliste ambitieux. À faire en sorte que ces derniers se donnent la mission de faire croire en la profonde considération du joueur envers le français et la nation québécoise, même quand les millions aboutissent au CUSM ou dans des institutions affiliées. Ces conférences de presse avec des joueurs unilingues anglais aboutissent plus souvent qu’autrement à ridiculiser la langue de la majorité en tentant de croire que les joueurs sont capables de parler le français. Ainsi, aucune hésitation devant le recours à l’intimidation : le joueur a « rendus de fiers services au club ! ». Ils sont « grandement impliqués dans leur « communauté » – de langue anglaise – et nous font le grand honneur de leur faire l’aumône. Qu’importe leur langue. C’est à ceux qui les paient – pardon – ceux qui reçoivent leur aumône de les comprendre. L’important est de faire taire les critiques.

Tout a-t-il été dit sur le sujet ? Parallèlement à cette histoire sur Subban, le Canadien continue à ignorer magistralement le recrutement de joueurs québécois francophones, tout autant que les affaires concernant le club ont continué à être réglées dans la langue de Shakespeare. À Montréal, le français n’est incontournable que pour les communications avec les médias, ce qui exige un entraîneur qui parle français, au moins un joueur (fut-il plombier), le directeur général, le soigneur et peut-être une ou deux douzaines de bâtons. Pour le reste, les joueurs, mêmes nés hors d’Amérique et d’une autre langue maternelle que l’anglais, s’expriment pourtant dans cette langue, et les médias électroniques ne prennent même pas la peine de recourir à la traduction simultanée. Celui qui ne parle pas l’anglais est un demeuré. C’est également au Centre Bell que, durant les parties, l’annonceur n’utilise que l’anglais pour annoncer les buts, les punitions et toutes les autres petites choses qui peuvent survenir lors d’une partie. Encore une fois, celui qui ne parle pas l’anglais est un demeuré. Alors que les Nordiques n’utilisaient que l’anglais. Alors que la minorité anglo-québécoise n’existe plus. Aucun élu n’ose dénoncer cette situation. Tous les chefs politiques se sont prosternés, aucun n’est plus puissant que cette entreprise commerciale qu’est un club de hockey professionnel.

De fait, ce qui se passe dans ce beau grand club, en matière de recrutement, en matière linguistique tous aspects confondus, est la même chose qui se passait à l’époque de Maurice Richard. La même chose qui se passe encore aujourd’hui dans cet autre club professionnel que sont les Alouettes de Montréal, et aussi dans les équipes olympiques nationales du Canada. La même chose qui se passait dans le baseball professionnnel et dans les franchises d’autres sports qui ont tenté ou qui tentent encore de s’installer à Montréal (tel le retour d’une équipe de baseball à Montréal ou l’installation d’une équipe de basketball). La plupart des filiales transnationales comme les entreprises québécoises qui ont pour seul horizon l’intégration dans le grand réseau anglophone connaissent la même dynamique, et aboutissent à la même discrimination systémique. Comme ces entreprises doivent passer pour férocement canadiennes, les employés francophones sont tenus au silence, à défaut de quoi, la porte n’est jamais loin. Ce modèle s’appliquerait-il aux gouvernements, voire même… aux municipalités ? Poser la question, c’est y répondre.

Aujourd’hui, les barrières qui s’opposent à la réussite des francophones s’imposent également aux immigrés francophones ou francisés. La discrimination systémique dont ces derniers sont l’objet dans le réseau francophone se double de celle subie par les francophones eux-mêmes. Pour les immigrés francotropes – tournés vers le français –, l’amélioration de leur condition passera par une communauté francophone soucieuse de la discrimination qu’elle leur fait vivre, mais aussi par la disparition de cette seconde discrimination systémique que vivent tous les francophones.

Commentaires

  • lison, 19 décembre 2016 10h50

    A écouter, vous allez avoir plusieurs réponses.
    Un auteur, nommé Goy George, déballe toute l’arnaque derrière cette campagne de diffamation contre les Québécois de Souche ou Canadiens Français, préparée par les Bouchard-Taylor et AMAL Québec dans le seul but de protéger la loi raciste du multiculturalisme canadien mise à mal par la visite récente des Black Lives Matter.

