«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les inquiétudes d’Israël

Une rencontre secrète sur la Syrie aurait eu lieu entre Tel-Aviv, Washington et Moscou

mercredi 9 août

Israël, les États-Unis et la Russie auraient tenu début juillet une série de négociations secrètes sur la création de zones de désescalade aux frontières israélo-syrienne et jordano-syrienne, selon un média israélien. Néanmoins, l’issue des pourparlers n’a pas satisfait aux revendications de Tel-Aviv.

Les représentants d’Israël, des États-Unis et de la Russie se seraient rencontrés début juillet à Amman puis à nouveau dans une capitale européenne, avant l’annonce d’un accord entre Moscou et Washington sur un cessez-le-feu en Syrie, relate le quotidien Haaretz qui cite des responsables israéliens et des diplomates occidentaux.

Les sources du journal évoquent le fait que des pourparlers ont été tenus entre les hauts diplomates et les représentants des forces de sécurité d’Israël, de la Russie et des États-Unis. Selon eux, Tel-Aviv s’est prononcé contre l’accord sur les zones de désescalade, indiquant que Moscou et Washington n’avaient pas prêté l’attention voulue à l’importance d’un retrait des forces iraniennes de la Syrie.

Selon les fonctionnaires israéliens, les USA et la Russie considéraient la trêve et la création de zones de désescalade comme des mesures tactiques et pratiques visant à stabiliser la situation sur le terrain et permettant de concentrer les efforts sur la lutte contre Daech et le règlement du conflit en Syrie.

Israël estime que l’accord doit être considéré dans une perspective stratégique et à long terme et se concentrer sur l’ampleur de l’influence iranienne en Syrie après la fin de la guerre.

La partie israélienne demandait à Washington et Moscou d’exiger de l’Iran que les troupes des Gardiens de la révolution islamique, le groupe Hezbollah ainsi que les miliciens chiites quittent le territoire syrien. À défaut de quoi, Israël et la Jordanie pourraient être menacés. Tel-Aviv était mécontent de l’accord entre la Russie et les États-Unis car celui-ci ne mentionnait ni l’Iran, ni le Hezbollah, ni la présence des troupes iraniennes en Syrie, selon Haaretz.

Il est à noter que deux rencontres sur le cessez-le-feu en Syrie ont eu lieu le même jour à Amman. La première s’est déroulée entre Israël, les États-Unis et la Russie, où Tel-Aviv a présenté sa position aux deux autres participants.

La deuxième réunion a eu lieu entre Israël, les États-Unis et la Jordanie. Amman de son côté a soutenu Tel-Aviv.

Quelques jours plus tard, les hauts représentants d’Israël, des États-Unis et de la Russie se sont réunis dans une capitale européenne.

À l’issue de la rencontre des Présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, début juillet à Hambourg, on a appris que Moscou, Washington et Amman étaient convenus de la mise en place à partir du 9 juillet d’une zone de désescalade dans le sud-est de la Syrie. La zone concernée englobe les provinces de Deraa, de Quneitra et de Soueïda.


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