«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« C’est le clou du Festival du gnangnan libéral ! »

Une journée du vivre-ensemble à la mémoire de victimes du terrorisme ?

Je préparais tranquillement le souper hier, le 15 janvier (pizza maison et salade de roquette), quand je suis tombée sur une nouvelle qui, une fois encore, démontre que nous avons un talent particulier pour l’optimisme niais, l’aveuglement volontaire et la rectitude politique patentée.

Le gouvernement Couillard essaie de nous faire avaler que nous pourrions, tous ensemble, main dans la main, les yeux dans les yeux, régler le problème du terrorisme simplement en faisant étalage de bons sentiments.

Il serait peut-être temps de décrocher de Passe-partout.

La journée de quoi ?

Le 15 janvier sera désormais connue comme la Journée nationale du vivre-ensemble au Québec. La motion créant cette journée a été déposée par le gouvernement Couillard en octobre dernier.

Pourquoi donc ?

‘La date du 15 janvier a été choisie en mémoire des Québécois qui ont perdu la vie lors d’attentats ou d’actes de terrorisme de Jakarta et Ouagadougou en 2015’ et en ‘commémoration des actes violents de Saint-Jean-sur-Richelieu où un Québécois a perdu la vie en 2015’ peut-on lire dans le communiqué de presse.

On a donc créé une journée du vivre-ensemble pour honorer des Québécois tués par des terroristes au service d’une idéologie mortifère expansionniste ? Faudrait peut-être slacker sur les guimauves aussi.

C’est le clou du Festival du gnangnan libéral.

Un non-sens

Imaginons que les Américains déclarent le 11 septembre la Journée du vivre-ensemble, les Britanniques le 7 juillet et les Espagnols, le 11 mars. Les Français ont le choix entre les anniversaires de Charlie Hebdo le 7 janvier, le Bataclan le 13 novembre ou Nice le 14 juillet.

En Afghanistan, au Pakistan, au Nigéria, ce serait la Journée nationale du vivre-ensemble 365 jours par année.

Tant qu’à faire, pourquoi ne pas avoir choisi le 6 décembre comme Journée nationale du vivre-ensemble ?

Associer massacre et vivre-ensemble, ce nébuleux concept qui réduit la complexité de la société à un agréable voisinage, n’est ni plus ni moins que la banalisation et la récupération politique de la mort insensée de valeureux Québécois, des coopérants, un militaire et grand-père de 70 ans, victimes d’un conflit mondial qui est loin de s’apaiser. N’en déplaise à nos gouvernements.

Après, on se demande pourquoi les Trump de ce monde, qui exploitent la peur et qui parlent cru, sont en train de séduire une partie de l’Occident.

 


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