    Il parle de la démographie au Québec, des emplois, des plaintes provenant des minorités par rapport a la majorité, qui sont des aberrations, etc...

    https://www.youtube.com/watch?v=X-ljLjCUeFE

  • yves corbeil, 18 décembre 2016 12h56

    Il n’y a pas de quoi M.Carmichael bientôt ce sera peut-être tout ce qu’il nous restera du combat que l’on mène depuis 1763 contre l’Empire Britannique et ses disciples loyalistes. Des reliques de notre passage en Amériques qui rejoindront celle des 229 ans avant cette même date.

    Le documentaire sur Félix Leclerc sauver le sur une clé USB, on sait jamais il pourraient tout faire disparaître comme ils le font avec l’histoire dans le système scolaire.

    http://www.telequebec.tv/documentaire/felix/

    Joyeux Nöel à tous, avec la crèche, les animaux, les roi mages, pis le petit Jésus, c’est ça notre passé et faut pas tout renier pour faire plaisir à visite qui prends racine icitte.

  • Louis Lapointe, 18 décembre 2016 12h44

    Dans une chronique du 3 juillet 2008, j’attirais l’attention des lecteurs de Vigile sur le fait que le CUSM avait été favorisé de 250 millions$ par la Fondation canadienne de l’innovation sous prétexte qu’il était mieux géré. Nous avons appris quelques années plus tard que le CUSM avait été l’objet d’une fraude monumentale de 25 millions$ de la part des membres de son administration, dont son directeur Arthur Porter, ami intime de notre premier ministre Philippe Couillard. Mieux géré le CUSM ?

    Hypocrisie et colonialisme

    "(...) on apprend que le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), est mieux géré que le CHUM et que pour cette raison, il a eu droit à la subvention de 250 millions accordée par la Fondation canadienne pour l’innovation alors que cette subvention a été refusée au CHUM. (...)

    Nous savons tous que les fondations des hôpitaux et des universités anglophones récoltent beaucoup plus d’argent pour la recherche que les établissements francophones du même genre parce que les communautés qui fréquentent les établissements anglophones sont beaucoup plus riches que la clientèle francophone des hôpitaux de l’est de Montréal et du reste du Québec. Qui dit riche clientèle, dit riches donateurs.

    L’argent que récoltent ces fondations de recherche sert de bras de levier pour aller chercher des subventions encore plus grosses provenant de fonds publics. Qu’on le veuille ou non, l’argent demeurera toujours le nerf de la guerre et comme il y a beaucoup moins de riches magnats francophones qu’anglophones pour supporter les bonnes œuvres des établissements de recherche francophones, nous ne pourrons donc jamais profiter de ce genre d’avantages que procure l’aide de riches donateurs pour supporter nos recherches. On parle ici de centaines de millions de dollars."

    Un sujet que j’ai repris dans Quelle crise des universités ? un article publié dans la Revue de l’Action nationale du 5 octobre 2008.

    "(...)Ne nous le cachons pas, le véritable enjeu de l’actuel débat sur la crise des universités n’est pas la gouvernance ou la hausse des droits de scolarité des étudiants, mais bien le partage des sommes disponibles pour leur financement. Si ces sommes sont considérables et proviennent dans une grande proportion de fonds publics, leur partage pourrait varier en fonction de l’ajout de nouveaux paramètres, comme la prise en considération des capitaux privés versés aux universités via leurs fondations universitaires. Aussi longtemps que les sommes versées à ces fondations échapperont aux règles de partage budgétaire des universités et que les fonds publics peineront à accroître comme c’est le cas présentement, ce seront de plus en plus les sommes provenant des donateurs privés qui feront la différence entre la richesse et la pauvreté des universités, entre le financement global des universités anglophones et celui des universités francophones.

    Lorsque l’on sait que l’argent récolté par ces fondations de recherche sert aussi de bras de levier pour aller chercher les plus importantes subventions versées par le gouvernement fédéral, il y a de sérieuses raisons d’être préoccupé par le sort qui attend les universités francophones. On parle ici de centaines de millions de dollars consacrer à la recherche et à l’allocation de nouveaux équipements et bâtiments qui sont laissés au bon vouloir des universités et de leurs généreux donateurs et qui échappent totalement aux politiques du gouvernement du Québec. Une situation inéquitable pour les universités francophones qui ne peuvent pas compter sur les plus riches donateurs de la société et une source d’incohérence dans l’établissement des priorités québécoises en matière de recherche et de développement. À long terme, on se demande donc si dans quelques années il sera encore possible de faire de la recherche de pointe dans les universités francophones tout en y attirant les meilleurs chercheurs, tant la situation actuelle est préoccupante.(...)"

