«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ottawa copie Québec

Une ligne confidentielle contre la collusion au fédéral

Le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s’inspirent d’initiatives québécoises pour lutter contre la collusion et la corruption en créant une ligne confidentielle pour dénoncer les pratiques illégales.

« Les employés gouvernementaux, ceux de fournisseurs qui voudraient dénoncer leur employeur » sont invités à appeler anonymement, précise Pierre-Yves Guay, du bureau de la concurrence.

Le gouvernement n’aurait pas vu de hausses des cas de collusion ou de corruption dans l’octroi des contrats publics, mais souhaite être « proactif » pour éviter que les milliards promis en infrastructures fédérales ne tombent entre les mains de groupes criminels.

Le fédéral emboîte ainsi le pas à deux initiatives québécoises similaires, soit les lignes de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et du Bureau de l’inspecteur général de la Ville de Montréal (BIG).

L’objectif avoué est d’augmenter le nombre de dénonciations, comme cela s’est produit pour l’UPAC au Québec.

Ligne

Les futurs lanceurs d’alertes intéressés à dénoncer les malversations auront à l’autre bout du fil le Bureau de la concurrence du Canada, assisté de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Services publics et Approvisionnement Canada.

Ce « point de contact unique » pour ces agences se déclinera aussi sur le web, avec un formulaire possible à remplir en ligne.

Aucune ressource supplémentaire n’a été annoncée par ces organismes pour gérer la nouvelle ligne, et aucune récompense ni immunité n’est prévue pour les dénonciateurs.

Ces organismes enquêteront toutefois sur tous les cas de fraudes gouvernementales qui leur sont rapportés, et pas que pour les dossiers fédéraux.

Tout le pays

« Le mandat du Bureau de la concurrence a juridiction sur le pays au complet. Pour nous, que le contrat soit fédéral, provincial ou municipal, cela n’a aucune importance », précise Pierre-Yves Guay, le sous-commissaire adjoint au Bureau de la compétition.

Les pratiques anticoncurrentielles comme la formation de cartels et le trucage d’appels d’offres peuvent « affaiblir la compétition honnête, menacer l’intégrité des marchés, nuire à la croissance économique et saper la confiance du public dans les institutions gouvernementales », liste Lynne Tomson, directrice générale de Services publics et Approvisionnement Canada.

Le plan d’infrastructures du gouvernement Trudeau prévoit plus de 21 milliards de dollars d’investissement pour les cinq prochaines années, incluant de nombreux partenariats avec les provinces et les Villes.


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Corruption fédérale
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