«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« C’est du Parti libéral qu’on parle »

Une odeur effrayante

Je n’aime pas condamner un homme sur la base de la rumeur publique. S’il fallait se soumettre à sa loi, nous finirions tous d’une manière ou d’une autre en prison.

Mais il n’empêche qu’une odeur effrayante s’est emparée de la vie politique depuis quelques jours.

Corruption

On parle de soupçons à l’endroit d’un ancien premier ministre. On croit comprendre que certaines accusations graves contre des députés sont retenues pour l’instant.

Mais qu’on ne se mélange pas : ce ne sont pas tous les partis qui sont visés en ce moment.

C’est une illusion de parler de la classe politique globalement.

C’est du Parti libéral qu’on parle.

Il est parvenu en un peu plus de 10 ans à transformer le Québec en république de banane.

C’est qu’il y a une forme de vice originel dans le PLQ qui engendre une culture politique modérément portée sur l’intégrité.

Son rôle historique, c’est de faire accepter le fédéralisme canadien aux Québécois à tout prix.

Fédéralisme

C’est la logique du Canada depuis plus de 150 ans : il achète nos élites en leur donnant une situation avantageuse. En échange, elles devront nous vanter le Canada et décourager toute velléité nationaliste. C’est le bon deal fédéraliste.

Disons-le autrement : le PLQ est le parti qui rassemble la part de nos élites prête à se vendre au fédéralisme.

Pour elle, le Canada est vraiment payant.

À terme, ceux qui se soumettent à cette logique ne s’en rendent plus compte. Ils ont l’impression de servir une gouvernance réaliste. C’est peut-être ça que les libéraux appellent les vraies affaires.

Cela ne veut pas dire qu’on n’y trouve pas des gens parfaitement honorables, qui y voient un véhicule pour servir leurs citoyens. Cela va même de soi.

Mais soyons lucides : en rejoignant le camp fédéraliste, on grimpera plus rapidement l’ascenseur social. On y adhère plus aisément par intérêt que par idéal.


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