    Le 20 février 2013 dans une chronique j’évoquais le problème McGill qui était à la source du printemps érable.

    Le problème McGill

    "Tous les analystes le moindrement perspicaces auront compris que l’université McGill est un réel problème pour le réseau universitaire.

    Si McGill ne jetait pas l’argent des Québécois par les fenêtres en formant des diplômés qui ne rembourseront jamais leurs dettes à la société québécoise, il ne serait jamais venu à l’idée du gouvernement d’augmenter les droits de scolarité des étudiants de toutes les universités de façon aussi dramatique.

    McGill est le maillon faible du réseau universitaire québécois parce que, contrairement aux autres universités, elle ne fait pas ses frais. Une proportion importante de ses diplômés paieront leurs impôts dans une autre juridiction.

    Tant que le gouvernement du Québec ne redressera pas la barre, l’université McGill demeurera un gouffre financier sans fin pour le Québec.

    Comme on ne peut pas couper les vivres de la plus réputée des universités du Québec, le gouvernement du Québec a décidé de demander à toutes les universités du réseau universitaire de s’adapter au modèle d’affaires de l’université McGill.

    En augmentant les droits de scolarité de tous les étudiants, on augmente également ceux des étudiants de l’université McGill qui quitteront le Québec au terme de leurs études, la fiscalité n’étant pas la solution au problème que constitue l’université McGill."(...)

  • Gaston Carmichael, 17 décembre 2016 14h08

    Quel beau cadeau de Noël que ce documentaire sur Félix Leclerc.

    Merci, M. Corbeil.

  • yves corbeil, 16 décembre 2016 13h39

    Je veux rajouter une dernière chose pour aujourd’hui.

    Je ne suis pas ...iste ou ...obe pantoute. Mais si tu viens vivre chez nous comme chez vous, bien t’est pas à ta place chez nous reste chez vous. Je m’assume dans cette position et je reste ouvert aux autres. Ma manière de vivre changerais si j’immigrais ou allait ailleurs comme réfugié, c’est dans la norme des choses et chez nous on appelle ça du saouère vivre Mme chose en 700 mots.

  • yves corbeil, 16 décembre 2016 13h29

    Le documentaire sur Félix, ils l’ont diffuser ou re-diffuser dans la nuit, pour être sûre qu’il soit vu par une grande majorité.

    Chu vraiment frustrer aujourd’hui et y fait trop frette pour que j’aille me refroidir les esprits.

  • yves corbeil, 16 décembre 2016 13h24

    Hier je suis tombé par pure hasard sur ce documentaire qui m’a fait rire et pleurer pendant une heure.

    Félix dans la mémoire longtemps.

    http://www.telequebec.tv/documentaire/felix/

    Je donnerais cher, très cher pour entendre ce discours qu’il nous a jamais donné. On aurait pu le faire entendre chaque jour à l’école pour que nos enfants oublie pas et grandissent avec l’espoir qu’un jour on sera chez nous.

    En place et lieu nous avons eu droit au discours de René Lévesque que tout le monde a entendu des centaines de fois même les plus jeunes aujourd’hui.

    Et celui-ci qu’on a pas beaucoup entendu par la suite question de laisser le feu au cul des Québécois s’éteindre tranquillement comme la révolution de cette époque.

    https://www.youtube.com/watch?v=hoqf3h1WQKQ

    Maudit que je suis déçu depuis ce soir du 20 Mai 1980, je venais d’avoir 24 ans, ça fait 36 ans et la cicatrice n’est pas guérie et guérira jamais.

    On a manqué de courage, une maudite bande de peureux qui a écouté les sorcières d’Ottawa avec les chèques de pension pis leurs on vous zèmes pis on aimes ça vous ouèrent dans nos montagnes rocheuses avec vos bazous.

    36 ans plus tard, on peut voir que ça s’améliore pas et même que ça se complique de plus en plus. Les boats peoples arrivent maintenant en avion fourni par nos tyrans avec notre argent, qu’est-ce tu veux demandé de plus comme peuple à genoux, un tour de train gratis dans l’ouest pis tu payes si tu veux revenir.

    Donc un université de trop, un super-hôpital de trop, des quartiers de ville de trop, non un méchant paquet d’affaire de trop qui continuent à grossir pour nous faire rétrécir.

  • yves corbeil, 16 décembre 2016 12h40

    Pour faire suite à mon dernier commentaire.

    La différence qui fait que nous ne serons jamais, enfin les plus vieux et certains de nos successeurs, nous ne serons jamais des Canadiens de la couronne britannique. C’est notre passé religieux qui nous a façonné avec nos qualités et nos défauts.

    Malgré tout ce qui a été fait d’atroce par certains hommes dans cette religion, elle est quand même la base de qui nous sommes comme peuple unique en Amérique du Nord.

    Nos repères pour ce qui en reste et la façon de faire qui nous est propre nous vient de cette héritage que nous renions pour tout ce qui a été dit, écrit et documenter.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_qu%C3%A9b%C3%A9coise

    Bien oui Wikipédia, beaucoup de section sont incomplète mais ça donne quand même une bonne idée d’où on vient. Et pourquoi nous sommes qui nous sommes.

    Il y a aussi ceci.

    https://www.erudit.org/revue/mensaf/2001/v2/n1/1024456ar.pdf

    Je ne veux pas revenir sur le passé juste pour revenir sur celui-ci et ouvrir des plaies.

    Non, je veux juste essayer de comprendre pourquoi je suis qui je suis. Je veux essayé de comprendre pour être en mesure d’en tirer le meilleur pour la suite et surtout ne pas changer pour pire. On devrait l’enseigner ça.

    Malgré mes 700 mots pour le dire, je suis qui je suis et j’en suis fière. Nous avons beaucoup évoluer au fil du temps mais si d’être en mesure de s’exprimer avec un vocabulaire enrichie pour dire des niaiseries et dénigrer autrui j’aime mieux demeurer avec mes 700 mots Québécois de bonne souche et quand on se compare on se console.

  • yves corbeil, 16 décembre 2016 11h15

    Quand est-ce que la population Québécoise de souche va-t-elle se lever et crier haut et fort assez c’est assez.

    Nous sommes en en train de se faire noyer par les libéraux et tous les bobos qui prônent l’ouverture à l’autre au détriment de leurs propres concitoyens qu’on accuse de tous les maux de cette province canadienne de merde.

    Le dénigrement est continue et il n’y a pas beaucoup de gens au pouvoir pour prendre la défense de notre peuple qui se fait effacer tranquillement et sûrement par l’autre solitude de ce pays qu’on a fondé (mais qui s’en souvient) qui grossit à vue d’oeil avec la porte ouverte à n’importe qui et n’importe quoi.

    On va entamé le treizième mois de séjour de la cohorte de Nöel passé qui fut un beau gros show de nos politiciens qui distribuaient des beaux toutous et des beaux ti-coats d’hivers aux réfugiés et familles qui venaient grossir leur électorat. Il y en a combien qui travaillent ? il y en a combien qui ont appris le français ? il y en a combien qui volent de leur propres ailes ou sur le point de le faire. On ne le saura pas car c’est pas d’intérêt de le faire savoir et les grenouilles sont pas curieuses ni voyeuses.

    Quand je vois des médias colporter des mensonges éhontés au sujet de la générosité des Québécois francophone le coeur me lève.

    Comme si tous les organismes d’aides qui existent depuis toujours et continue à faire oeuvre de charité et de générosité bénévolement (gratis crime) partout dans cette province malgré toutes les coupures de budget que ce gouvernement leur à fait subir aux profits de ces amis pour une fausse santé économique.

    Santé économique de comique que leurs supporteurs ont acheté sans se poser de questions et qu’une parti des grenouilles endormies dans la casserole multiculturaliste, mondialiste, globaliste, bobos de gauche m’as-tu vu chu Maxi- riche avalent sans réfléchir plus loin que son bulletin de vote anti-séparatiste.

    http://www.journaldemontreal.com/2016/12/14/selon-une-etude-les-quebecois-font-moins-de-dons-de-charite

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201502/17/01-4844984-dons-de-charite-le-quebec-toujours-dernier-mais-reduit-lecart.php

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/755794/generosite-institut-fraser-manitoba-quebec-dons-organismes-bienfaisance-charite

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201302/13/01-4621411-charite-les-gens-de-quebec-donnent-deux-fois-moins-que-les-canadiens.php

    Et cela peut continué sans cesse. Mais ici oups ! quelqu’un tente une explication qui rejoint dans un sens une partie de la chronique de M. Pierre Serré. J’ai pas fait de longue recherche mais il y a sûrement beaucoup d’autres explications pour ce faux phénomènes colporter honteusement.

    https://jeanneemard.wordpress.com/2010/12/10/les-quebecois-et-la-charite/

    Tout cela pour dire que si on ne se réveillent pas bientôt, l’assimilation sera chose faîtes et ne vous méprenez pas, le point de non retour approche plus vite que vous pensez.

    Je regarde le paysage politique et je désespère. Je désespère de voir les Aussant, Plamondon-St-Pierre, Savard-Tremblay et autres de ce cru s’impliquer intensivement pour renverser la situation qui devient critique à chaque arrivant qu’on intégrera pas comme ça devrait être fait, c’est pas important quand tu veux juste qu’y vote pour son ’’sauveur’’, le même sauveur qui s’est fait complice du démantèlement systémique du pays d’origine de ceux-ci.

    Il y a plusieurs bonnes têtes dans chaque parti mais la ligne de parti avec certains chefs ne leur permet pas de mettre leur valeur en avant. Et il y en a d’autres qui font du bien (dans leur quartier) mais c’est pas suffisant pour prendre le pouvoir.

    Et vous savez quoi pour finir.

    Si il y avait VRAIMENT de la charité bien ordonner ici-bas, il y en aurait pas mal moins de pauvres, de démunis, de poqués, maganés sans abris. Il y en aurait pas des tonnes d’organismes pour leur venir en aide.

    Non, il y aurait un peuple fier de vivre selon ses moyens en partageant avec ses semblables, en investissant dans ce qui fait sa singularité pas dans ce qui va la faire disparaître. Nous sommes les gardiens d’un héritage et c’est notre devoir de le protéger pour qu’il ne soit pas noyer dans ce melting pot ’’Canadian’’.

    Vive le Québec, Vive les Valeurs Québécoises, Vive la Singularité des Québécois, Vive Toutes Nos Façons de parler Notre Langue, Vive Chacune de Nos Régions avec Son Héritage Propre et commune, Vive Notre Différence.

    Vive le Pays du Québec EN FRANÇAIS et Debout.

  • Louis Lapointe, 10 décembre 2016 14h07

    Grâce aux profits réalisés à la suite de la privatisation de la division recherche de l’Institut Armand-Frappier, une constituante du réseau de l’UQ, le Dr Francesco Bellini a fait en 2002 un don de 10 millions de dollars à l’Université Mc Gill pour la création d’un pavillon des sciences de la vie qui sera érigé au coût de 57 millions de dollars.

    Pour en savoir plus sur le Dr Bellini, lire ces deux chroniques de Léo-Paul Lauzon :

    1- http://www.journaldemontreal.com/2016/10/05/la-fin-du-vol-du-siecle-au-quebec-iaf-biochem-pharma-premiere-partie

    2- http://www.journaldemontreal.com/2016/10/14/privatisation-de-liaf-et-lenrichissement-dun-opportuniste--francesco-bellini-deuxieme-partie

  • André Gignac, 10 décembre 2016 09h42

    Erratum

    Le Québec vit un apartheid semblable à celui que la minorité de l’Afrique du Sud a IMPOSÉ avant ... Merci

    André Gignac 10/12/16

  • André Gignac, 9 décembre 2016 13h05

    @ M.Pierre Serré

    Félicitations pour cet excellent article ! Le Québec vit un apartheid semblable à celui que la minorité d’Afrique du Sud a vécu avant l’arrivée de Nelson Mandela au pouvoir. Tous nos dirigeants politiques québécois sont à genoux devant la minorité du West Island qui représente à peine 8% de la population québécoise mais qui grandit ou augmente de plus en plus avec toute cette immigration massive (bientôt 51 000 nouveaux immigrants par année). Belle clientèle pour maintenir à perpétuité les libéraux au pouvoir avec en plus 3 partis politiques dans l’opposition qui nous divisent. Saint Elvis Gratton priez pour nous !

    La seule solution à tous les problèmes que les francophones vivent au Québec, c’est L’INDÉPENDANCE mais le PQ a tellement honte de s’afficher comme parti indépendantiste que les dirigeants de ce parti ont remis le référendum en 2022 devenant par le fait même un autre parti du statu quo. En plus, ce parti qui se dit indépendantiste et qui ne dit pas un seul mot sur cette immigration massive anglicisante, c’est la preuve flagrante que ce parti ne veut pas réaliser l’indépendance du Québec et c’est la preuve qu’il est pour le maintien du statu quo fédéraliste actuel. En passant, le PQ est infiltré à la planche par les fédéralistes qui contrôlent son agenda politique. C’est un parti de carriéristes, de petits bourgeois au service du statu quo actuel comme le PLQ, la CAQ et QS. C’est incroyable que la population québécoise qui représente près de 78% des habitants du Québec ne puisse encore avoir comme langue commune seulement la langue française. Nos dirigeants politiques n’ont qu’à acculer le gouvernement fédéral au mûr sur cette question primordiale ou vitale pour notre survie comme nation. Avec un refus advenait de leur part, tu vas en référendum, aussi simple que ça ! Nous ne sommes pas obligés d’attendre en 2022 pour le supposé référendum de Lisée qui en passant je considère comme un promondialiste et un pro West Island. Il faut sortir de ce statu quo fédéraliste empoisonné au plus sacrant et se prendre en main rapidement sinon le Québec, c’est fini !

    Je reviens à votre texte dans lequel vous mentionnez le club de hockey Canadien. C’est anormal que 98% des joueurs de ce club soient anglos, américains ou d’autres origines avec seulement 2 joueurs québécois. Molson, en plus, nous ridiculise en empochant notre argent ! Comment les Québécois peuvent-ils s’identifier à un club semblable ? Une concession pour les Nordiques de Québec, ça presse ! J’aurais beaucoup d’autres choses à rajouter à mon commentaire mais je vais laisser la chance à d’ autres Vigiliens. Je finirai en écrivant ceci : qu’attendons-nous pour nous conduire comme une vraie majorité au Québec au lieu de nous avilir constamment devant cette minorité du West Island ? Parole de Philippe de Villiers : " Un pays qui perd sa souveraineté et son identité est voué à la disparition."

    André Gignac 9/12/16

  • François A. Lachapelle, 9 décembre 2016 09h56

    Cet article de Pierre Serré m’inspire un renvoi au texte qui suit qui est du géopolitologue franco-italien Alexandre Del Valle.

    Voici le verbatim de la fin de l’interview d’Alexandre Del Valle sur la chaîne d’information LCI en août 2014 :
    « ... si on croît au patriotisme intégrateur que je développe dans le "Complexe occidental" ( Éd. L’Artilleur, 2014 ), le patriotisme intégrateur, c’est quoi, ce n’est pas le nationalisme qui exclut, c’est le patriotisme qui inclut, c’est la générosité, j’aime tellement mes valeurs, j’y crois tellement que je vais les transmettre aux autres et croyez-moi, quand un immigré voit quelqu’un qui a honte de lui, il n’a pas envie de s’intégrer. »

    Les Québécois ne reconnaissent pas qu’ils ont honte d’eux-mêmes mais ils agissent en projetant une "excuse d’exister". Toutes les institutions fédérales payées par nos impôts s’emploient goulûment à nous minoriser avec le plus grand bonheur des Québécois fédéralistes. Philippe Couillard, le flamboyant, est une parfaite illustration de cette traîtrise.

    Un ami aujourd’hui retraité qui arrivait dans la fonction publique d’Ottawa dans l’organisation plus précise de Élections Canada s’est fait dire aimablement ceci : « vous ne brillerez pas en français ici ! ». Un autre retraité de l’armée kanédiune a été témoin une seule fois d’une réunion de hauts gradés qui s’est déroulée entièrement en français à cause d’un officier présentateur francophone. La majorité des officiers anglophones présents a fermé sa gueule et n’a rien compris. Cela se passait à Ottawa ma chère.

    Malgré tous ces comportements castrant de la majorité anglo-canadienne envers les Québécois, l’émergence permanente de l’indépendance politique du Québec fait toujours trembler la nomenclature d’Ottawa. Notre responsabilité est de durer. Un jour, le fruit sera mûr.

  • Jean Bouthillette, 8 décembre 2016 22h31

    Merci à Vigile pour la diffusion de cet article,
    Mais comment un tel article peut-il ne pas être diffusé aussi dans l’un de nos grands médias !

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